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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 12:16

Besoin pressant d'un tournevis ? D'une pince coupante ?

Alors que vous êtes coincé dans une fosse d'orchestre ?


Aïe aïe aïe !


Pas de panique, c'est possible.

Il suffit pour cela de demander à un hautboïste.


Car un hautboïste, en plus de son hautbois, et éventuellement de ses partitions, des cachous et d'un recueil de sudoku, se trimballe toujours avec une petite trousse emplie d'un bric-à-brac improbable, dont, en effet, un tournevis, une pince coupante, mais encore du fil, un couteau très (très) affûté, et des tas d'autres choses encore, pour la joie des plus jeunes comme des plus grands.


En effet, dans sa vie, un hautboïste passe plus de temps à fabriquer et chouchouter ses anches qu'à faire des gammes. Les anches, ce sont ces petits trucs en roseau dans lequel l'instrumentiste souffle : dans le cas du hautbois (comme au basson), l'anche est fabriquée de manière à ce que deux lamelles fines de roseau soient appliquées l'une contre l'autre. La tâche de l'instrumentiste sera alors, en soufflant de manière adéquate, de faire vibrer ces deux lamelles, vibration qui va se propager dans le reste de l'instrument et, par la magie de l'acoustique, va produire au choix, un son magique et merveilleux, ou un immonde couinement de canard chevrotant(1).



 

Les facteurs agissant sur la détermination entre le canard enroué et la mélodie irrésistiblement mélancolique sont : 1/l'anche, 2/le hautboïste.

La qualité d'une anche de hautbois, c'est aussi facile à prévoir que l'arrivée d'un colissimo : selon le roseau utilisé, l'humidité de l'air, le moindre millimètre de plus ou de moins dans l'épaisseur des lamelles, l'âge du capitaine et le taux du CAC 40, ça peut aller du meilleur au pire sans prévenir. Quand en plus on sait que la durée de vie d'une anche est relativement courte, et qu'il faut par conséquent en tailler des neuves régulièrement, on comprend qu'à chaque fois qu'on croise un hautboïste, on le voit occupé, assis dans un coin, le dos courbé, la langue dépassant légèrement, à gratouiller son roseau.


Les hautboïstes ont donc aussi une petite boîte dans laquelle, tels des entomologistes, ils rangent soigneusement, bien alignées, leurs anches du moment. Dans un lot de 10, il y en a toujours au moins une qui est l'Anche du moment, celle qui marche vraiment bien, et qu'il utiliseront pour LE solo - sachant qu'à terme, il leur faudra se résoudre à la jeter en attendant de retrouver une anche d'exception de la même eau.


Je dis "même eau" et je ne sais pas si bien dire, car une anche, c'est comme le thé : ça doit aussi infuser de manière très précise. Une anche sèche est injouable car inélastique ; avant de jouer il faut donc la faire trempouiller de manière fort peu appétissante dans un petit bocal qui évoque irrésistiblement certains autres de laboratoires d'analyse médicale.


Seriez-vous surpris si je vous dis après ça qu'il paraît que le hautbois est cité par le Guiness des records comme l'instrument le plus difficile avec le cor ?


(1) Et non de chèvre cancanant, ce qui est à la fois très différent et beaucoup plus rare.

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 20:12
Mardi 18 novembre - 20h00
Salle Pleyel

Moussorgsky/Ravel : les Tableaux d'une exposition
Ravel/Constant : Gaspard de la nuit

Jean-Philippe Collard - piano
Laurent Petitgirard - direction

Session concert-éveil : dimanche 16 novembre à 10h45
(salle Pleyel)

Voilà un type de concert assez inédit, à ma connaissance : les Tableaux d'une exposition ainsi que Gaspard de la Nuit sont des œuvres qui ont été écrites et conçues à l'origine pour le piano, respectivement par Moussorgsky (compositeur russe, auteur du célèbre Boris Godounov et de la Nuit sur le Mont Chauve), et par Ravel (auteur du célébre Boléro de Mozart(1)). Ces deux œuvres ont été par la suite orchestrées, la première par Ravel (encore lui), la deuxième par Marius Constant (moins célèbre que Ravel, mais pas vraiment un manchot quand même).
 

