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Mardi 26 février 2008

Il était temps de me rappeler que la désormais mythique phrase d'accroche de ce blog, en regard du titre, est en fait une figure rhétorique typique que les érudits se feront un plaisir de nous rappeler, qui consiste à suggérer subliminalement que «ce blog est génial et absolument fascinant, et son auteur est un gars absolument fantastique», mais dissimulé sous un intitulé qui invite à penser que «ce gars sait toutefois ne pas se mettre en avant et pratique assez couramment ce que certains que je ne citerai pas nommeraient auto-flagellation, car non seulement ce gars est génial mais en plus il est modeste», accroche pseudo-négative et tellement subtile qui tient donc en ces mots : «le blog qui sert à que dalle».

 

En effet, il était temps de me le rappeler.

Il vous est certainement déjà apparu qu'internet regorge dans tous les coins de blogs sur les mangas, le point de croix, et les recettes de cuisine, qu'on ne sait plus quoi en faire, et que du coup le trop-plein d'infos rend toute velléité d'innovation dans ces domaines à peu près vaine.

Par conséquent, pour servir à que dalle dans toute la plenitude du plus pur quedallisme possible, l'idée m'est donc venu en toute logique de vous proposer une recette de cuisine. Ça tombait pourtant sous le sens, et je ne comprends même pas comment un gars aussi génial que moi n'avait pas eu l'idée avant.

 

Qui plus est, cette recette n'a rien, mais alors rien d'original, les plus fins cuisiniers d'entre vous la considéreront même certainement avec une moue de dédain, voire auront peut-être même du mal à considérer qu'on puisse décemment appeler ça une recette - tout juste un vulgaire et vague mode d'emploi pour débutant, à la rigueur.

C'est-à-dire que le quedallisme, en tant que discipline spirituelle exigeante, a ses impératifs.

Allons-y.

 
Pollachius-virens-00004.JPG

 

1. Le lieu

 

Ceux qui me répondent «la cuisine» sont d'emblée exclus et vont au piquet.

 

Car ici le lieu c'est un poisson, et non un endroit, et là je parle du lieu noir(1) (non ce n'est pas la cave, n'insistez pas). Il y a aussi du jaune, mais je n'ai pas pu vérifier si le lieu jaune était asiatique quand le noir était africain.

Dans cette recette, il s'agit précisément d'un filet de lieu noir(2). Ou de deux filets si vous avez la chance d'être deux. Ou si vous avez faim.

 

Après avoir acheté le mien, quelle ne fut pas mon amère déception, ayant gougueulé pour me faire une idée, de lire qu'il fallait prendre garde à ce que la chair du filet soit bien blanche, alors que le mien était visiblement noirâtre, ce qui m'avait pourtant paru logique vu la dénomination de lieu noir, car enfin quoi, le monde a tout de même une certaine cohérence, me disais-je en moi-même, car enfin, si c'était blanc, cela devrait s'appeler lieu blanc, sinon il n'y a pas de logique possible, et lors, pas d'Univers qui tienne, si le lieu noir est blanc, plus rien ne tourne rond, tout est vain et inutile, la vie est absurde, et pourquoi pas du lieu bleu-lavande, ou du lieu kaki, tant qu'on y est ?

Je commençais déjà à me lamenter sur mon incompétence, ma naïveté coupable et mon inaptitude à la vie en société, jusqu'à ce que je mange le résultat de ma préparation et que je m'aperçoive que mon lieu était parfaitement succulent, sans contestation possible. Il semblerait donc qu'il vaille mieux faire confiance au poissonnier du marché qu'à internet, la modernité a ses limites.

 

Par contre, si vous trouvez du lieu marron à pois jaunes, laissez tomber et prenez un poulet.

 

2. Les zaricots verts

 

Les zaricots verts, ça s'équeute.

Alors, il y a principalement deux grands types d'attitudes face à l'équeutage : la moderne, et la métaphysique.

La moderne, quand on est habitué au micro-onde et aux sachets tout préparés, c'est d'être profondément rebuté à l'idée de passer un quart d'heure à une activité manuelle abêtissante et aliénante alors que franchement, il y a des conserves toute prêtes, merde quoi. Ne vous gaussez pas bêtement, nous avons tous en nous quelque chose de moderne.

La métaphysique, c'est de considérer en fait ce geste comme une conduite multi-millénaire, comme le pratiquait la grand'mère de votre grand'mère, et que, tout compte fait, refaire ce geste c'est comme être en contact direct avec les ancêtres, ce sont comme des générations entières qui s'expriment à travers vous, une sorte de communion avec les esprits et un recentrage au sein de l'Univers et du Grand Tout, une union profonde du zaricot-Yin et du zaricot-Yang, bref, un geste d'une spiritualité intense. L'équeutage des zaricots comme méditation transcendantale.

 

3 - Les zaricots, suite

 

Faites bouillir de l'eau. Si cette opération vous paraît complexe, laissez tout tomber et commandez une pizza. Sinon, quand ça bout, vous mettez les zaricots dedans, avec une ou deux gousses d'ail.

Conseil : il vaut mieux ôter l'enveloppe de l'ail avant. C'est vous qui voyez.

 

Évidemment, si vous êtes munis d'une cocotte minute, c'est préférable, la cuisson à la vapeur exalte les saveurs comme dans un jardin des délices aux mille senteurs enivrantes. Mais moi, comme j'ai perdu le petit bitonniau qui fait pchit-pchit, tant pis pour le jardin des délices aux milles senteurs enivrantes.

      

4 - Dans la poêle - premier épisode

 

Dans une poêle, faire revenir doucement des échalotes et des champignons dans un peu de beurre.

