Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 12:36

Y'aurait-il eu une légère évolution - ho, à peine - dans le personnage de Batman à l'écran ?

C'est une simple intuition, vaguement esquissée, qui n'engage que moi, bien entendu.


Thème de la série télé par Neal Hefti (1966)


Thème de Batman de Tim Burton, par Danny Elfman (1989)


Thème de The Dark Knight de Christopher Nolan, par Hans Zimmer (2008)



(NB : si vous n'avez pas d'a priori contre les divertissements à grand spectacle, le dernier Batman est très impressionnant - avec un des méchants les plus dérangeants de l'histoire du cinéma, et un scénario plutôt évolué - à voir en VO !)

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Djac Baweur 03/09/2008 17:07

>Anna : mais développe, développe, c'est intéressant !! Et ça veut bien dire que ce film est plus riche que les habituels blockbusters américains.

>Itamis : parfaitement d'accord sur ce que tu dis ! :o)
Pour la musique du seigneur des anneaux, j'ai été trop sous le charme des images (superbes) et affligés par la fadeur pâlote des personnages pour remarquer la musique...

>Etienne : "Si, puisque ce sont des musiques qui ont leur vie propre, que j'ai plaisir à écouter en dehors d'un film .. Elles n'ont pas été faites uniquement pour servir l'image, elles portent le film en elles mêmes.. "
Bon, ben, là, des goûts et des couleurs, hein...
Parce que bon, Alexnadre Nevski de Prokofiev, par exemple, c'est pas léger-léger, plutôt dans le style efficace (justement), et avec pas grand'chose à apprendre à un John Williams ou un Danny Elfamn, franchement...
Et puis, on prend plaisir à écouter une musique de film de la même manière qu'une symphonie ou un quatuor, ou bien parce qu'on prend plaisir à retrouver l'ambiance d'un film qu'on aime bien ?

Mais ce que je voulais dire surtout en disant que je ne voyais pas en quoi ce sont des contre-exemple, c'est que si les musique que tu cites sont bien faites, la situation reste la même : il s'agit d'illustrer un film, et pas l'inverse ; les films ne sont pas construits à partir de la musique (comme le Don Giovanni de Losey), mais la musique à été faite pour participer au propos du film - évidemment, quand c'est fait par de bons musiciens, ça tient beaucoup mieux debout que fait par de médiocres... :o)

Après, qu'il y ait des musiques de film mal faites, ça, c'est certain ; et, par exemple, les budgets alloués à la musique dans un film ne sont certainement pas les priorités.

Anna 30/08/2008 13:31

Djac : j'y ai vu des questions sur le choix, le pouvoir et le chaos qui n'étaient pas si sottes. Mais je suis peut-être la seule...

Etienne 29/08/2008 20:12

">Étienne : "de Prokofiev à Rota, en passant par Chaplin, etc .." Je vois pas en quoi ce sont des contre-exemples..."Si, puisque ce sont des musiques qui ont leur vie propre, que j'ai plaisir à écouter en dehors d'un film .. Elles n'ont pas été faites uniquement pour servir l'image, elles portent le film en elles mêmes.. "Williams, Elfman, Zimmer, Herrman, etc... C'EST bien écrit."Non, non et non.. Tu mettrais sur le même plan les musiques des épisodes 4 5 6 de Star Wars avec les 1 et 2 ?? La musique de ces derniers est aussi plate et insipide qu'une limande pelée écrasée sous le soleil au bout d'une journée de criée ..Là, il semblerait plutôt que Williams aie un peu trop délégué à ses nègres avant de reprendre les choses en main dans le 3 ..Pareil pour la trilogie du seigneur des anneaux .. Les thèmes sont ... aarrggh, je m'en étouffe ! :D Evidemment, quand tu écris pour le philharmonique de Londres et que ce n'est pas un travail de cochon, ça sonnera toujours un peu ! .."Il ne faut pas confondre originalité du discours, et bon artisanat" Pour moi le discours fait partie de l'artisanat..Ce que dit Klari est juste, quelques copains compositeurs de musique de films ont jeté l'éponge parce que de plus en plus de producteurs font appel à eux pour qu'ils fassent du pseudo truc ou pseudo machin ..Itamis : "Et ça donne un film comme le Seigneur des
Anneaux : images splendides / musique pourrie."On est au moins totalement d'accord là dessus ! :D C'est le type même d'exemple que j'avais en tête en dégainant la kalachnikov :D Saint Sergieyevitch Prokofievitch, retenez moi ou je détourne le philar de Londres !!