Orchestrées, ça veut dire qu'on prend les notes de la partition de piano pour les distribuer à un orchestre au grand complet, sachant évidemment que d'une part, ça donne des possibilités de timbres et d'effets bien plus variés qu'au piano, mais que ça demande aussi pas mal de contraintes et de métier (ce qui est possible au piano ne l'est pas forcément facilement pour certains instruments de l'orchestre, par exemple - et puis, il faut réussir à rendre l'esprit de la pièce, pas mettre du trombone pour jouer une berceuse, voyez).

La particularité de ce concert en particulier, réside dans le fait qu'on va jouer un à un les mouvements de ces œuvres en alternance au piano, puis à l'orchestre. Pour nous (et surtout pour le pianiste, mais c'est un Maître) ça va pas être simple, en particulier pour la concentration, mais pour les auditeurs, ça devrait être passionnant.

À noter qu'on est censé travailler aussi le concerto pour piano en sol de Ravel (toujours lui), pour finalement réunir piano et orchestre, mais je n'ai pas encore saisi si on le joue au concert proprement dit ou seulement un bout au concert-éveil, parce que ce n'est annoncé nul part sur les programmes... Hahem...

Quoi qu'il en soit, c'est pas du programme intelligent ça, en plus de proposer de la musique somptueuse ?




(1)Pardon, je m'embrouille : c'est le Boléro de Ravel, bien entendu. Non, Mozart, lui, a écrit le Requiem de Fauré. 
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:11


LES CONCERTS ÉDUCATIFS AVEC L'ORCHESTRE LES SIÈCLES


Ces concerts seront tous retransmis en direct, et en différé pendant le mois qui suivra le concert, sur le site de la Cité de la musique : www.citedelamusique.fr.


Dirigés par François-Xavier ROTH et commentés par le compositeur Pierre CHARVET, auteur et présentateur de la série Presto ! Diffusée sur France 2 (la prochaine saison a été enregistrée cet été à la Cité de la musique), ces concerts éducatifs permettent aux élèves de découvrir la musique classique de manière ludique et pédagogique.


Enseignants, éducateurs ou professeurs de musique, profitez de cette retransmission comme outil pédagogique !
(NDA : amateurs, profitez-en aussi !) 


Les 4 concerts éducatifs filmés et retransmis sont :

- Pulsez ! De Rameau à Mickael Jackson
samedi 15 novembre 2008 à 11heures, Cité de la musique (Salle des concerts)
- La famille Bach
samedi 29 novembre 2008 à 11heures, Salle Pleyel*
- Wolfang Amadeus Mozart
samedi 24 janvier 2009 à 11heures, Salle Pleyel*
- Chantez ! De Mozart à Webern
samedi 28 mars 2009 à 11heures, Cité de la musique (Salle des concerts)


Ces 4 concerts font partie des 10 concerts éducatifs produits par la Cité de la musique durant la saison 2008/2009



* La Salle Pleyel est une filiale de la Cité de la musique.

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 17:32

La Cité de la musique est décidément un lieu vraiment formidable. Leur site internet est peut-être très moche, mais n'y prenez pas garde : il cache des pépites.


Non content d'organiser des happenings incroyables et uniques au monde avec des programmations de concerts fabuleux et diversifiés (plus diversifiés tu meurs), la Cité propose des conférences et séminaires pour le grand public autant sur l'histoire du jazz que sur la découverte de clefs d'écoute de la musique classique, ou même seulement sur des œuvres en particulier programmées en concert.

Et même, la Cité propose des tas de cours, en particulier pour adulte, en particulier des cours de percussion, et en particulier des cours de tabla d'Inde du Nord. Et puisque vous avez lu le titre de cet article, a priori, vous avez compris le truc.

Si jamais vous n'aviez pas compris le truc, je vous suggère d'arrêter ici d'emblée votre lecture et d'aller plutôt visiter ce site, par exemple.


