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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 22:18
   Aimable participation de jaune ouaine. (voir le premier épisode)

    Le mardi matin, Mamie gara sa 4L beige (elle ne savait conduire que la 4L du Papy qu'elle avait gardé après la mort de celui-ci. 350 000 km au compteur quand même !) à l’emplacement marqué Mamie sur un petit panneau en alu.
    Il était 8 heures. Les trois autres places du mini parking, devant les bureaux, étaient réservées à Robert, HMC et JJ., qui étaient déjà là. Les autres membres du personnel garaient leur tas de boue derrière l’usine, au fond, cachés à la vue.

    Après avoir salué Fabienne, la grande bringue de l’accueil, Mamie monta au premier pour rejoindre son bureau. Jipette s’affairait déjà pour préparer le café, sachant Mamie très ponctuelle. A peine assise, Mamie héla Jipette pour qu'il fasse venir les trois lumières.
    Cinq minutes plus tard, les trois mousquetaires du yaourt était devant Mamie. Robert, d’emblée, pour éviter que l'un des deux autres la ramène, tout sourire annonça que ça y était ils avaient trouvé un projet génial que même les américains y z’auraient pas pu en trouver un aussi génial.
    «Ah, bon, fit Mamie, dubitative. Et quoi donc est-ce ?
    - Eh ben on va faire un yourt à la violette. Même que si ça marche on pourra le faire après au coquelicot et à des tas d’autres parfum.
    - Mouais, fit Mamie. Pourquoi pas. Après tout, si y faut faire n’importe quoi pour vendre, maintenant, va pour la violette. Un de ces quatre on va en faire au poireau !
    - Ah, j'y avais pensé ! Fit HMC, mais les aut’ y m'ont dit que c'était une connerie !
    - C'en est une, dit Mamie. Mais n'’importe quelle connerie peut se vendre maintenant, alors, le poireau... on y viendra peut-être...»
    HMC, tout fier, toisa ses deux collègues comme l’infâme Zorg sait si bien le faire. Sauf que là ça n'impressionna personne. Le regard vide ? Les oreilles décollées de HMC ? On ne sait trop dire... Un je-ne sais-quoi qui prête plutôt à éclater de rire. Bref les deux collègues n’en avaient rien à battre.
    «Bon, allez c'est parti ! dit Mamie. Trève de balivernes, au boulot. Tout le monde sur le pont ! dit-elle désabusée.»
    Mais pour celui qui était un tantinet observateur, on put voir comme un voile dans le regard de Mamie. Jipette, tout en sensibilité s’aperçut du voile et demanda :
    «Vous allez bien Madame Mamie ? Vous avez l’air lasse. Un petit café tout frais pour vous remettre en forme ?
    - Merci mon petit Jean-Pierre, vous êtes gentil. Laissez moi seule, j’ai besoin de faire le point. Le yaourt, j'en ai marre, ras-la-casquette...»
    Elle ne maugréait pas, non, elle soupirait.
    Quelques instants après Mamie expirait.

    C’est Jipette qui s’occupa de tout pour les obsèques. Il fit composer une très belle corbeille. Il refusa la proposition de Robert de faire faire un coussin de violettes. Il avait trouvé le dernier message de Mamie : «la violette m’a tuer»... Alors...
    Un dernier hommage lui fut rendu en grandes pompes (elle chaussait quand même du 45 !).
    Ils sont venus ils sont tous là, même ceux du sud de l’Italie, y’a même Georgio le fils maudit, elle va mourir la Mami-iii-eu !
    Ö Mamie, Ô mamie mamie blue ô mamie blue...

    Une bien belle cérémonie comme on aimerait en voir plus souvent.

    Le personnel eu droit à une heure de congé et tout de suite après fut convoqué par la nouvelle direction, rien que des anonymes venus d’une autre planète, pour annoncer un plan de restructuration qui prévoyait une palanquée de licenciements et de mises en retraites anticipées.
    On ne sait ce qu’il est advenu de Jean-Pierre, Robert, Hubert et les autres...

    C'est en lisant un entre-filet dans le journal Le Dindon Déchaîné, mensuel tirant à 450 exemplaires, que l'on apprit qu'’un certain jean-Jacques officiait désormais aux grandes Zorg de la cathédrale de Limoges. Il était décrit comme un personnage étrange qui, en dehors des offices, montait sur la colline la plus proche pour se prosterner vers les cieux en chantant des odes à un certain Djoni : «Où vas-tu Djoni, Pour moi la vie va commencer» etc...
    Par ailleurs il fut surpris plusieurs fois à taguer sur les murs de la ville, sans doute un signe de reconnaissance  : Hildegonde. Signe que l'on retrouva gravé sur certaines chaises de prière de la cathédrale avec cette injonction : reviens !


    Fin des aventures acadabrantesques de Mamie Nova, la reine du yaourt.

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commentaires

Djac Baweur 13/07/2007 23:48

>Barbara ; c'était donc vrai ! Pauvre de vous... Je compatis...
;o)

barbara 13/07/2007 23:08

Le yaourt à la violette ça existe bel et bien.Elle n'avait peur de rien, Mamie.Personnellement j'ai fait un jour l'expérience désastreuse du yaourt à la verveine.... immonde, et j'en avais six pots, que j'ai dû avaler, ma trés chère famille n'ayant pas le goût du risque.

jauneouaine 13/11/2006 17:41

Arbobo pour les pintades s'adresser à TF1 ou à la Française des jeux ! Il doit y avoir moyen de former une forte section syndicale !

arbobo 13/11/2006 15:24

jaune, j'approuve aussi ta création d'un organe de presse du front de libération du dindon. Est-ce que ce parti à une section pintades, ou faut-il s'adresser à un autre syndicat?

jauneouaine 13/11/2006 13:20

Hugo, ceci est une autre histoire. Elle reste à écrire par quelqu'un ou quelqu'une. Pourquoi pas toi, si Djac est dac ?

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