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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 10:17
    IL Y A BIEN LONGTEMPS, DANS UNE GALAXIE LOINTAINE, TRÈS LOIntaine, heuu... Ben en fait, pas si lointaine que ça, Andromède c'est tout con, j't'explique, tu prends la Voie Lactée tout droit, tu prends la deuxième à droite, là hop tu chopes le premier trou noir après la nébuleuse, et là hop c'est direct, yapa plus simple. Ou alors, si ya des bouchons, ya les départementales, par Orion tout ça, mais pff... Ça rallonge un max.


Épisode wouane.

    Haaa l'Univers !
    Extraordinaire Univers !
    Myriades d'étoiles scintillantes constellant le noir profond du vide interstellaire, fascinants systèmes planétaires au ballet complexe et multi-millénaire, prodigieuses nébuleuses enchanteresses offrant leurs couleurs chatoyantes telles des papillons géants de gaz rares étendant leurs ailes immatérielles par-delà les années-lumières, merveilleuses comètes infatigables filant d'un trait de lumière au travers du vacuum cosmique pour un interminable voyage...
    Bon, et puis il y a Pluton (c'est très moche, Pluton).

    Bref.
    Présentons nos héros.
    Voici d'abord venir notre fier baroudeur de l'espace, j'ai nommé Djoni S. Aleedey (le «S», c'est pour «Sigismond», auquel tenait beaucoup sa mère : mais son père, entre deux whiskies, réussit à éviter le pire et refusa catégoriquement. Sa mère fit pourtant valoir que le nouveau-né avait vraiment une tête à se prénommer Sigismond, mais le père s'emporta en arguant de cet argument, non sans raison, quoique avec une syntaxe relativement limitée : «quoi, sa gueule, qu'est-ce qu'elle a, sa gueule ?» Dès lors, ce fut Djoni).
    Bon, pas la peine que je fasse semblant en tentant de vous décrire une sorte de Robert Redford de l'espace, même par écrit vous finiriez par comprendre que ça ne colle pas et qu'il y aurait eu arnaque.
    Donc, autant vous le dire tout de suite, Djoni était une sorte de grand gringalet, constitué de plus d'os que de graisse, qui dégageait la même férocité qu'un labrador de trois mois et qui incitait autant de respect qu'un ouistiti, mais qui restait persuadé de devenir rapidement un grand contrebandier, honoré et estimé dans tout la galaxie.
    Djoni, un petit mot ?
    «wouah, heu, hé bien, yeay, salut à tous, heu, bienvenue dans mes aventures, et accrochez-vous les gars, parce que ça va valser, wouuh !!»

    Bien sûr, impossible pour un cas comme Djoni de réussir quoi que ce soit seul.
    Ainsi, il était secondé par sa sœur, Hildegonde Aleedey, plus souvent surnommée Hildy (cette fois le père avait abdiqué. Quand il avait vu à quoi ressemblait le bébé, il avait fait : «Ha. Ho là là. Ha oui, là, en effet. Là d'accord». Ça a donné, au complet : Hildegonde Josiane Pénélope Aleedey).
    Hildegonde avait suivi son frère par idéal romantique, en pensant que barouder dans l'espace lui ouvrirait la route des grands frissons ; certes, il fallait pour cela supporter son grand couillon de frère, ce qui n'était pas rien, mais des lunettes double-foyer et un physique que nous qualifierons de complexe (quelque chose entre l'assiette et le ragondin) ne lui laissaient pas vraiment le choix. Et puis, son truc, à Hildegonde, c'était la compta. Elle adorait la compta. Or, ça tombait bien, parce qu'avec l'autre grande andouille, il valait mieux toucher sa bille en compta, pour éviter la catastrophe (enfin, pour éviter d'aller plus loin dans la catastrophe, serait-il plus juste de formuler).
    Chère Hildegonde, vous voici, voudriez-vous dire un petit mot à nos lecteurs ?
    «Nan