Pour ceux qui sont restés, je continue.

Nous voici donc tous en chaussettes, en cercle, professeur compris, sur un joli tapis, avec chacun une paire de tabla devant nous.

Alors pour ceux qui ont rigolé à la lecture de "paire de tablas" et qui voient des paires partout, je suggère d'arrêter d'emblée votre lecture et d'aller plutôt visiter ce site, par exemple.


Pour ceux qui sont restés, je continue.

Le tabla marche donc par paire, un petit tambour, le dayan, qui est capable de faire entendre un son clair qui tinte à une hauteur déterminée (et réglable), et un gros tambour, le bayan, qui résonne de manière plus grave. Selon la manière dont on les frappe, ces tambours font entendre des sons très différents et très subtils, et c'est précisément ce qui fait la richesse incomparable des tablas, percussion privilégiée de la musique classique indienne.

    

Les indiens sont en effet les maîtres absolus du rythme, et cette affirmation offre peu de réfutation possible. Les indiens maravent leur tête à n'importe qui en matière de rythme. Viens-y voir, pour voir, si tu oses.


Or donc, assis en tailleur devant notre paire (ici, certains seront peut-être tentés de rejoindre le site mis en lien ci-dessus), il nous faut d'abord apprendre quelques frappes de base.

Le système indien est imparable : puisqu'il s'agira, par la suite, de savoir improviser, il n'est donc pas question de lire la musique, comme on le fait en occident, comme des gros bêtas d'occidentaux gavés de MacDo et de téléphones portables, boursouflés de consommation et déconnectés de la Nature (oui, je sais, ça n'a strictement rien à voir, mais c'est pour satisfaire au quota de bien-pensance de ce blog).

Pas de rythmes écrits à déchiffrer sur une partition, donc, mais des onomatopées suggestives, appelées "bol", correspondant chacune à un type de frappe sur un des deux tambours, onomatopées réunies ensuite en séquences rythmées à apprendre par cœur à l'oral, en liaison avec les gestes correspondants.

Par exemple, Thun correspond à une frappe de la main droite, à plat, de manière à ce que seulement le haut de la paume frappe le bord du tambour, ce qui le fait ainsi tinter d'une certaine manière.

Ghe-ghe, ce sera une frappe à deux reprises de la main gauche, poignet posé sur le bord du tambour, les majeur et annulaire servant de petits marteaux. Ka-ta, c'est en fait paf-paf (enfin, moi en tout cas je l'aurais appelé paf-paf, si j'avais été indien, mais j'arrive trop tard, apparemment), en frappant avec le plat de la main alternativement d'abord à gauche puis à droite.

C'est un système mnémotechnique tout à fait efficace, de la même manière que le noms des notes aident à retenir une mélodie - quand on connaît le nom des notes, évidemment.


Et nous voici tous, assis sur le tapis, à froncer les sourcils, la tête commençant à surchauffer dangereusement, tous les ventilos de refroidissement tournant à pleine vitesse pour tenter de faire baisser la température augmentant de manière alarmante dans les circuits neuronaux, tous réquisitionnés en urgence, y compris les plus bêtes, même celui qui rigole au mot "paire", tant pis, pas le choix, l'heure est grave, on a besoin de tout le monde sur le pont : en effet, il nous faut à présent apprendre notre première séquence rythmique.

Et tout à l'oral, je rappelle ; deux ou trois d'entre nous, dont moi, avions eu l'extrême mauvais goût de noter sur un bout de papier la séquence en question, mais le prof, intraitable, nous a bien fait comprendre qu'on avait pas intérêt à lire le bout de papier - "sinon, vous serez rien que des gros nuls", nous a-t-il dit, en substance.

Vexés, nous ne jetterons plus le moindre regard sur nos bouts de papier respectifs, mais il faut tout de même lutter contre une tentation difficilement contenue, seulement contrôlable par cette peur incoercible de devenir un gros nullos en puissance.


La séquence, la voici, telle que j'ai réussi quand même à la reconstituer :


Kat - TeteGhegheTeteKataKataGheGheTeTeKataGheGheTeTe KataGheGheTet - Dhin - GheGheTet - Dhin - GhegheTet - Dhin.


