(note : l'usage d'un casque d'écoute est fortement conseillé...)
C'est pas parce qu'on est en pleine célébration cholestérophile qu'il faut laisser son âme en friche.
Prenons donc un peu de hauteur vis-à-vis des agapes consuméristes et partons dans le monde fascinant du contrepoint des Maîtres du Moyen-âge et de la Renaissance.
Le contrepoint, je l'ai déjà évoqué ici, consiste à
superposer des voix qui ont chacune leur destin particulier mais qui, dans le même temps, sont interdépendantes les unes des autres, faute de quoi on obtient une cacophonie informelle.
En effet, si vous faites entendre deux mélodies ensembles, il faut bien qu'à chaque instant, les notes jouées en même temps s'accordent harmonieusement (étant donné que le côté
«harmonieux» de la chose, très relatif, dépend fortement de la période historique musicale considérée, ce qui est accepté comme harmonieux par les uns ne l'étant pas forcément par les autres).
Là se situe donc la difficulté du contrepoint : arriver à écrire des parties intéressantes et libres, tout en contrôlant les rencontres simultanées note à note. Évidemment, du
Moyen-âge à Brahms, Strauss, Boulez, les réponses à ces exigences diffèrent considérablement, mais le problème de base reste le même.
Cependant, rappelez-vous : vous avez forcément entendu un jour, planqué(e) à contre-cœur dans un obscur cours de musique, un jour gris, un jour de pluie crachottante, un jour
d'ennui, le jour où justement vous étiez un peu grippé(e) et, en conséquence, trop accablé(e) pour lancer comme d'habitude des boulettes de papier sur ce grand couillon de Pascal, contraint(e)
malgré vous d'écouter vaguement le bla-bla ronronnant de la dame, donc, vous avez forcément entendu dire, même vaguement, qu'au début était le chant grégorien.
Le chant grégorien, tellement popularisé en son temps par le fromage «Chaussée aux moines» (c'est un temps que les moins de vingt ans ne
peuvent connaître), est un chant d'église à caractère monodique, tenant son nom du pape saint Grégoire le Grand (sic) qui en son temps (590 - 604) avait
remis de l'ordre dans le bordel liturgique d'alors.
Monodique, donc, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'une seule mélodie, plus ou moins improvisée à partir d'un canevas, et a priori seulement soutenue par un bourdon(1), une
note tenue, de la même manière qu'en musique classique indienne par exemple. Il est d'ailleurs à remarquer que la monodie est la forme la plus largement répandue de musique «savante» dans le
monde.
Le chant grégorien se base tout d'abord sur des modes bien particuliers, dits «modes ecclésiastiques».
«Et alleeez, ça commence bien, alors c'est quoi, un mode, scrogneugneu ?», vous entend-je maugréer.
Rappelez-vous : j'en ai déjà parlé à propos de la tonalité, et en fin d'article sur Stravinsky.
Un mode(6), c'est une échelle de note qu'on se donne entre une octave: ce qui compte dans le mode, ce sont les espaces entre
les notes successives, serrés (demi-ton en musique occidentale, mais ça peut être plus serré dans des musiques d'autres parties du monde), ou espacés (un
ton entier en musique occidentale, ça peut-être plus petit ou plus grand ailleurs). Par exemple :
Do --- ré --- mi ---
fa --- sol --- la --- si --- do 1 ton 1 ton 1 demi-ton 1 ton 1 ton
1 ton 1 demi-ton
Les modes qu'utilisent le chant grégorien proviennent assez directement des modes plus anciens du système grec, ayant par-là même inclus les découvertes de Pythagore sur la
division d'une corde (divisée en deux, elle laisse entendre l'octave, en trois, la quinte, en quatre, la double octave, en cinq, la tierce majeure, etc...), ce qui a conforté la constitution de ces
modes en tons et demi-tons, en tout, deux demi-tons et cinq tons par mode, le mode dépendant finalement de la place des demi-tons en question.
En effet, si on suit la constitution d'une gamme par Pythagore, ça se fait en empilant des quintes(2) : on commence par do, la
quinte en dessous c'est fa,la quinte au-dessus de do c'est sol, la quinte de sol c'est ré, la quinte de ré c'est la, la quinte de la c'est mi, la
quinte de mi c'est si, et là, STOP ! On a obtenu do-ré-mi-fa-sol-la-si, et
les intervalles de tons (entre do et ré, par ex) et de demi-tons (entre mi
et fa, par ex)(3).
