(Réponse : de l'herbe spéciale minet en gestation)
Il arrive que l'on ne puisse pas échapper à son destin. Dos au mur, il faut accepter la fatalité.
C'est ainsi que l'autre jour, ce fut shopping. Toute la journée.
Malgré les intenses tortures physiques que provoque le fait de ne pas pouvoir faire plus de quelques enjambées d'affilée, ou de devoir faire le pied de grue dans une parapharmacie (l'horreur !) ainsi que de porter des sacs tel un baudet, et le martyre moral de participer pleinement à la société de consommation dans sa plus éclatante démonstration, malgré tout, j'ai réussi à garder la tête haute, et presque toute ma dignité. Le "presque", c'est pour quand j'ai réclamé de manger, parce que zut quoi, à 14h30, il fait faim.
Toutefois, il faut l'avouer, faire du shopping n'empêche pas de faire de bien jolies balades, voire même de découvrir des trucs rigolos au détour du chemin. En l'occurrence, je devrais dire au détour du quai.
Car je n'avais jamais remarqué que le Pont-Neuf (le plus ancien pont de Paris, qui enjambe la Seine à la pointe de l'île de la Cité) comportait de drôles de trombines sur ses côtés. Peut-être certains se gausseront de ma découverte, au même titre que si je disais avec stupéfaction avoir remarqué très récemment qu'il y a des différences morphologiques entre les hommes et les femmes, mais j'ai pour ma défense qu'on a plus l'habitude de passer sur un pont plutôt que dessous.
(Ces masques grotesques sont en fait des mascarons dus à Germain Pilon, comme me l'apprend wikipedia.)
Voici donc un pont qui a de la gueule :
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