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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 00:58
Taratatam !!!
Dzing boum !!!
Accourez !!!

Jeudi 15 mai 20h00
Giraud : Concerto pour basson et orchestre
Mozart : Concerto pour piano n°27
Schubert : Symphonie n°4 «Tragique»
Jean-François Heisser, direction et piano
Régis Roy, basson 



Jean-François Heisser, c'est du solide, du sérieux, du bon, du costaud, de l'imperturbable, du sûr.
Bref, un grand, quoi.

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 12:44

Arbobo s'interrogeait récemment sur les opportunités de rencontre entre le monde classique et le monde pop/rock. Malgré son savoir infini et sa sagesse insondable, il lui aura échappé cette merveilleuse trouvaille de Klari, qui ne pourra que convaincre même les plus rétifs d'entre vous que Beethoven est décidément très actuel, et que ça bouge un max. Montez le son, dégagez-vous suffisamment d'espace libre, et lâchez la 5e symphonie de Ludwig :



free music


Il existe cette seconde proposition, toutefois moins travaillée et donc moins directement Beethovenienne :





(Walter Murphy - a Fifth of Beethoven, utilisée dans Saturday Night Fever ;
Mambomania - Dame Cinco, tiré
de Serial Dancer)

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 13:02

Vous avez toujours rêvé de tout savoir sur la musique sans avoir jamais osé le demander ? Vous avez toujours été frustré de ne pas savoir ce que voulait dire un "affretando", un "tempo frettoloso", un "ausdruckvoll" ou une "crotchet" ?

Vous vous êtes souvent demandé ce qu'était la notation franconienne, vous espériez trouver un tableau des gruppeto et mordants baroques, ou d'enfin éclaircir ces histoires de diapente et de diatessaron ?

Si, si, ne niez pas, ne faites pas votre timidou, là, dites-le : vous en rêviez.


Hé bien, sachez qu'il existe un bouquin, du genre épais, qui contient tout cela, et plus encore : La Théorie de la Musique, de Claude Abromont et Eugène de Montalembert, (Fayard, Henry Lemoine(1)).

Outre la théorie musicale telle qu'on peut l'apprendre aujourd'hui au conservatoire, on y apprend l'origine du mot "gamme", la signification des notations grégoriennes, l'évolution de la notation rythmique au cours des âges, le chiffrage des accords, ou l'histoire des tempéraments ; on a même droit à un aperçu du fonctionnement du jazz, du système indien, arabe, et même mésopotamien (ben quoi, les mésopotamiens ont peut-être un nom ridicule, ils avaient bien le droit de faire de la musique).


Il faut toutefois avouer que ce livre a les défauts de ses qualités : il est forcément très synthétique, chacun de ses chapitres pourraient être l'occasion d'un volume à part entière. De plus, certaines notions, étudiées au pas de charge, restent ardues à décrypter pour le débutant (je pense aux chiffrages d'accord, ça fait un peu bouquin de mathématiques ; sans préparation, et sans être guidé pas à pas, on a l'impression de lire un dialecte de basse-sibérie orientale du XVème siècle).

Il convient donc d'avoir quelques notions musicales de base pour se plonger utilement dans certains chapitres ; pour le musicien pratiquant, il est par contre idéal de bout en bout.


Mais voilà : l'auteur a bien fait les choses, et a ajouté à sa Théorie de la Musique pour les grands, un Abrégé de la théorie de la musique, fournie avec un cédérom, qui permet, apparemment, d'apprendre pas à pas les bases de la musique, avec cet avantage certain par rapport au livre : celui de pouvoir entendre de quoi on parle !

De cette manière, tout béotien curieux qui, au lieu d'avoir envie d'apprendre l'italien ou le russe avec la méthode Assimil, voudrait apprendre la langue musicale, aurait certainement bénéfice à se procurer cet ouvrage. Je dis certainement, car si j'ai effectivement parcouru la Théorie, je ne connais pas l'Abrégé, mais puisque c'est du même auteur, j'ose extrapoler sur la qualité de ce deuxième ouvrage (qui n'en est encore qu'au volume 1, apparemment).


