Tentons comme on peut de se sortir d'une actualité un tantinet chargée et pas franchement légère, en évoquant comme il se doit cette étonnante découverte du professeur Peter Schikele, à savoir l'existence d'un vingt-et-unième fils de J.S. Bach.
On sait que Bach fut aussi prolifique en bambins qu'en cantates, et certains de ses fils, comme Carl-Philipp-Emmanuel (C.P.E. Bach) sont d'ailleurs restés à la postérité pour avoir été des compositeurs fort honnêtes, sans jamais toutefois atteindre la dimension titanesque de leur papounet. Et voilà qu'il semble donc, d'après les découvertes de l'éminent professeur Schickele, qu'un marmot oublié ait, lui aussi, composé de la musique, musique dont le père Bach voulut éradiquer l'existence - par honte, semble-t-il (déjà pour la musique de C.P.E., il disait que "c'est du bleu de Prusse, ça se décolore" - voyez le genre).
Ce fils caché, c'est donc P.D.Q Bach (5 mai 1805 à Baden-Baden-Baden, 31 mars 1742 à Leipzig), dont la production n'est pourtant pas négligeable, puisqu'elle comporte un Pervertimento pour Cornemuses, Bicyclettes et Ballons, le fameux Last Tango in Bayreuth, une Missa Hilarious, la cantate Iphigénie à Brooklyn, ou encore l'opéra l'Enlèvement de Figaro. Les enregistrements et vidéos correctes de sa musique sont hélas assez rares, il semblerait que les interprètes modernes snobent ouvertement un compositeur pourtant non négligeable, et qui plus est un des fils de Bach, merde, quoi.
Seul, apparemment, Itzhak Perlman s'est attaché à faire connaître l'œuvre de P.D.Q Bach, comme par exemple dans cette exécution du Konzertschitcke pour deux violons et orchestre, avec le professeur Schickele en personne :
P.D.Q Bach allait même jusqu'à écrire personnellement les textes de ces cantates et opéras ; voici par exemple le fameux Air du singe, tiré de son opéra Hansel and Gretel and Ted and Alice :
Et expecto resurrecreation;
Et in unum Dominos and checkers;
Qui tollis peccata mundi morning.
Mea culpa kyrie elei-
Sonny Tufts et Allah in Pompeii;
Donna nobis pacem cum what mei;
Agnus and her sister Doris Dei;
Lord, have mercy on my solo.
Et in terra chicken pox romana;
Sic sic transit gloria mañana;
Sanctus estes Kefauviridiana
In flagrante delicto Svetlana;
Lord, have mercy on my solo.
Credo in, at most, unum deum;
Caveat nabisco mausoleum;
Coitus interruptus bonus meum;
Kimo sabe watchum what you sayum;
Lord, have mercy on my soul so low
Et, pour élargir cette rapide incursion dans l'univers musical si fascinant de ce rejeton Bach, voici l'étonnante Eine Kleine Nichtmusik. Je vous propose également d'écouter ici (l'intégration par html a été désactivée sur cette vidéo, je ne peux donc pas la publier ici) le final de l'Enlèvement de Figaro (features : Papageno et Mamageno, Donald Giovanni, Schleporello and Co - oui, quelques connaissances et références musicales sont certes nécessaires pour pleinement goûter toute la saveur de cette musique particulière et novatrice).
Écoutons enfin le professeur Schickele en personne parler de sa découverte (en anglais), au son du seul duo pour Violon et Tuba jamais écrit :

Papageno 22/03/2011
phc 25/03/2011
Djac Baweur 25/03/2011
nadia-vraie 08/05/2011
sittelle 26/05/2011