Or, les moyen-âgeux adorent les jeux de chiffres, et par là mêmes, les considérations pythagoriciennes (leurs sudokus de l'époque, quoi), d'où leur attachement au système
grec.
Les modes ecclésiastiques sont au nombre de sept, et sont organisés de manière assez compliquée dans les théories moyen-âgeuses, mais en fait, finalement, ça correspond au sept
modes qu'on peut constituer avec les touches blanches du piano. Je m'explique, et je vous donne ainsi matière à frimer dans les soirées mondaines.
Le mode de do, par exemple, qui est la gamme toute simple do-ré-mi-fa-sol-la-si-do, le mode
qu'on a conservé par la suite en musique tonale, hé ben en grégorien ça s'appelle un tritus plagal, et chez les grecs un hypolidien. La classe, non ? Pour faire un mode de ré, bien
connu des bluesmen, hé bien on garde les notes de la gamme de do, mais simplement on commence et on finit par la note ré : ré-mi-fa-sol-la-si-do-ré, ce qui nous donne, bien entendu, ce bon vieux tétratrus
plagal, autrement plus connu sous son nom hellénique d'hypomixolydien.
Pour faire un mode de fa, c'est à dire le tritus (ou lydien), on commence par fa : fa-sol-la-si-do-ré-mi-fa ; pour faire un mode de
mi, le mode utilisé par les andalous, on commence par mi (ça donne le deutérus, ou phrygien), de même pour le mode de sol (tetrardus, ou mixolydien), pour le mode de la (protus plagal, ou hypodorien), et enfin le mode de si, très peu usité
(4)(deutérus plagal, ou hypophrygien).
Ce qui est important, c'est que le mode s'écoute donc en référence avec la note de départ, les intervalles constituant le mode étant perçus par rapport à cette référence ; les
différences de couleur, de ressenti, de climat, dues à chacun de ces modes, proviennent de leurs intervalles constitutifs, mis en rapport avec une note polarisante, qui est soit suffisamment
répétée, en particulier comme point d'aboutissement de chaque phrase mélodique, soit carrément tenue en bourdon pendant le chant.
Par exemple, prenez d'une part le mode de do : do-ré-mi-fa-sol-la-si-do
et le mode de fa d'autre part : fa-sol-la-si-do-ré-mi-fa, que je vais transposer en do, c'est-à-dire que je conserve intact les
intervalles du mode, mais en le faisant commencer par do : do-ré-mi-fa#-sol-la-si-do.
Vous voyez la différence ? En mode de do, on a un fa normal, en mode de fa transposé en do, on a un fa# (le dièse hausse la note d'un demi-ton) : au lieu
d'avoir mi et fa serrés, c'est fa# et sol qui le deviennent, alors que mi et fa#, par contre, s'écartent. Hé bien,
croyez-moi ou non, ça change vraiment l'impression produite par la musique. Je vous jure.
De même, le mode de ré transposé en do donne : do-ré-mib-fa-sol-la-sib-do
Les différences sont cette fois le mi et le si qui se bémolisent (qui descendent d'un demi-ton)
: là encore, rien à voir, mais alors, rien, c'est fou.
Par exemple, les indiens, enfin je veux dire, les indiens d'Inde, enfin bon, oui, d'accord, pas tous les indiens, les musiciens indiens (vous êtes pénibles, hein ?), attribuent
des moments de la journée à chacun de leurs innombrables modes, autrement appelés ragas(5), en fonction de l'état d'âme qu'ils sont censés faire ressentir : ainsi, il y a les ragas du
matin, les ragas du soir, etc...
Pour tenter de vous faire sentir la spécificité des modes, sachez déjà que l'exemple de plain-chant audible en tout début d'article est en mode de ré ; par la suite, je vous donnerai les modes des exemples musicaux (quand ils sont clairs), pour vous faire remarquer les différences d'ambiance. Par exemple, ce
plain-chant est en mode de mi:
Il sait chanter le gars, hein ? Loin de moi l'idée de vouloir lancer la polémique, mais les stars académiciens et autres, à côté, hein, enfin, bon, bref...
Voici, de plus, des exemples de mode étranger à la musique occidentale (les deux premiers tirés de musique turque, les deux autres de musique iranienne), qui peuvent comporter
des intervalles subtilement différents des tons et demi-tons des modes occidentaux, ce qui rend immédiatement perceptible leur origine extra-occidentale, pour vous dire qu'un mode, ça tient à pas
grand'chose, et ça y fait beaucoup. Toutefois, vous ne serez pas sans remarquer que le deuxième exemple iranien, joué au Tar, fait entendre en fait un mode de do tel que le nôtre (à un poil près).