Franchement, moi je vous dis ça vaut le coup, rien que pour vous la péter en diner mondain, en sortant, l'air blasé, mine de rien : «l'accord de Tristan, une enharmonie d'un sept-cinq barré ? Ha ha, mais laissez-moi rire, c'est bien plutôt une sixte augmentée en la mineur, voyons, mon ami, soyons sérieux...».

Si après ça, c'est pas le méga respect, je veux bien manger du fenouil cru pendant un an à chaque repas.



(1)Édition excellente en général pour ce qui est des ouvrages sur la musique.

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 20:17

L'historiographie officielle de la philosophie, voire même de la culture occidentale dans son ensemble, n'a eu de cesse de transformer les concepts fondamentaux forgés par les grands penseurs et les mythes premiers inventés par les grands artistes, afin d'adapter ceux-ci a l'air du temps et aux intérêts des puissants. Si. C'est bien connu.


C'est tout à fait honteux, scandaleux, et je crois qu'il est enfin temps de rétablir certaines vérités, qui, bien qu'encore partielles, ouvrent sur un jour nouveau et totalement renouvelé vers la compréhension enfin révélée des grands textes fondateurs.

Ho, bien sûr, je sais bien que vous n'allez pas me croire, c'est toujours pareil, on préfère s'en tenir à des petites vérités bidouillées et étroites mais qui rassurent, plutôt que de remettre en question son petit univers bien rangé et formaté. Ça rassure. Mais je m'en fous, ha ha ha, bientôt le monde entier saura, et là vous rigolerez moins.


Car j'ai récupéré de précieux documents que je m'apprête à révéler à la communauté scientifique, et qui m'ont permis de retrouver la trace de la vraie vérité sur l'histoire de la pensée occidentale, documents trouvés dans les fouilles de la crypte oubliée d'un temple sacré de l'ancienne Ougarit, en Syrie, et je vous dis pas comme j'ai risqué ma vie et tout, Indiana Jones c'est de la bibine à côté, vous me croyez vous me croyez pas, ça vous regarde, moi j'ai encore des écorchures aux genoux et une ampoule au majeur droit, alors moi je sais bien ce que j'ai enduré, alors toc.

Je suis donc en mesure de révéler au monde ébahi qu'une doctrine fondamentale, base et matrice de toute la pensée occidentale passée et à venir, a été bannie et effacée consciencieusement de tous les ouvrages érudits, et ce mouvement de pensée radical, sans concession mais pourtant fulgurant d'intelligence, est : l'altisme.


L'altisme a, semble-t-il, fortement dérangé l'establishment judéo-chrétien (et le judéo-christianisme, c'est caca, tout le monde le sait), qui s'est empressé d'effacer toute trace de ce courant spéculatif essentiel, pourtant issu des Celtes, qui eux-mêmes l'auraient hérité des Chinois, qui eux-mêmes l'auraient hérité des Esquimaux, qui eux-même l'auraient hérité des Mésopotamiens (ne me demandez pas comment), qui eux-même l'auraient hérité d'une branche spécifique d'homo altensis, chaînon manquant encore obscur entre l'homo sapiens et l'homo sapiens neanderthalensis.


À la fois cette sagesse multi-millénaire, ainsi que les raisons qui ont poussé l'Église judéo-chrétienne (caca) à l'éradiquer, sautent alors aux yeux de concert. Preuve également que l'alto, instrument mythique et originel, a existé depuis la nuit des temps, ce qui remet totalement en question l'histoire de la musique telle qu'on nous l'enseigne, mais à ce niveau ce n'est plus qu'un détail.

Pourtant, tout est dans l'altisme et l'altisme est dans tout : le platonisme, l'épicurisme, l'heideggerisme, le cartésianisme, le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme, le saturnisme(1), le j'm'en foutisme, le nutellisme, le patatisme (doctrine fondée par Parmentier), tout, quoi.


