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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 15:30
    On l'a tous expérimenté : on finit toujours par personnifier nos outils de travail les plus quotidiens. Par leur donner une âme, les investir d'affectif.
    Même votre ordinateur, là, taratata, ne niez pas, vous lui parlez, si si, à chaque fois que ça bugue ou que ça prend trop de temps, bien sûr que vous l'engueulez, que vous l'admonestez, que vous le suppliez, que vous le menacez.
    Et tenez, par exemple, mon courageux petit ordi à pédales, valeureux petit ordi, qui avec un processeur à 233 MHz, rendez-vous compte, même les calculatrices actuelles vont probablement plus vite, et bien ce vaillant petit Mac réussit à supporter le système 10.3 et avec même pas assez de mémoire vive en plus. Haa, brave petit ordi.
    Vous avez remarqué ? «Brave», «courageux», «vaillant», alors que bon, des puces en silicium se foutent, comme moi de ma dernière pièce de 5 centimes, de toute notion morale : elles font, ou elles font pas, point barre, et si elles font, c'est comme on leur dit de faire (certains rêveraient d'avoir des travailleurs comparables à des puces de silicium, mais c'est un autre débat...).

    Oui mais voilà, c'est humain, on est capable de s'attacher à tout ce qui nous prolonge d'une manière ou d'une autre. On peut se mettre à aimer un stylo, ou un carnet, ou un tournevis, ou un rabot.
     Je sais pas si c'est valable pour des tuyaux d'arrosage, des serpillères ou des balais à chiottes, évidemment, mais ne détournez pas la conversation je vous prie, vous avez parfaitement compris ce que je voulais dire.
    Alors, imaginez ce qu'il en est quand, plutôt qu'un outil, c'est un instrument, objet d'art en lui-même, et plutôt que dédié au travail, il sert la musique. Un instrument de musique, quoi.

    Certains musiciens leur donnent carrément des petits noms ; si vous en avez l'occasion, regardez donc  à l'intérieur des boîtes d'instrumentistes, invariablement vous avez quelques photos des enfants, du chien, ou juste de la décoration, comme si on y recréait un petit univers personnel et intime.
    Dans mon cas, mon alto n'a pas de petit nom, je ne suis pas bisounoursophile à ce point, malgré certaines apparences, mais j'ai quand même deux cartes postales rigolotes dans ma boîte.
    Mais je ne pouvais pas manquer de vous présenter un jour ou l'autre mon plus fidèle compagnon, qui se balade pratiquement partout où je vais, et avec lequel j'en ai vécu, des vertes et des pas mûres, grâce, ou à cause, selon les cas, de lui, ha là là, sacré Bébert (zut je me suis trahi... !).



    Cette vue présente la caisse (sic) de l'instrument ; à droite le manche, sur lequel la partie noire en ébène se nomme la touche (c'est là qu'on pose les doigts, d'où le nom, sans doute, issu de toucher). À gauche, en noir encore, la mentonnière, accessoire fixé sur la caisse ne faisant pas partie de l'instrument proprement dit, sur lequel on vient douillettement lover son menton.



    La face présentée ici est la table, dans laquelle sont découpées les ouïes, ou familièrement les esses. À gauche, les cordes sont fixées sur le cordier ; les cordes sont soutenues par le chevalet.








    Voici le dos. Alors que le bois utilisé pour la table est toujours de l'épicéa, celui utilisé pour le dos est le plus souvent de l'érable, comme ici, qui présente ces rayures caractéristiques ; mais le dos peut-être fait d'autre bois (poirier, peuplier...). La table et le dos sont taillés dans des blocs constitués de deux plaques collées ensemble (on distingue bien la ligne de séparation sur le dos). Il existe des dos fait d'une seule pièce ; mais la table a besoin d'être en deux parties collées, pour des raisons de symétrie, afin d'avoir de part et d'autre de la ligne de partage des veines de bois de taille équivalente.



Les côtés sont constitués des éclisses, en érable comme le dos, ce qui permet de faire apparaître ces ondulations. De profil, on voit que la touche est surélevée par rapport à la table : en effet, c'est la table qui vibre (selon des modes de vibrations très compliqués) et qui produit l'essentiel de l'amplification des vibrations produites par les cordes et transmises par le chevalet, il faut donc au maximum laisser la table libre de vibrer.
On remarque que la table et que le dos sont bombés, essentiellement dans le sens de la longueur : il s'agit de répartir le poids transmis par la tension des corde sur les côtés, au lieu qu'il agisse perpendiculairement à la pièce de bois. Imaginez que pour un violon, c'est 25 kg qui s'appuient sur une planche de 2mm !









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commentaires

plombier paris 16 26/01/2015 12:34

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

seo services 18/12/2014 14:09

Les techniques de chasse de persistance sont développés sur différents niveaux dans différentes parties du monde. Depuis le Moyen Age, nous savons de la technique que Parforce chasse tirée du Parforce français qui signifie avec force.

medium.com 06/10/2014 12:28

La Terre contient environ un billion de tonnes de bois, qui croît à un rythme de milliards de tonnes par an. Comme, une ressource renouvelable neutre en carbone abondante.

http://www.howtowindows.com 17/07/2014 14:35

Wood is used immensely to manufacture a great number of things, from music instruments to handicrafts. In fact, wood was the first raw material mankind discovered to make different things like table, chair and many more. The blog has a reflective note on this very fact.

linaigrette 21/11/2008 13:22

Altesse, vous dites : ce sont plutôt les altistes, qui ont droit au même traitement que les belges en termes de blagues. Toutefois, j'ai l'impression que ça a tendance à s'estomper, au fil du temps - on se lasse de tout
... s'estomper... il y a une quinzaine de jours sur France mu l'altiste invité a dû subir ces blagues... et bingo, moi qui ne connais pas encore d'altiste (...) j'ai appris que les altistes etc... comme quoi c'est pas prêt de s'estomper...
... je profite, là, pour vous remercier de vos quelques interventions sur le Clopine'blog... d'avoir rappelé (?) que l'espace était féminine en typo... et à ce propos, connaissez-vous le petit (mais très beau) livre "Chier dans le cassetin aux apostrophes"? de David Alliot (ed. Horay,2004)... un maouh à la minette!
 

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