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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 10:40
Je suis estomaqué.
Étourdi, confondu, abasourdi, effaré.
Médusé.
Sidéré.
Et plutôt plié en deux, aussi.

Figurez-vous que trois personnes, oui, trois personnes, sont tombées sur ce blog en tapant sur Gogole «musique sérielle Obispo» ou «sériel Obispo».

Si.

Dingue, non ?

Allez, dénoncez-vous, qui c'est qui a fait la blague ?

:o)

[EDIT] : le petit farceur s'étant dénoncé, je modifie le titre afin que toutes les recherches Gogole soient enfin prises en compte...

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commentaires

Pazpatu 14/11/2006 17:33

>Djac : pourquoi vouloir opposer musiques populaires et musiques savantes ? On ne va pas forcément comparer Obispo et Beethoven (le premier va finir par avoir les oreilles qui sifflent, pour le deuxième, on n'en est plus là...).Mais qui laissera la trace la plus fondamentale de Miles Davis ou de Boulez ? De Radiohead ou de Dusapin ? Je demande à voir...Bon, c'est vrai que je me fais un peu l'avocat du diable ;-)>Rififi : dommage pour le concert car "Music for 18 musicians" est vraiment une très belle pièce.

rififi 14/11/2006 09:03

effectivement, Reich c'est ce soir à la cité de la musique. Ca aurait été intéressant après tout ce que je viens de lire.... mais pas possible.

Djac Baweur 14/11/2006 00:47

>pazaptu : "'importance non négligeable de la musique sérielle "
Argh !
Importance énorme !!!
Entre les pour et les contres, entre les suivistes et les réactionnaires, la quasi-totalité de la musique moderne de la deuxième moitié du vingtième s'est construite à partir du dodécaphonisme, ou en tout cas de ses paradigmes !!
Bon, ensuite, il ne faut pas confondre les musiques utilitaires, et l'Art musical.
J'ai conscience qu'"utilitaire est un terme à consonance péjorative, mais je ne l'utilise pas pour ça, juste pour son sens objectif (j'en trouve pas d'autre là tout de suite).
Par musique utilitaire, j'entends musique qui sert à faire danser, qui sert à accompagner une cérémonie, qui sert à illustrer une histoire, etc... C'est à dire que la musique est prétexte et véhicule de quelque chose d'autre. Dans ce cas, oui, on recherche l'efficacité, et la répétition est directement efficace.
Mais si on se place dans le cadre de l'Art musical, où la musique est entendue pour elle-même et rien d'autre, afin de constituer une œuvre belle comme un tableau est beau, alors il ne s'agit plus de recette, mais de création, dans laquelle impérativement il faut équilibrer le répété et le nouveau (trop de répété provoque l'ennui, trop de nouveau provoque la perte de repères), et ce qui s'appelle le discours. Les musiques classiques indienne, soufi, iranienne, turque, et européenne fonctionnent sur ce principe, appliqué de manière différentes évidemment.
Dans le cadre du discours musical, une répétition peut être prise comme telle (comme dans le cas des minimalistes), ou peut être pris comme un élément rhétorique ajouté à d'autres : dans ce dernier cas, il n'y a pas réellement répétition à l'identique, puisque quand on ré-entend un passage, on est passé entre-temps par tout un cheminement, qui fait que la seconde fois ne s'entend pas dans le même état sensible que la première, et c'est tout l'enjeu de la forme sonate justement : résoudre dans la ré-éxposition ce qui a été mis sous tension dans l'exposition.
Cette dialectique de la répétition est donc diamétralement opposée à la répétition pure pour elle-même des minimalistes, où il s'agit de répéter un même motif à l'infini (c'est l'effet créé) comme seul élément musical, et ce qui les rend à mes oreilles beaucoup plus "pauvres" en sens. En effet, ils cherchent ce faisant (et ce ne sont pas les seuls) à faire passer des recettes "utilitaires" pour de l'Art musical, ce qui est une sorte d'usurpation (tout ce qui brille n'est pas d'or, tout ce qui est d'or...), d'où la réflexion assassine de mon prof d'analyse citée plus haut.
Cela dit, il n'est pas question de considérer ce que j'ai appelé musique "utilitaire" comme une sous-catégorie à considérer avec mépris, pas du tout : c'est juste qu'il s'agit d'une autre écoute, d'une autre fonction, pour d'autres moments, ce qui nécessitent donc d'autres manières de faire de la musique.
Autre concession évidente à ce que je viens de raconter : les choses ne sont pas aussi découpées en deux proprement au scalpel comme je l'ai fait pour les besoins de la démonstration, les frontières sont plus floues : mais bon, quand même.

Pour écouter du Reich, je préconise le Sextett, qui est plus directement hypnotique dans des sonorités aquatiques, que Different Trains, plus dur et âpre (avec les sirènes de train, les ruptures de tempo, etc..)

>Christophe : pas vu !!!

>arbobo : mais je profite des deux, je profite tout autant des chambrages : sauf qu'au lieu d'être flatté au plus haut point vu la provenance du compliment, je suis plié en deux... C'est pas plus mal, au fond. ;o)

arbobo 13/11/2006 21:48

le reich des débuts c'est par ici, au fait :http://arbobo.over-blog.com/article-2912425.htmlmais on s'éloigne effectivement de la musique sérielle, malgré des réseaux en commun.mais djac parle de tout ça de manière bien plus savante (pour une fois que je chambre pas, profite, c'est sincère)

Pazpatu 13/11/2006 21:12

Il était à Caen aussi, je crois.

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