Voici une liste (non exhaustive, je travaille à retrouver d'autres sources) d'ouvrages ou de concepts dans leur titre ou énoncé d'origine, et vous comprendrez alors l'ampleur de ce qui nous a été caché. Il est enfin temps de sortir la Vérité de l'ombre :

 

  • L'altisme est un humanisme, L'alto et le néant (J-P Sartre - «l'enfer, c'est les altos»)

  • «On ne naît pas altiste, on le devient» (Simone de Beauvoir)
  • Le mythe de la fosse d'orchestre (Platon)

  • Discours de la méthode (d'alto) - «Je joue de l'alto donc je suis» (alto ergo sum - Descartes)

  • «L'alto a ses raisons que le chef d'orchestre ignore» (Blaise Pascal)

  • Le Mythe du bon altiste (J-J. Rousseau)

  • Alte diem (Horace)

  • Critique de l'alto pur (Kant)

  • «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous jouez, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez jouer faux» (Voltaire)

  • «L'alto n'est qu'une branloire pérenne» (Montaigne, Essais, Livre III, chapitre II, «Du repentir»)

  • l'Altique (Spinoza)

  • La phénoménaltologie (Edmund Husserl)

  • Ainsi jouait Zarathoustra (F. Nietzsche)

  • Philosophiae Naturalis Principia Mathemaltica (Isaac Newton)

  • Dialogue sur les deux grands systèmes d'alto («et pourtant, il tourne !»(2) - Galiléo Galiléi)

  • E=alto2 (de la relativité de la justesse de l'alto, de sa vitesse limite indépassable, de la dualité onde/corpuscule de l'altiste - Albert Einstein)

  • Beaucoup de bruit pour rien (pamphlet contre le violon de William Shakespeare)

  • L'altiste malgré lui (Molière)

  • L'alto enchanté (W.A. Mozart)

  • Le vieil homme et l'alto (Ernest Hemingway)

  • Les altos se cachent pour mourir (Colleen McCullough)

  • Les altos de la colère (John Steinbeck)

  • Alto et châtiment (Fedor Dostoïevski)

  • À l'ombre des jeunes altistes en fleur (Marcel Proust)

  • Un altiste du monde flottant (Kazuo Ishiguro)

  • Altistes et barbares (Gore Vidal)

  • Portrait de l'altiste en jeune homme (James Joyce)

  • Lettres à un jeune altiste (Rainer Maria Rilke)

  • Les Souffrances du jeune altiste (Goethe)

  • Alto mon amour (Marguerite Duras)

  • J'irais cracher sur vos altos, l'Alto à Pékin (Boris Vian)

  • "Tu me fends l'alto" (Marcel Pagnol)

  • Le petit alto (St-Exupéry)

  • Vingt mille altos sous les mers, Voyage au centre de l'alto, l'alto des Carpathes (Jules Verne)

  • Le seigneur des altos (J.R.R Tolkien)

  • Tant va l'alto à l'eau qu'à la fin il nous les brise (pop.)

  • Rien ne sert de courir, il faut partir à point (trad.)

  • Le Da Alti Code (Dan Brown)

  • On a marché sur l'alto, L'alto cassé (Hergé)

  • Dark Altor, Oboe-Wan Kenobi, Halto Solo, Chewbalalaïka, la princesse Leia Organum, Flute Skywalker, Z6-Piccolo, 3/2-2/2, Jabba le Luth (Georges Lucas)

  • Les Altistochats, Blanche-Neige et les sept altistes, Merlin l'altiste (Walt Disney)


(1) doctrine de Saturnin le canard, sans doute ;
(2) "tourner" dans le sens : Tourner la tête. Étourdir, griser. Tourner la tête, la cervelle à qqn. Inspirer à quelqu'un des pensées extravagantes, hors du sens commun.


(Idée originale et participation active de Klari)

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 13:50

Cet homme se nomme Dudley Moore.


Sa mission ?

Inventer ce qu'aurait fait Beethoven du thème du pont de la rivière Kwai.

Si.



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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 23:32
On se bouge, on se mobilise !
 