Itamis 29/08/2008 19:07








La scène :
Frodo/Elijah Wood –
déjà pas hyper convainquant en tant qu'acteur – et
Sam/Sean Astin -qui heureusement joue bien pour 2 – se trainent
misérablement sur le sol arride du Mordor, harrassés de
fatigue, désespérant d'atteindre leur but avant de
mourir d'épuisement.
Peter Jackson :
« Et là, tu nous mettrais pas une petite flûte
irlandaise. Genre, nostalgie des jours heureux dans la Comté
et tout et tout ? »
Howard Shore, le
compositeur – n'ose pas le contredire ou n'a pas d'autre idée
: « Euh... ouais, ouais, ok. »
Le spectateur :
« Mais qu'est-ce qu'il vient faire là ce petit
flûtiot de merde ? Les violons, bon sang, faites pêter
les violons ! »
En voilà
deux qui ont voulu s'affranchir des conventions et qui auraient mieux
fait de s'abstenir.

PJ : « Et
sinon, comme grand thème majestueux, tu as trouvé quoi
? »
HS : « Alors
ça fait : doooo siiiib sib sib doooo »
Super. Tout le
monde n'a pas la chance de s'appeler Beethoven pour faire un thème
génial avec deux notes.

Itamis 29/08/2008 18:12








>Djac : « ça
tendrait à confirmer que c'est surtout le problème du
réalisateur (et de ce qu'il veut faire de son film, donc), que
le problème des compositeurs qui seraient bon ou pas en termes
techniques. »
Tout à fait. D'ailleurs, pour en
revenir à l'opéra, n'oublions pas que c'est le livret
qui est au service de la musique, et non l'inverse, comme c'est le
cas au cinéma (la musique au service du sénario).
Imaginez que le compositeur puisse dire au réalisateur : « tu
ne me rallongerais pas cette scène de 3 mn, là ? Parce
que j'ai pas pu suffisamment développer mon thème. Ah,
et là par contre, tu coupes un peu, parce que je tourne en
rond et je ne sais plus quoi écrire. Et cette scène-là,
tu me la recentres autour de tel personnage pour que je puisse faire
évoluer son thème ». C'est exactement ainsi
que procède un compositeur d'opéra, et si le
compositeur de musique de film pouvait en faire autant, alors on
pourrait parler d'oeuvre à part entière en ce qui
concerne la musique (par contre, le film serait un gros navet).

Après, il y a les réalisateurs
qui ont trouvé leur compositeur "âme-soeur"
et on n'imagine par l'un sans l'autre ; la musique de l'un colle aux
images de l'autre et inversement : Burton/Elfman, Hitchcock/Herrmann,
Leone/Morricone, Miyazaki/Hisaichi. Dans ces cas-là, je pense
que le réalisateur fait suffisamment confiance au compositeur
pour être fidèle à son style et lui laisse plus
de liberté (enfin, en fait je n'en sais rien ; peut-être
que je me plante complètement).

Et puis, il y a les réalisateurs
qui pensent s'y connaître mieux que le compositeur parce qu'ils
ont une vision globale de leur oeuvre. Ce qui est est très
bien en soi ; le problème, c'est que si le compositeur est
faiblard, manque d'imagination ou connaît mal son boulot, il
risque de se faire bouffer par le réalisateur qui, lui, ne
connaît pas du tout ce
boulot-là. Et ça donne un film comme le Seigneur des
Anneaux : images splendides / musique pourrie.

Carnet

 

Visiteurs
Dont en ce moment

 

Mon autre blog (projet BD)