Valà.

Et faut la répéter trois fois de suite. Le prof, lui, il le fait à toute vitesse, le salopiaud, autant en disant les onomatopées en comptant sur les doigts, qu'en tapant sur sa paire. Pendant que vous en êtes à même plus savoir quelle est votre main gauche et quelle est votre main droite, quand, mains en l'air, vous sentez bien que là-dedans, les neurones sont en plein débandades, ressentant profondément ce que peut être la sensation de bugguer pour un ordinateur, ou ce qui se passe dans le cerveau de Sarah Palin quand on lui pose une question trop compliquée (comme : "qu'est-ce qui est mignon et qui fait miaou ?"). C'est d'un vexant, mais d'un vexant.


Ha oui, parce qu'en plus, en comptant sur ses doigts, on s'aperçoit d'un truc rigolo (et là, quelques neurones ne tiennent pas le choc et claquent de manière définitive) : la séquence, là, est une séquence de onze temps, qu'en répétant trois fois on fait tenir dans un cycle de deux fois seize temps. À ce stade, on se dit qu'il serait finalement plus simple d'arrêter de s'emmerder et d'aller directement , mais en persévérant deux secondes, on se dit qu'en fait 3x11 ça fait 33, et que 2x16+1 (1 pour le temps d'arrivée) =33, alors on se dit qu'on peut tout de même se raccrocher à quelque chose, tout espoir n'est pas perdu.


Et puis, le prof se met à dire que les onomatopées, il faut essayer de faire de la musique avec, de leur donner une vie, tout de suite, parce qu'on apprend pas le tabla pendant deux ans et hop !, c'est seulement après qu'on fait de la musique, non non non, c'est tout de suite la musique, même dans les choses simples et balbutiantes, il faut que ça ait un sens. Bon, à ce moment-là, je me suis retenu de me précipiter pour lui faire un bisou, il n'aurait sans doute pas compris, mais dites-moi, combien de profs de solfège, combien de profs d'instruments, dans nos conservatoires français, disent quelque chose d'équivalents à leurs élèves, débutants ou non ?


En attendant, j'ai commandé ma paire sur e-bay, autant vous dire que j'attends la bête avec impatience.


Et si, dans le métro parisien, vous croisez un type qui tape sur ses genoux en bougeant les lèvres, avec les sourcils (très) froncés, alors c'est sûrement moi.

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 14:33

Que nous vaut donc ce titre au jeu de mot irrésistible, issu de dures nuits blanches de labeur à noircir des tonnes de feuilles petits carreaux, et à rayer inlassablement, encore et encore, malgré les ampoules et les cals, pour en affiner le libellé en artisan méticuleux jusqu'à ce pur joyau de perfection ?


Hé bien, c'est-à-dire, qu'entre le fait que je me remette petit à petit à la composition, que je griffonne avec mes beaux crayons tout neufs, que j'apprends la joie de la perceuse et du vitrificateur, que je fais des gratouillis à Minet, que je bosse à l'orchestre, ou que je passe mon temps à papoter (et, accessoirement, à me fendre la poire) avec ma chère et tendre, voilà que je m'occupe également d'un second blog, et voilà pourquoi votre blog est muet. Enfin, tout du moins, pouquoi ce blog-ci s'est ralenti par rapport à une époque bénie où, hop hop hop, chaque jour voyait son analyse de la Mer de Debussy, c'était magique.


Mais alors, qu'est ce blog, vous entends-je haleter avec l'impatience qui caractérise périodiquement les enfants le 24 décembre vers les 23h59 ?

Hé bien il s'agit d'un blog très sérieux et tout, puisque c'est le blog de l'association "les Amis de l'alto". Si, c'est sérieux, d'abord. C'est une association créée (entre autres) par Serge Collot et Collette Lequien, qui sont des professeurs "historiques" du CNSM, ceux qui ont formés toute une génération d'altiste, de celle qui enseigne actuellement. C'est cette association qui, notamment, gère le concours national des jeunes altistes.