    Djoni avait également un compagnon précieux et inséparable, ce brave Cheequetabah le Youqui. Heureusement pour Djoni que Cheequetabah traînait toujours dans le coin quand il avait un problème, car, en plus de ses deux mètres trente, Cheequetabah avait tout de l'orang-outang velu, et en particulier des bras s'apparentant à un véritable hymne à la mécanique du levier : en gros, il valait vraiment mieux éviter d'être dans la trajectoire du déploiement d'une de ses grosses mimines.
    Cheequetabah, allons, saluez donc vos admirateurs !
    «WooooaAAAOOOOooouuurghhgh»
    Ha oui, heu, Cheequetabah, vous l'aurez compris, était un digne représentant d'une noble race extraterrestre, les Youquis, il s'exprimait donc dans une langue riche et poétique toute en nuance, qu'il suffit de traduire par le truchement d'une médiavox universelle installé autour du cou. Voilà.
    Cheequetabah ?
    «WooooaAAAOOOOooouuurghhgh» (*casse-toi, tu m'emmerdes, gros naze*)

    Bien sûr, pour qu'un équipage soit complet, il faut un mécanicien, sans quoi le baroudeur est à la merci du moindre incident technique fort dommageable pour des aventures dignes de ce nom. Djoni avait réussi à embaucher Sam Feshiey, un grand black costaud (d'ailleurs, est-ce que ça existe, un grand black pas costaud ?), qui avait une conception de la mécanique toute personnelle, ce qui, probablement, expliquait que Djoni avait réussi à l'embaucher quand personne d'autre ne voulait de Sam.
    Sam était assez farouche, homme solitaire, homme de l'ombre, fier ouvrier, vivant dans l'antre noir du monde des machines, mais je suis sûr, Sam, que vous voudrez adresser un petit mot à nos lecteurs :
    «Ta gueule, va chier.»

    Bon.
    Sinon, bien évidemment, vous vous en doutez, si mécanicien il y a, c'est que Djoni squattait fièrement un vaisseau spatial qu'il avait acquis grâce à quelques économies et à un emprunt remboursable sur 255 ans (Hildegonde en faisait des cauchemars une nuit sur deux. Dans le classement des arnaques du siècle, celle-ci faisait bonne figure, et bien sûr c'était son crétin de frère qui s'était fait piégé).
    Djoni était très fier de son vaisseau, un Sigma Fox Shippyards Coco Alpha-Class Shuttle Millenium Air Wing Falcon Omega III.
    Djoni aurait du se méfier, car on sait bien que plus le nom est à rallonge, plus la marchandise est louche. Par exemple, il était de notoriété publique que le A-7 était de la meilleure qualité pour un prix défiant toute concurrence, mais Djoni estimait qu'un baroudeur tel que lui n'avait rien à faire avec la notoriété publique, sauf celle le concernant.

    Une autre fois, je vous parlerai de l'infâme Zorg.

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commentaires

mebahel 09/09/2006 13:29

Boah, le A-7 en fait, c'est une autoroute.
De l'espace, soit mais quand même.
D'où le déplacement hyper rapidissime, et les bonnes parts de marché.

DjiBi t'a trompeR

SPP
(murff)

Christophe 09/09/2006 12:59

On le trouve où le A-7 ? C'est fou, dès que Djac a parlé technique, ça m'a excité ! J'ai pourtant regardé dans mon Official guide to the Star Wars vehicles, et je ne l'ai pas trouvé. A moins qu'il n'ait été commercialisé sous la marque Logan ?rlj

mebahel 07/09/2006 13:07

Ouh, subtil celui la :-)
Bon je repique au taf.


MCK (ou nana, au choix, ou jagger tiens...)

Djac Baweur 07/09/2006 12:47

Djoba the Hutt, alors ?

arbobo 07/09/2006 12:43

allez, pas chien, je te prête un titre pour la suite des aventures : djoni djoba.non non, pas de chèque restaurant, c'est cadeau je te dis.

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