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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 18:17
    Y'a vachement longtemps, dans une galaxie super loin...
    L'Empire, ça chiait grave des bulles. Alors, la Princesse Lycra, elle se bougeait le cul pour rameuter la Rebellion. Mais l'infâme Zorg, il est super balèze, alors ça craint pour la Princesse. Heureusement la Princesse elle a des couilles, du coup l'infâme Zorg il flippe un peu sa race quand même, et la Rebellion se la pète à mort, mais bon c'est quand même pas sûr qu'il vont gagner, c'est serré putain.


Épisode tou

    Le Sigma Fox Shippyards Coco Alpha-Class Shuttle Millenium Air Wing Falcon Omega III atterrit sans dommage sur la piste 42-M de l'astroport le plus crasseux de Kachtajoy, qui de toute façon était une planète tout à fait crasseuse, sans arriver à la cheville de Pluton, bien sûr, n'exagérons rien (et sans dommage, ça voulait dire que, comme deux fois sur trois, il ne s'était pas écrasé comme une bouse).
    Djoni avait un gros soucis. Ce qui constituait l'exploit d'être à la fois un euphémisme et un pléonasme.
    En effet, il devait un sacré paquet de schblomph à un prêteur sur gage vil et retors, le puissant Djobha (dit le Hutin), personnage assez repoussant puisqu'extraterrestre du genre assez proche du poulpe, mais en plus visqueux (vous savez, avec des gargouillis tripailleux et bouillabesques accompagnant chacun des ses gestes), et qui se faisait avantageusement seconder par son frère Djobhy*, au moins aussi repoussant que lui (donc efficace), prêteur donc, à qui Djoni avait promis un remboursement rapide grâce à un boulot-sûr-sûr-certain-demain-sans-faute. Hildegonde, dans le dos de son couillon de frère, avait instinctivement haussé les épaules et levé les yeux au ciel, ce que n'avait pas manqué de remarquer Djobah (dit le Hutin), qui avait donc aussitôt accepté l'affaire avec un sourire gourmand. Pas con, Djobah (dit le Hutin).
    Mais voilà, les délais de remboursement étaient largement outrepassés, et Djoni se devait d'une part, d'éviter de croiser les sbires du prêteur, d'autre part de trouver vite du boulot pour tenter de gagner suffisamment de schblomph afin d'essayer de trouver grâce aux yeux de Djobah (dit le Hutin).

    La situation de Djoni était donc simple, mais chiante.

    C'est pour cela que Djoni avait décidé, enfin, admis que sa sœur n'avait pas complètement tort de se rendre sur Kachtajoy, planète périphérique à la météo exécrable, dont plus un seul centimètre carré n'était libre de construction, si bien que la planète n'était plus qu'une ville colonisant sa surface comme de la moisissure sur une pêche, mais qui avait dès lors l'avantage de réunir tout ce qui comptait de clandestins, de crapules, de trafiquants et autres vaisseau-stoppeurs. Bref, l'endroit rêvé pour un baroudeur.
    Les alentours de la piste 42-M étaient absolument déserts, ce qui était parfaitement normal et habituel sur Kachtajoy, et même paradoxalement rassurant. Autant, sur d'autres planètes, l'atterrissage du moindre astronef provoquait l'attroupement d'une petite foule d'abrutis de curieux venus pour faire coucou de la main, voire dans certains cas d'un petit comité d'accueil avec des colliers de fleurs et une ou deux potiches au nombril à l'air, autant sur Kachtajoy tout le monde respectait pieusement la règle numéro un qui avait cours sur cette planète : chacun se démerde, et si ça te plaît pas c'est le même tarif. Et de cette façon, si vous notiez la présence d'un comité d'accueil sur Kachtajoy, il valait mieux franchement s'inquiéter : c'était que la Garde Impériale vous attendait de pied ferme, que ça allait chier pour votre matricule, et que vous aviez donc encore une petite chance de filer dare-dare.

    C'est donc le cœur léger que Djoni sifflotait gaiement au milieu des entrepôts crasseux qui renvoyaient un écho métallique des sons aigus qu'il émettait en chassant l'air entre ses lèvres serrés (bref : il sifflotait).
    Hildegonde avait préféré rester dans le vaisseau, considérant qu'il était plus important de s'occuper de la compta, et qu'en plus, se balader innocemment sur une planète telle que Kachtajoy était prendre un risque certain quant à la sauvegarde de sa vertu. Ce qui était franchement exagéré, entre nous soit dit. Certes, les habitants de Kachtajoy n'étaient pas des enfants de chœur, mais enfin on a quand même sa dignité, s'pas ?
    Sam, de son côté, prétexta devoir effectuer des «révisions techniques indispensables» (terme de métier qui signifie : pioncer de pied ferme).