Vous êtes altiste ? Vous aimez l'alto ? Vous êtes violoniste frustré ? Vous êtes amis d'altiste ? Vous auriez envie d'avoir des amis altistes ? Vous ne savez même pas ce que c'est qu'un alto ?

Ce blog est fait pour vous !


Bien entendu, il est encore un peu vide, et n'attend qu'à s'étoffer. En particulier, les adhérents pourront consulter en ligne les dizaines d'article parus dans le célèbre (!) bulletin des amis de l'alto, dans lequel on trouve des trucs dingues, comme un descriptif détaillé du travail de l'archet par Serge Collot, un entretien avec Anna Bela Chavez (alto solo à l'orchestre de Paris), des considérations musicologiques pointues sur telle ou telle œuvre pour alto, etc... Il devrait également comporter à terme des articles informatifs pour la pédagogie de l'alto, toute l'actualité des disques et concerts.

Bref, un vrai truc de geek d'altistes, quoi.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 12:43
Jeudi 2 octobre - 20h00
Vincent Paulet : Noces de lumière
Tchaïkovsky : concerto pour piano n°1
Brahms : symphonie n°2
 
Laurent Petigirard - direction
Dominique Merlet - piano




 

Si vous aimez voir un orchestre s'échiner à jouer des rythmes improbables à toute vitesse en tentant de viser au mieux vers la zone de temps désignée sur la partition, vous aimerez Noces de lumière (qui devrait sonner très bien, cela dit).

 

Romantiques dans l'âme, la suite est pour vous : des épanchements slaves à l'émotion hiératique germanique, vous serez servis. 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:31

Comme disait Messiaen(1) : un musicien est forcément un rythmicien, sinon il ne mérite pas d'être appelé musicien.


Chez les percussionistes, je trouve qu'il y a deux grands types :

- les sportifs, souvent de type métronomique, généralement torse nu (ils sont plutôt masculins), pleins de sueurs, dont des gouttelettes volettent allègrement relativement à des mouvements de tête aussi improbables qu'extatiques ;

- les cools, décontractés, qui sourient tranquillement en remuant à peine nonchalemment le haut du corps, alors même qu'ils sont en train de virevolter aussi aisément que j'ouvre un pot de Nutella sur leur instrument et qu'ils impriment un tempo d'enfer. Ces derniers ont mon infinie préférence, tels les joueurs de tabla indien.


Un exemple ?


Vous êtes crevé(e), vous avez chaud, vous avez un coup de mou, un coup de déprime ?

Allons, la Djac Baweur attitude a dégotté le remède qu'il vous faut : un petit coup de batucada (section rythmique des écoles de samba brésilienne, directement issue des percussions africaines), et ça repart !




(l'ensemble de percussion Zuruba au fabuleux festival de Jazz de Montreal 2007)

(1) Traité de rythme, de couleur et d'ornithologie.
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:07

En totale exclu sur ce blog, première mondiale et même pas vu à la télé, rien que pour *TOI* public, voici un bout d'un projet de composition pour clarinette et piano. L'ensemble s'appellera Démons et Merveilles, ce mouvement en particulier se nomme Bastet.





Quant aux interprètes, soyez indulgents, ils s'appellent Kontakt Player 2 avec Garritan Personnal Orchestra...

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 16:11

Le meilleur moyen, en musique, pour savoir comment c'est fait, c'est, je trouve, de faire soi-même.

Ainsi donc, dans la lignée de mes premiers amusements, en grand gamin je me suis appliqué à savoir comment avait fait Walter Murphy.


Ce n'est plus à partir de la Ve de Beethoven, je vous laisse deviner - fastoche. Et spéciale cassdédi à arbobo, bien évidemment.