La deuxième grande caractéristique du plain-chant grégorien, consiste en la préoccupation de toute musique monodique : comment passer d'une note à l'autre. Voilà, on veut aller
de do à ré ; bon, évidemment, n'importe quel rustaud pas bien fin chantera «dooooo», puis, enchaîné, «rééééé». Ha
ha ha. Alors, là, ça c'est sûr, vous pouvez parier.
Vous avouerez que ça manque de subtilité, pour le moins. Les moines, qui sont des gens raffinés et qui aiment se compliquer la vie pour faire plaisir au petit Jésus et à son
paternel, ont donc cherché à agrémenter les mélodies de base, et ce faisant ont développé une notation bien particulière, des espèces de pattes de mouche au-dessus des notes ou à la place des notes
qu'on appelle neumes (et neumes emmerdez pas, hein). Ces neumes indiquent en fait pas à pas comment procéder, en liaison avec le
texte à prononcer et les accents toniques qui en découlent, puisque le but du jeu est quand même, au départ, de chanter les textes liturgiques : d'abord monter puis descendre, ou alors monter
directement sans passer par la case départ, etc...
Alors, me direz-vous, et même si vous me le dites pas, je le demande quand même, parce que sinon, je peux pas faire la suite de mon article, donc, comment est-on passé du chant
grégorien monodique à la polyphonie du contrepoint, dans notre vieille Europe ?
(1) On me dit dans l'oreillette que le terme exact musicologique dans le cas du plain-chant grégorien, plutôt que bourdon, est "ison". (2) Je rappelle qu'une quinte, comme do-sol, c'est au choix : l'intervalle entre cinq note (do-ré-mi-fa-sol, 1-2-3-4-5), un intervalle de 3 tons et demi, un rapport de fréquence de 3/2 (vous prenez une fréquence, c'est-à-dire un nombre de battements par
seconde, noté en Hertz, vous multipliez par 3/2, et paf vous avez la fréquence de la quinte), la seconde harmonique d'un son. (3) La constitution des modes et des gammes est une chose en fait bien plus compliquée dans le détail, et c'est un champ d'étude passionnant quand on le relie à l'ethnomusicologie,
mais bon, là je schématise, et de toute façon j'y connais pas grand'chose de plus, donc... (4) Magnifiques exemples d'utilisation de mode de si dans le trio flûte alto et harpe de Debussy... (5) Vous l'auriez deviné ? En fait, un raga, c'est plus compliqué qu'un simple mode, c'est encore un peu plus que ça, mais bon, ne mélangeons pas tout... (6) Une illustration sonore des modes ici
Référence des extraits musicaux (merci à mebahel pour son aide) :
Kyrie : Orbis factor, "Graduel d'Aliénor De Bretagne" (Manuscrit du graduel daté entre 1260 et 1280) Plain-chant et polyphonies des XIIIe
& XIVe siecles , Ensemble Organum M.Peres, Harmonia mundi Alleluia, chants de l'Eglise de Rome période byzantine, Ensemble Organum, Marcel Peres, Harmonia Mundi Turquie, Cinuçen Tanrikorur (Ud), Ocora Radio-France, Harmundia Mundi Tradition classique de l'Iran II, Le Tar, Daryoush Tala'i (Tar), Djamchid Chemirani (Zarb), Musique d'abord, Harmonia Mundi
Voilà, alors merci Djac pour ces explications, je vais tout bien relire....
(y'a interro après?)
Bravo pour le boult, ça me scotche.
Et en fait, ce type de musique c'est vraiment mon trip perso...
Ha bah au moins y'en a trois qui m'ont lu, merci à vous...
C'est déjà ça, même si j'ai la furieuse impression de prêcher des convaincus...
Don Quichotte is my hero !
Mélol.. tu sais quoi?
N'oublie pas la dimension temporelle :
les gensses sont
-en vacances loin du net
-en vacances et avec une gastro de nowel
-en vacances et aux caraïbes
-en famille (et optionnellement ça *peut* être des vacances)
-en vacances et sans neurones dispo (surtout quand en famille)
-etc.
mais surtout en vacances.
Donc les blogs-comms sont vacants.
