Crobards et gribouillages

Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 10:41

J'ai eu cette année un chouette cadeau d'anniversaire. Enfin, plusieurs chouettes cadeaux, en fait, mais un en particulier.


En effet, on m'a offert des crayons gris.


Je vous vois tiquer. Ha si, vous avez tiqué. Me racontez pas d'histoire, le sourcil qui se hausse, les rides du front qui se plissent de là à là, la bouche qui se crispe comme ça, c'est du tiquage ou je m'y connais pas.


Nan mais arrêtez de tiquer, décrispez-vous : quand je dis crayons gris, c'est pas du crayon gris de super marché, hein, pas du Conté à deux balles, pas le crayon gris du tout venant, que vous autres, vulgaires moutons de la populace, allez acquérir sans grâce au Monoprix du coin. Ha naaan, attention, moi je parle de ça  :



C'est-à-dire un coffret Faber-Castell, et avec Faber-Castell on rigole plus, c'est du crayon d'élite, du caviar de crayon, qu'on appointe amoureusement, et qu'on range avec soin dans l'ordre de graisse (de HB à 9B), du crayon dont on s'extasie déjà rien qu'à l'observer dans sa boîte.
 

Et, avec la boîte de crayon et mines de plomb, j'ai eu un petit carnet à esquisse, tant il est vrai qu'avec un crayon mais sans papier, c'est comme avec un ordinateur sans écran : l'Homme a l'air con.


Et donc ? Donc ?
 

Donc j'ai gribouillé dans mon carnet, et forcément, forcément, vous allez y avoir droit sur ce blog, et si vous êtes pas content c'est pareil, hop hop, on discute pas, on regarde les joulis dessins du monsieur (une sélection seulement, j'ai quand même un peu pitié de vous), et on fait un zentil commentaire dénué de toute ironie second degré de mauvais aloi dont je vous sais ô combien capables, pour dire que c'est très jouli, allez allez, on ne soupire pas, et en rang par deux.


Habitué de ce blog, sauras-tu reconnaître ce curieux personnage : 

 









(j'ai failli intituler ce dessin : "intermittent du spectacle", mais finalement j'ai pensé que ce serait peut-être mal perçu)














Pour ceux qui ont vu Deadwood :











Par Djac Baweur - Publié dans : Crobards et gribouillages
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 20:32

Je vais vous parler d'un livre que je n'ai pas lu, qui plus est pour vous en faire l'éloge.

«Ho hoooo», vous dites-vous.

 

D'autre part, ce livre est une bande dessinée qui parle de bande dessinée.

«Ha haaaa», vous exclamez-vous.

 

La Bande Dessinée possède un sens de la narration qui lui est propre, offre des interactions entre le texte et le dessin qu'on ne voit pas ailleurs, propose un séquençage de dessins inédit dans d'autres supports.

Ces considérations ont été assez peu développées et discutées, tant la bande dessinée a été classée pendant longtemps dans un genre mineur de "petits Mickeys" à côté de la sacro-sainte Littérature (ça c'est du sérieux).

Mais depuis les années 80, l'émergence constante de talents a peu à peu transformé le paysage de la bande dessinée, et fortement bousculé les idées reçues ; par exemple, la publication de Maus d'Art Spiegelman (prix Pulitzer en 1992), qui réussit à parler magistralement des camps de concentration avec un dispositif pictural très simple, a montré que la bande dessinée pouvait finalement aborder tous les sujets avec force, et pas seulement en rester à Boule et Bill (j'ai toujours trouvé Boule et Bill assez pathétique, même gamin).

C'est pour cela que certains ont commencé a réfléchir aux particularités de la narration en bande dessinée, et parmi eux, Scott McCloud .


McCloud a écrit, en plus de ses propres bandes dessinées, plusieurs ouvrages qui traitent spécifiquement de la narration en bande dessinée, en particulier l'Art Invisible, et Faire de la Bande Dessinée. D'une certaine manière, le deuxième ouvrage est le prolongement du premier, reprenant les mêmes idées mais en s'adressant à quelqu'un qui voudrait concrètement faire de la bande dessinée et, donc, en s'attachant plus particulièrement à la mise en pratique - c'est ce livre-là que j'ai lu, et que j'ai trouvé vraiment génial.

En effet, quoi de mieux adapté que la bande dessinée pour parler de bande dessinée ? Plutôt qu'un précis théorique abscon, la puissance de la bande dessinée se déroule juste sous nos yeux, prouvant ce qui est dit en temps réel, tant il est vrai parfois qu'un petit dessin vaut mieux qu'un long discours.

 

Le premier ouvrage, celui que je n'ai pas lu, donc, l'Art Invisible, reste purement théorique, et paraît reconnu par les professionnels comme une référence parmi les rares livres parlant de bande dessinée. Quand je dis théorique, il ne faut pas non plus y voir un précis assommant, jargonnant et fastidieux ; Mc Cloud analyse subtilement la bande dessinée en restant clair, récréatif, et ouvert.

 

Comme j'ai trouvé génial le deuxième bouquin, que c'est le même auteur, la même forme, que ce premier bouquin est loué partout où j'en entends parler, et qu'il est mieux destiné à ceux qui ne veulent pas forcément faire de la bande dessinée mais qui s'intéressent juste comme ça en général, je vous conseille donc les yeux fermés et en toute confiance ce livre que je n'ai pas lu : l'Art Invisible («c'était donc çaaaa...»), et qui devrait vous donner une sacrée fringale de BD...

Par Djac Baweur - Publié dans : Crobards et gribouillages
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 01:08
banc.jpg

sophie1.jpg


Ceci est un moineau :

aigle.jpg


Si quelqu'un devine à qui appartient ce profil, je lui donne ma Ferrari :

deneuve.jpg


Une bien vieille planche de BD, où l'héroïne stupéfaite et perdue dans la forêt découvre soudain un étrange personnage, entouré de gnomes et de petites fées bleues... Ha haaa, que de mystère et de fantastique, hein ?

planche5.jpg
Par Djac Baweur - Publié dans : Crobards et gribouillages
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