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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 22:52

Suite à des commentaires D'Ama-L et d'arbobo sous ce billet (et persuadé qu'Ama-L raconte vraiment n'importe quoi, ou alors qu'elle boit plus que de raison), la curiosité m'a pris de rechercher d'un peu plus près ce qu'est devenu ce célèbre Vol du Bourdon, dont tout le monde a entendu parler sans vraiment l'entendre. La pêche est forcément bonne, les versions sont légion : ce morceau de virtuosité, censé représenter le bourdonnement de l'insecte et son tournoiement dans les airs, semble susciter l'enthousiasme de nombreux musiciens aux fourmis dans les doigts - à tel point qu'il figure presque à l'état de standard.


Commençons par le commencement : le Vol du Bourdon est originellement extrait d'un opéra de Rimsky-Korsakov, compositeur russe, qui, outre par ses œuvres, a une grande importance dans la musique du XXe siècle pour avoir été un grand professeur d'orchestration, avec des élèves tels que Stravinsky ou Prokofiev, par exemple, dans le genre, ça le fait, voyez.

Il s'agit des Contes du Tsar Saltan, d'après Pouchkine. L'histoire en est celle-ci :


«Le tsar Saltan choisit pour épouse la plus jeune des 3 sœurs, celle qui avait promis de lui donner un preux chevalier pour fils. Cette union exaspère les 2 sœurs laissées pour compte, ainsi que la marieuse du palais.

Au moment de la naissance du bébé, le tsar est au loin en guerre. Les 3 mégères interceptent les messages et s'arrangent pour faire périr la mère et son fils. Enfermés dans un tonneau, ils sont jetés dans l'océan, mais une vague miséricordieuse les dépose sur une île déserte.

Quand il sort du tonneau, le bébé est devenu homme. Il fabrique un arc pour chasser, quand il aperçoit un cygne attaqué par un vautour. Sans hésiter, il tue le rapace, le cygne le remercie et lui conseille de s'endormir. Au réveil, le jeune prince et sa mère voient sur l'île une ville somptueuse, dont les habitants lui confient la destinée.

Des marchands stupéfaits de voir l'île habitée, abordent et sont reçus par le prince. Ils lui apprennent qu'ils se rendent chez le tsar Saltan. Le prince les charge d'une invitation pour le tsar et les marchands poursuivent leur route. Voyant à quel point le prince a envie de voir son père, le cygne le change en moustique. Celui-ci se cache sur le bateau.

Une fois chez le tsar, les marchands parlent de cette île merveilleuse et de l'invitation du prince, mais, méfiantes, les3 femmes empêchent le souverain d'y répondre. Le prince moustique, déçu, en pique une sur l'œil, avant de revenir au plus vite sur son île.

Le même scénario se reproduit 3 fois, avec une surenchère de miracles, jusqu'à l'arrivée sur l'île du tsar Saltan et une scène de réconciliation générale, suivie de la conclusion traditionnelle des contes russes - un festin(1)



Voilà ce que donne l'original, par la philarmonie de Berlin, avec Zubin Metha à la direction :  






À partir de ce point de départ, place aux réjouissances - l'imagination humaine n'a pas de limites.



À tout seigneur tout honneur, les russes sont forcément les meilleurs spécialistes (à la balalaïka, donc) (Valery Zajiguine, direction) :





Et pour un russe, quoi de plus normal qu'à l'accordéon (Alexander Dimitriev) :




Version presque funky (j'ai dit presque) (Jeff Corallini):




On peut également aller très loin dans le ridicule (qui ne tue pas, mais des fois, c'est pas bien mais on se dit que ça devrait), dans ce domaine les frontières sont sans limites (Jennifer Batten) :




Imitation yé-yé, certes assez éloignée de l'original, mais avec tellement de fraîcheur et de naïveté (The Ventures) :




Place au guitariste fou (l'immense José Feliciano) : 




Un autre guitariste, moins rigolo, mais plus proche de l'original (Dimitris Kotronakis) :




Pour draguer les filles, il faut faire genre les doigts dans le nez, en regardant droit dans les yeux d'un regard de braise (qui louche) (Daniele Mazzeri) :




Et enfin, celui qui ridiculise tous les autres, voici Enzo, mesdames zet messieurs, et les autres peuvent aller se rhabiller : 






(1)Résumé trouvé sur le site de l'université de Toulouse.

 

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