:-)
Halala, p'tite nature l'altesse :-)
tttttttt....Rev'nez les gens ! sinon l'altiste va nous faire des fausses notes... :-( t'oublies quand même tous ceux qui lisent sans le dire... allez les 4 autres qui sont là en même temps que moi... un p'tt coucou pour dire que c'est vachement intéressant, super, génial, incroyable (ne rien barrer, juste rajouter)...tout ce qu'il nous raconte.. :-)
Nan, mais attendez, j'en suis pas à quémander des commentaires juste pour le commentaire, hein, je vais pas commencer à faire la quète, genre à vot'bon cur m'sieur-dame, pour un pov'blogueur abandonné, c'est pas ça le truc, je sais bien que les gens sont en vacances (enfin, pas tous, hein, pas tous, ni toutes, enfin, bon, bref...).
C'est juste que des fois, comme ça, on aimerait vérifier que le boulot serve à quelque chose, voyez.
Mais bon, that's the deal, le travail de l'ombre, la patience du modeste artisan, le destin de l'artiste solitaire, tout ça tout ça...
Bon, j'voudrais pas que tu partes en dépression, alors je salue l'effort didactique (et utopique?). Je crains fort d'être totalement réfractaire à l'analyse musicale. Peux pas être prise aux tripes et au cerveau en même temps, donc il se met automatiquement en panne.
Mebahel, je confirme, les vacances en famille, ce n'est pas exactement l'idée que je me fais des vacances, mais bon...
Poor lonesome Djac, il y a de la générosité à vouloir partager sa passion... et je suis une ingrate.
>Cathie : ben à moi, il me semble que séparer cur et cerveau n'est pas la meilleure idée. Les connaissances seules ne font pas tout, les émotions non plus.
Quand on s'y connaît peu, ou pas, en musique, il me semble qu'avoir quelques repères, pouvoir un peu situer les choses, peut être une aide pour s'investir dans une uvre de tel ou tel et découvrir des mondes inconnus. Savoir comment c'est fabriqué et par qui, n'enlève rien au plaisir, et peu au contraire le décupler en décryptant plus en détail ce qui se passe.
Bref, au moins, si ça fait de bien ça peut pas faire de mal.
Et de toute façon, l'Art, comme l'Homme, est indissociablement émotif ET intellectuel.
Je confirme : les vacances et les réunions de famille ne sont pas propices aux commentaires... Mais comme j'ai eu juste le temps de lire et d'écouter ce nouvel article de vulgarisation musicale, je ne peux pas m'empêcher de dire : BRAVO !
Sans déconner, faire un article comme ça, avec du texte intelligible voire drôle, des extraits musicaux qui expliquent dans l'instant ce que les mots ne suffisent pas à décrire... c'est extrêmement précieux.
Peut-être as-tu raison, je ne sais pas. A une époque (lointaine) de ma vie, j'ai beaucoup chanté de grandes messes et cela a radicalement changé ma façon de les écouter. Je me préférais l'oreille plus innocente. J'ai connu un musicien professionnel qui se désespérait de ne plus pouvoir entendre du classique sans le décortiquer et l'analyser sous toutes les coutures. Cela semblait une souffrance pour lui. Je suppose que chacun réagit différemment.
De plus, j'ai en ce moment la capacité de concentration et la vivacité d'un loir hibernant, ce qui ne m'aide guère à comprendre.
D'autres que moi te montrent combien ton travail vaut d'être lu, et j'ai aimé ta réponse. J'y réfléchirai et je t'en remercie.
Bien longtemps après l'hyper actualité, cet article suscite encore mon commentaire. Une façon de dire qu'il est très bon, un peu trop bon même peut-être pour le système blog. 1°) très intéressant et pédagogique. Mélomane et un peu musicien mais peu docte, j'ai finalement compris aujourd'hui ce qu'est un mode. 2°) les considérations sur l'ethnologie de la musique montrent à qui pourrait l'oublier aujourd'hui (fin 2007) qu'il y a d'autres cultures que la française, que toutes ne sont pas forcément inférieures à la notre, d'ailleurs qu'inférieure et supérieure, dans le domaine de la culture, ca ne signifie rien. Des évidences bien sûr mais qui font du bien à lire quand on a par ailleurs entendu un certain discours à Dakar en aout dernier. 3°) mon enthousiasme est un peu retombé quand j'ai vu qu'en fait je n'avais pas bien compris les modes. En écoutant les deux morceaux dont tu donnes les modes, je n'arrive pas à conclure aux bons modes. Le premier chant (kyrie) je crois trouver une note de référence (le premier bourdon) à partir de laquelle je compte les intervalles tels qu'ils sont chantés. Je trouve que les intervalles les plus resserrés (les 1/2 tons) sont entre la 2° et la 3° note à partir de la note de référence et entre la 5° et la 6°, ce qui fait que je déduis que la 2° est un si et la 5° un mi et donc que la note de référence est un la, et donc je trouve un mode de la. Or tu dis que c'est un mode de ré. Je suis desespéré. Même chose, pour le deuxième morceau (Alleluia) je trouve une note de référence, et par rapport à elle, les 1/2 tons me semblent être entre la 2° et la 3° puis entre la 6° et la 7°, ce qui me fait conclure qu'il s'agit d'un mode de ré. Mais tu dis qu'il s'agit d'un mode de mi.