    Djoni se présenta donc au poste de douane seulement accompagné de Cheequetabah.
    Oui, j'imagine que, commençant à vous familiariser avec Kachatjoy la crasseuse, vous avez forcément tiqué à la lecture de «poste de douane». Non, mais rassurez-vous, il y a «poste de douane» et «poste de douane» : il s'agissait ici d'une barrière (absolument dérisoire vu l'étendue immense des pistes et hangars de l'astroport, au milieu de laquelle cette pauvre barrière trônait, aussi utile et dissuasive qu'une pancarte sur laquelle serait inscrit à la main : «faites pas trop les vilains, s'il vous plaît» ; mais, sans barrière, point de douane, n'est-ce pas), barrière associée à une cahute qui contenait tant bien que mal un être mi-humain mi-porcelet, dont l'activité principale consistait à s'entraîner à battre le record d'enfoncement de l'annulaire dans les fosses nasales (dans ses bons jours, il pouvait atteindre jusqu'à 5,8 centimètres. Essayez voir, au lieu de rigoler bêtement).
    À l'approche de Djoni et de Cheequetabah, le préposé interrompit son entraînement, déboucha sa narine droite, et s'adressa à Djoni d'une voix plus pâteuse que de la crème de marron :
    - Dites-donc vous avez quoi dans votre poche ?
    - Moi mais j'ai rien dans mes poches !
    - Si, là, c'est quoi ça ?
    - Quoi dans celle-là ?
    - Non, l'autre.
    - Ben j'ai rien !
    - Nan pas celle-là, plus bas.
    - Ben j'ai rien non plus !
    - Et le truc, là, le machin qui dépasse ?
    - Où ça ?
    - Ben dans votre poche, là !
    - Celle-là ?
    - Nooon, de l'autre côté !
    - Je vois rien. Vous êtes sûr ?
    - Mais làààà, juste sous votre main, là ! ! Y'a un truc qui dépasse, enfin quoi !!
    - Haa ça ? Biiiin heuuu, ouaiiis, c'est mon pisto-blaster...
    - Beeen voyons. Et le petit malin, il a oublié qu'il y avait une taxe pour ce genre de joujou, hein ?
    - wwaaaahhuooOOOOUUUuuurghhgh !!! (*y va encore nous faire chier longtemps, l'autre débile ?*)
    - Bon, c'est bon pour cette fois, hein, mais attention, heuuu, la prochaine fois, hé bien, heuu, attention !
    Et, immanquablement troublé par les deux mètres trente velus de Cheequetabah qui finissaient toujours par emporter l'adhésion au bout du compte, il se trompa de narine et embrocha celle qui n'avait pas été dilatée par les exercices d'échauffement du matin, et il se fit très mal (ce qui lui permit, toutefois, d'obtenir quinze jours d'arrêt pour accident du travail, la moindre des choses pour un athlète de sa trempe).

    Djoni et Cheequetabah sortirent donc sans encombres du terminal de l'astroport, et là, devant leurs yeux, s'étala un décor magnifique, incroyable et extraordinaire.

    Ha oui, la prochaine fois, rappelez-moi de vous parler de l'infâme Zorg.

(...à suivre)


*Djobhy Djobha©, wordgame by Arbobo™

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commentaires

Ed 13/10/2006 16:38

Oui, c'est sûr, je reviendrai, je prendrai le temps de lire toutes ces notes et commentaires qui me paraissent de qualité. Chez moi aussi, j'ai du soutien et des commentaires qui pourraient le décourager. Je suis Ed au féminin, et cela semble stimuler ce genre de personnage. Qui en plus est homophobe. Le tableau complet.
Je laisse également parfois les commentaires qui sont les plus ridicules.
 

Djac Baweur 13/10/2006 00:17

Ne vous en faites pas, je vous crois bien volontiers : la chose m'avait parue fort étrange...
Et ces gens ne cherchant qu'à faire chier leur monde, cette méthode ne m'étonne que trop peu, hélas.

Cela dit, les trolls n'ont pas fait long feu par ici : c'est que j'ai des commentateurs efficaces, comme vous avez pu constater...

Soyez le(la) bienvenu(e) ici !!!!

Ed 13/10/2006 00:09

Vous êtes le premier blog où je m'aperçois que mon troll, (mon vieux con ???) se permet d'envoyer des com's à mon nom et en ajoutant mon lien. Si vous voulez vérifier mon adresse mail et IP demandez à Evariste. Je ne me permets pas de traiter qui que ce soit de "chacal".*
Ce troll a fait pareil chez moi en signant Evariste et Naturel.
 

Djac Baweur 18/09/2006 13:59

>Ed : je ne suis pas certain de comprendre votre succinct propos.
Parce que le chacal n'est pas du au blog, figurez-vous. C'est pas trop le but, à la base, voyez. A moins de penser que Debussy pue le chacal ? Je vois pas trop.

Ed 18/09/2006 13:49

Oua, très classe ce blog.Ca pue le chacal ici. On est mieux chez soi.

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