 

 
Jeudi 27 Mars 20h00
Salle Gaveau

Reibel : chants sauvages
Robert Schumann : concerto pour piano
Joseph Haydn : symphonie n°101 «l'Horloge»

 Vladimir Sverdlov, piano/Arie van Beek, direction


Une bonne petite symphonie de Haydn, quand c'est dirigé par un chef de la classe de van Beek (si tant est qu'on soit à la hauteur de ce qu'il demande), ça vous rafraîchit les oreilles et vous remet tympans, enclumes, cochlées et autres marteaux en place !

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 12:11
(début à lire ici)


- Le Hautbois


Le hautbois a sa famille : le plus célèbre dans le cheptel hautboïstique, c'est le cor anglais, ou taille de hautbois, qui est en fait un hautbois alto en fa (arrrrgh).

Ne faites pas cette mine désolée.

Remettez-vous.

Un petit verre de cognac, et ça va passer.


Il existait également des hautbois ténor et baryton, mais ils ne se rencontrent plus guère que dans les musées, et je n'ai pas connaissance qu'ils soient vraiment utilisés couramment dans le répertoire moderne.

300px-F_oboes.jpg


Notons tout de même une utilisation remarquable : figurez-vous que dans le Boléro(1), c'est un hautbois d'amour (hautbois en la, un peu plus grand qu'un hautbois tout court) qui joue en solo, après la petite clarinette, ou le sax soprano, je sais plus, et non un hautbois.

Voilà. Je sens que ça vous fait une belle jambe. Non, mais pensez-y, tout à l'heure, quand vous sortirez dans la rue : toisez la populace que vous croiserez, et pensez que tous ces ignorants ne savent même pas (les imbéciles) que c'est un hautbois d'amour qui joue dans le Boléro, bombez le torse, et entrez dans votre Monoprix la tête haute. C'est beau, le Savoir.


Voici donc la famille du hautbois, ici baroque (suite de William Croft) :




Et le cor anglais, y'a pas plus romantique, dans le genre pré-raphaëlite, jeune femme à la beauté mystérieuse et dépressive qui se languit dans un château, mystérieux et dépressif, lui aussi (ne pas oublier un lac mortifère pas loin). Vous me direz, celui qui joue ci-dessous n'a rien d'une jeune femme pré-raphaëlite, et je dirais que c'est pas faux, mais que vous pourriez avoir un brin d'imagination, tout de même (une romance de Siegrist (?), par Giuliano Giuliani au cor anglais, A.Mancinati au piano) :



- Le Basson

 


Le basson pourrait presque être vu comme une basse de hautbois, puisque assez similaire dans son fonctionnement (perce conique - c'est-à-dire que l'intérieur du tube est conique, contrairement à celui de la clarinette qui est cylindrique -, et anche double - c'est-à-dire que l'anche est constituée de deux lames de roseau qui vibrent, contrairement à celle de la clarinette qui n'a qu'une seule lame vibrant sur un bec), cependant hautbois et basson sont bien de famille distincte, pour des raisons subtiles que seuls quelques vieux sages ermites vivant reclus dans les collines de la Cappadoce doivent connaitre, en se révélant le secret de bouche de druide à oreille de druide.

mop0601.gifà gauche, le basson, à droite, le contrebasson


Le basson a un frèrot qui en général fait fureur et fascine tout le monde, le célèbre contrebasson, qui joue plus grave d'une octave que le basson, sorte d'indescriptible tuyauterie géante à faire des prouts. Le contrebasson, il faut le voir et l'entendre pour le croire. Il faut bien vous représenter que quelques personnes en France sont effectivement payées pour jouer du contrebasson. C'est-à-dire pour jouer pendant cinq minutes dans une symphonie qui en dure quarante. Et, donc, faire des prouts pendant cinq minutes. Il y a des destins, comme ça.