D'où ma question ,docteur, où me plantais-je? Je ne crois pas me tromper en discernant les demi-tons. Ne prenais-je pas alors la bonne note de référence? Ou la note de référence n'est elle pas celle qui détermine le mode.
commentaire n° : 17 posté par : Le Benoir le: 01/12/2007 18:19:46
>Le Benoir : merci infiniment pour tes compliments, qui justifient tout le boulot de ce blog... ;o)
Pour le premier exemple, en fait il y a une ambiguïté ; en vérité, je ne suis pas assez expert pour la lever.
Au début de chant, en effet le 5e degré est ornementé au demi-ton supérieur, ce qui va dans ton sens et suggérerait un mode de la ; sauf que plus loin, un peu avant la moitié, le chant passe sans équivoque sur un 6e degré un ton au-dessus du 5e - c'est ce que j'ai retenu, considérant que le demi-ton du début n'était qu'une ornementation de passage.`
Pour le deuxième exemple, là je comprends pas quelle note de référence tu entend, mais il y a nettement un demi-ton entre le 1er degré tenu en bourdon et le 2e...
;o)
Pour le Kyrie, me voilà rassuré. Pour l'alleluia, je ne percevais pas la bonne note de référence. Je relis ton article et je comprends mon erreur. A un moment, tu parles de "note de départ". Juste après, tu en reparles avec le terme de note "polarisante", celle qui est "suffisamment répétée, en particulier comme point d'aboutissement de chaque phrase mélodique". En fait, j'avais mal compris le terme de "note de départ". C'est le point de départ à partir duquel on compte les degrés. Pas forcément le point de départ du chant. Dans le cas précis de l'alleluia, j'avais dans l'oreille la note de départ du chant, qui est en fait un ré. Mais la note de référence, celle qui est bien polarisante, et qui est celle par laquelle les phrases finissent, est bien un mi.
Bonjour , c'était juste pour vous remercier d'être venu au monde , il faudrait plus de gens comme vous , enfin un site ou on ne vous demande pas la CB pour écouter un petit morceaux demusique , encore bRavo , ce site ne sert pas du tout a que dalle ! et on apprécie aussi beaucoup l'humour qui se pert de plus ne plus , grace a Dieu , il en reste .
aussi , je recherche a écouter un morceaux " Subvenite " dans les Chants des défunts , car faisant parti d'une Chorale , nous avons ces Chants a mémorisé et je voulais tous simplement le trouver sur internet , mais rien que CB , n° CB ect . >Ecoeurant .
Bonjour ! Je suis surprise par le premier exemple que vous donnez, qui ne ressemble pas du tout à quelque chose du VIème siècle ! Avec ce bourdon sur deux notes, les interpolations, le chant mixte, ça me semble très très moderne pour du "plain chant". Je crois reconnaîntre l'ensemble Organum, qui d'habitude ne "modernise" pas trop ce qu'ils chantent. Quant au mode de "si", vu qu'il n'a pas de dominante, on comprend que Debussy s'en soit servi LOL ! Bisous, Sandra. PS : je fais ma fière juste pour essayer de t'impressionner, et t'inviter à visiter mon petit blog tout nouveau tout beau^^
>Thalia : pour ma venue au monde, voyez ça avec mes parents, plutôt ! :o) Subvenite, je ne sais pas du tout ce que c'est. Essayez peut-être sur les sites découte gratuits, comme Deezer, LastFm, etc..., mais malheureusement il y a peu de choix en classique...
>Sandra : pour l'exemple que je donne, je ne cherche pas à faire de la musicologie avancée ; le but est d'abord de sensibiliser au répertoire, de proposer une porte d'entrée pour qui n'y connait rien. Pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a largement de quoi en livres érudits ; par contre, à ma connaissance, il y très peu d'ouvrages de vulgarisation. Donc voilà...
Bon courage pour ton nouveau blog tout nouveau tout beau ! :o)
c'est pas bien
:-)