Une suite de Bach pour violoncelle jouée au contrebasson, ça vous a quand même une sacrée gueule (Menuet de la première suite) :



Mais ne pensez pas que le contrebasson soit voué à n'être que lourd et pesant ; l'ingéniosité humaine est sans limite :



- La Clarinette

La clarinette a une famille rigolote, et fort nombreuse (sans doute pour percevoir les allocs). Quand on dit la clarinette tout court, en fait on sous-entend la clarinette en sib, qui comme son nom l'indique et comme vous l'avez appris récemment, est donc un instrument transpositeur. Il y a une clarinette dont la seule différence est qu'elle est presque pareille, c'est la clarinette en la, à un demi-ton seulement de différence, jusqu'où va se nicher la perversité humaine, je vous le demande un peu.


clarinette-famille.jpg
la clarinette "normale" doit être la quatrième en partant de la gauche, a priori


Notons la petite clarinette en mib, instrument de torture qui joue plus faux qu'aucun altiste n'est capable, et sa sœur, la clarinette en ré, qui joue largement aussi faux. La clarinette en do existe (donc, qui ne transpose pas), mais il parait que c'est très moche, car l'acoustique a ses raisons que la musique... a aussi, en fait.

La clarinette alto peut être soit le cor de basset, ou clarinette en fa, soit la clarinette alto proprement dite (en mib, une octave en dessous de la petite) ; la clarinette basse existe (une pensée pour Michel Portal) - instrument génialement doux, gras et moelleux - , ainsi que la clarinette contrebasse, truc assez dingue dont les sons les plus graves ne sont plus quasiment perceptibles que par une vague agitation de l'atmosphère.


Des petits exemples des clarinettes les plus courantes (Danse du feu de l'Amour sorcier de Manuel de Falla, puis une rumba sur le Vol du bourdon de Rimsky-Korsakov, par le quatuor de clarinette Issy-Paris) :






La clarinette contrebasse est un instrument rieur, enjoué, facétieux, et plein d'entrain :








(1) le Boléro de Mozart, bien sûr. À ne pas confondre avec le Requiem de Ravel, comme on fait toujours.

 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 11:00

On se bouge, on se mobilise !

 

 

 
Mardi 18 mars 20h00
Salle Gaveau

Arvo Pärt : Cantus in memory of Benjamin Britten
Beethoven : Concerto n°4 pour piano
Debussy : Children's corner / Une soirée dans Grenade
Pierné : Izeÿl

Emmanuel Levinas
, piano/Laurent Petitgirard, direction


Programme étonnant et assez rare. Pierné, c'est dans un style très français et un peu debussyste (en forcément moins bien, mais c'est joli quand même). Pärt, c'est pas gai-gai a priori, mais assez fascinant, dans des atmosphères modales mystérieuses et planantes (du moins, de ce que j'en connais).

 

Quand aux pièces de Debussy, ce ne sont pas ces chef-d'œuvres, certes, mais bon Debussy c'est Debussy, une œuvre mineure de Debussy reste au dessus du lot commun de toute façon, ha et puis discutez pas. Je précise que ce sont des orchestrations (passage du piano à l'orchestre) qui ne sont pas de Debussy lui-même.

 

Ne pas manquer Levinas au piano, il ressemble un peu à Droopy quand il entre sur scène, mais c'est un magnifique musicien.

 
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 13:54
(munissez-vous d'un casque !)

À l'instar de la mafia, les instruments ont le sens de la famille. 


Depuis que les voix, au fur et à mesure de la Renaissance, ont pris les dénomination de : soprano, alto, ténor, basse (de l'aigu au grave), les instruments se sont conformés par analogie à cette présentation, et puis comme ça on se sent moins seul autour du feu lors des longues soirées d'hiver - encore que ça dépend des familles et des ses membres, certains sont vraiment pénibles.
 

Ténor, ça vient de la teneur grégorienne, la voix qui tient le cantus firmus dans une polyphonie du moyen-âge ou de la Renaissance ; cantus firmus, c'est-à-dire la mélodie grégorienne autour de laquelle est ancré tout le reste de la composition polyphonique à ces époques-ci.

Le contratenor bassus et contratenor altus sont les voix qui étaient écrites avant l'apparition du superius ; ce sont des voix qui, comme leur nom l'indique, viennent contre la teneur, en bas et en haut, c'est-à-dire que l'effet de la polyphonie fait que ces voix chantées en même temps que la teneur semblent s'y confronter. N'oubliez pas qu'à l'époque, on était habitué depuis des siècles à écouter un gars chanter tout seul, tranquillou, ou alors tout le monde en même temps la même mélodie, sans types agaçants à côté qui viennent vous déranger avec une autre partie qui fait autre chose, je vous demande un peu. D'où, fatalement, cette idée de confrontation (toute relative) entre les voix.

Et on va donc obtenir, à terme, la bassus, ou basse, et le contralto (qui passera aux voix de femme graves), puis alto par contraction.

Par la suite, on ajoutera à la polyphonie une voix supérieure, le supérius, qui va donner sans surprise le soprano, l'italien passant par là.


Comme l'essence même de la polyphonie a résidé dans cette organisation des voix en quatuor, bon ben du coup, on change pas une équipe qui gagne, on a calqué les instruments sur cette disposition.

- Les violes et violon

Dans la famille de viole, c'est le bordel, avec des tas de petits cousins, d'arrière-grand tante, et même des voisins qui s'incrustent. Mais en gros, en pratique, on avait bien des violes soprano, alto, ténor, basse, et des contrebasses de viole (ou violone). 

Même si on trouve des genres aussi variés que des viola da spalla, des viola pomposa, des viola da braccia, viola da gamba, viola bastrada, viole d'amour, des haute-contre de viole, du quinton, des tailles de viole...

Par contre, la viole du Bourdon, la viole et le Duc, la viole Ètnozière, la viole Teface ou la viole Ume du Cube ne sont que pures affabulations, qu'on se le dise.


Un exemple d'ensemble de violes :




Quand la famille du violon a commencé à s'imposer, la terminologie s'est bordelisé quelque chose de bien, et apparemment la confusion a régné pendant un certain temps.

cordes.jpg


En effet, le violoncelle possède en fait une très grande étendue qui lui procure un registre à la fois de basse et de ténor ; le violon peut aller bien plus aigu qu'une viole, du coup ça remonte la possibilité du soprano. Ainsi, bon an mal an, ça a finit par aboutir au quatuor qu'on connait : violon 1, violon 2, alto (le mal nommé...), violoncelle, et contrebasse (qui descend en fait plus directement des violes). Notez qu'en orchestre, on parle du quatuor alors qu'il y a cinq parties avec la contrebasse, cela vient du fait, je pense, que très souvent dans le musique du XVIIIème siècle la contrebasse joue simplement la même partie que le violoncelle à l'octave en-dessous, le terme étant resté depuis lors.


Le 4ème mouvement du 4ème quatuor de Bartok par l'Amadeus Quartet, avec rien que des pizzicati :




Le 3ème mouvement de la sonate de Kodaly (prononcer "kodaille") pour violoncelle seul par l'immense maître Janos Starker :




Et vive la contrebasse (finale du quatuor n°5 pour quatuor de contrebasses de Boguslaw Furtok) :




Évoquons l'octobasse, contrebasse géante :
220px-Octobasse.jpg














et la pochette, violon minuscule tout meugnon qui pourrait tenir dans la main (et qui servait à jouer des airs de danses au XVII et XVIIIème) : 

pochette.jpg 

- Flûtes


La flûte est le soprano de la famille ; en dessous, il existe la flûte alto ou flûte en sol, un peu plus grande et aux sons graves délicieusement veloutés, la flûte ténor, la flûte basse, la flûte contrebasse, la flûte octobasse (écouter ici) et même la flûte double octobasse, sorte de tuyauterie improbable qu'on pourrait s'attendre à voir dans un film genre Brazil.

1181388478.jpg

 

La flûte basse, ça move, ça groove, c'est du fun :




La flûte octobasse aussi, du reste :




Quant aux flûtes à bec, la famille est foisonnante, bigarrée, voire gigantesque, mot qui prend tout son sensKYNSEKER-4607.JPG quand on voit en vrai de ses yeux une flûte à bec contrebasse.

Si.

Une flûte à bec.

Contrebasse.

Un immense tuyau en bois - magnifique au demeurant. On pourrait croire à un deedgeridoo géant, mais non, c'est une flûte à bec contrebasse, quelque chose comme plus de 2m de haut.

Je donnerais de nombreux pots de Nutella pour avoir le privilège de souffler dedans.

 





Un petit mot sur la dénomination flûte en sol.

Je sens que ça va vous plaire.

Vous avez aimé les modes ? Vous adorerez les instruments transpositeurs (non, pas d'article à suivre sur le mimosa ou les géraniums cette fois, tant pis pour vous).


Cette particule de en sol signifie que c'est un instrument transpositeur.

Ce mot de transpositeur signifie que c'est un sacré bordel.

Le but du jeu est qu'un même instrumentiste puisse passer le plus facilement possible d'un instrument à l'autre (de la même famille, s'entend), en particulier sans se poser de questions de doigté. En effet, pour effectuer telle ou telle note, il faut boucher tels ou tels trous(1). Par conséquent, il est pratique de pouvoir passer d'une flûte normale à une flûte en sol en faisant les mêmes doigtés, c'est-à-dire que quand l'instrumentiste lit un do sur la partition, il se pose pas de question et fait le doigté de do, quel que soit l'instrument ; de cette manière, il n'a pas à apprendre deux doigtés différents pour une même note écrite, il garde ses réflexes.

Ha oui mais vous me direz, puisque c'est pas le même instrument, que la flûte en sol, par exemple, est plus grave, si le gars il fait le même doigté, ben ça va pas être la même note qui sort , puisque le tuyau est plus long ?

Hé ben voilà, c'est ça un instrument transpositeur : sur la flûte normale, pour continuer sur cet exemple, vous voyez écrit do sur la partition, vous faites le doigté de do, et on entend un do, tout est normal, pas de problème. Puis vous choppez votre flûte en sol, vous voyez écrit do sur la partition, vous faites le doigté du do comme vous avez appris sur la flûte normale, mais cette fois, tadaaaam, on entend un sol.

D'où le nom de flûte en sol. CQFD.


C'est un sacré casse-tête pour les compositeurs, car du coup il faut écrire la partition de la flûte en sol de manière à ce que l'instrumentiste joue les doigtés dont il a l'habitude, mais qu'on entende les bonnes notes qu'il faut. Et aussi un sacré casse-tête pour les chef d'orchestre, qui doivent tenir compte que ce qui est écrit sur la partition n'est pas forcément ce qui sonne réellement, il faut jongler pour bien avoir en tête qu'un do écrit pour une flûte en sol, ça donne sol en vrai (et par conséquent, et c'est là que ça devient follement amusant, un si écrit ça donne un fa#, etc...)

Par exemple, petit jeu : sachant que quand on joue un do sur une flûte en sol, on entend un sol, quelle note faut-il demander de jouer au flûtiste pour qu'on entende un do sur la flûte en sol ? Ha haaa, je vous sens fascinés !! (réponse : dans ce cas, il faut demander un fa, bien sûr - il y a une quarte descendante de distance).

Promis, on se fera des transpositeurs-party, on va s'amuser comme des petits fous.

 

N'oublions pas le piccolo, flûte minuscule à l'octave de la flûte normale, et qui rendrait fou furieux, bave aux lèvres, yeux injectés de sang et mains tremblantes, le plus impénétrable des moines boudhistes.

180px-Piccolo_flute2.jpg

 



(1) le premier qui fait la moindre allusion à propos de doigtés et de trous a perdu.
OK, j'ai perdu.

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 01:09

Que peut donc faire un musicien doté d'un super joujou qui fait de la musique ?

Réponse : il fait mumuse, tel un jeune chien fou, truffe à l'air et queue au vent, oui et je vous en prie, s'il vous plait, pas de remarques, bande de dégoûtants.


Ça s'appelle :  Cançión da soledad y del amor de mi esperanza del coraçón (j'ai essayé de placer muy bien et bambino, mais ça tenait pas).


Je vous préviens, j'ai même pas honte, et j'assume tout, y compris la kitchissime modulation au ton supérieur un peu avant la fin, pasque quand on se défoule on se défoule on fait pas les choses à moitié, ou alors quoi, je vous le demande ?



(malgré le degré hautement synthétique des sonorités, il est tout de même fortement conseillé d'écouter au casque, ne serait-ce que pour profiter pleinement de la stéréo ébouriffante, et de profiter de la présence de la basse)

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