Faire revenir, ça ne sous-entend pas que les échalotes et les champignons étaient partis. En fait, ça veut juste dire cuire, mais vous savez ce que c'est, c'est toujours mieux d'avoir des mots et formules qui font classe pour ne pas avoir l'air d'un glandu lors des diners mondains.

Ne dites pas : «je fais cuire des échalotes» mais : «je fais revenir des échalotes».

De même, ne dites pas : «j'aimerais mieux te connaître», mais «je voudrais découvrir ton être ontologique au sein d'une intersubjectivité partagée».

C'est pour vous que je dis ça, hein, après vous faites comme vous voulez, mais si vous avez envie que tout le monde vous pointe du doigt en rigolant et en en s'exclamant «il/elle a dit qu'elle cuisait les échalotes, le/la ringaaaaard/e», c'est vous que ça regarde.

 

Bon, attention avec le beurre, faut pas chauffer trop fort, sinon le beurre roussit, et c'est très pas bon caca pouah. Et pourtant j'ai vraiment rien contre les roux.

Je me permet d'ajouter à tout hasard qu'il vaut mieux enlever l'espèce de pellicule en papier kraft qui recouvre les échalotes et les couper en petits morceaux (pardon, les émincer en petits morceaux) avant de les mettre dans la poêle. Mais là c'est pareil, hein, moi je dis ça, c'est pour vous, vous faites comme vous voulez.

 

5 - La farine c'est rigolo

 

Pendant que les zaricots bouillent (et ça prend pas mal de temps), profitez-en pour fariner sur les deux faces vos filets de lieu noir, afin d'éviter qu'à la cuisson, ceux-ci ne s'attachent. En effet, le lieu est très affectueux.

 

6 - Dans la poêle - épisode 2

 

Quand les échalotes et les champipis sont à point, verser un peu de vin blanc et de jus de citron dans la poêle. Il n'est pas vraiment utile de laisser les pépins de citron dans la sauce.

Ne restez pas au-dessus de la poêle, sinon vous vous prendrez toutes les vapeurs d'alcool (qui s'évapore plus vite que l'eau) dans le nez. Rigolez pas, j'ai déjà été beurré en faisant la cuisine.

Si en plus les champignons viennent du Mexique, vous n'arriverez pas à la fin de la recette, ce serait ballot. Cela dit, artistiquement parlant, sur le moment, cela peut avoir des résultats intéressants, mais par la suite décoller des bouts de champignons séchés du mur n'a jamais rien d'agréable.

 

Salez, poivrez, bien sûr. Ça devrait faire partie des automatismes. Sauf, à la rigueur, pour le yahourt et les céréales.

 

7 - Le moment clef

 

Vos zaricots sont presque fondants, la sauce a bien réduit (ça veut dire évaporé), dans le timing c'est le bon moment où mettre un filet d'huile d'olive dans une autre poêle. Relevons là une particularité culinaro-linguistique : un filet d'huile d'olive, un filet de poisson.

Et alors ?

Et alors rien, comme ça.

Bon, hahem, donc, une fois que l'huile est chaude (feu pas trop fort, il faudrait jamais chauffer fort, de toute façon, pour des raisons chimiques : plus on chauffe fort, plus chimiquement les aliments se transforment en des trucs bizarroïdes que le système digestif ne sait pas gérer), hop, on met les filets de lieu à cuire (là on dit pas revenir, chaipas pourquoi), genre dans les cinq minutes par face en gros. Quand on est sur la seconde face, salez-poivrez (le réflexe) et saupoudrez de coriandre en poudre. Comme ça, vous pourrez crâner en disant : «moi j'ai fait du lieu noir au coriandre, et toi ?» et l'autre il vous répondra qu'il a fait un saucisse-purée et il aura trop l'air bête, bien fait pour lui.

 

Quand le poisson est cuit, servez-le en mille morceaux dans l'assiette, car pour arriver à conserver sa forme originale au filet au cours du service, il faut se lever de bonne heure, ou alors être Harry Potter.

Un peu d'eau ou de vin blanc dans la poêle du poisson pour recueillir le fumet, et zou dans la sauce, en y rajoutant du beurre pour la route. On laisse un peu bouillir doucement pendant qu'on sert les haricots et qu'on coupe du persil sur le poisson.

Alors là, attention, je suis un intégriste du persil. Le persil, c'est bien, c'est nécessaire, c'est indispensable. Persil power. I love persil. Si vous n'aimez pas le persil, c'est même pas la peine d'envisager de me serrer la main. Le persil est au sommet de l'Évolution. C'est un des plus grands bienfaits de Dame Nature. Seuls les êtres grossiers, chafouins et sous-évolués négligent le persil. Inutile d'insister, je ne reviendrai pas là-dessus.

 

8 - Dégustation

 

Voilà c'est prêt. Vous nappez les zaricots et le lieu avec la sauce - moment de bonheur intense.

Et c'est bon.

Enfin, moi, c'était bon.

 

Après, évidemment, le talent, ça...

 

 


(1)
Notez le "ici" et le "là" dans une phrase sur le lieu et l'endroit. Voilà voilà. Non mais c'est des petits détails comme ça, des fois, l'air de rien.
(2) En vrai, vous pouvez mettre du merlan si ça vous chante. Le merlan est délicieusement fondant, mais avec pas trop de goût - le lieu a plus de saveur, est c'est pas cher du tout. Quant à un filet de rascasse, ça me plait moins, c'est un peu plus élastoque. À part ça, je connais pas assez, vous aurez peut-être d'autres idées, moi je débute en poisson, en fait.

 

par Djac Baweur publié dans : Anecdotes, enfantillages et billevesées
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Commentaires

Et si on est allergique à la coriandre (au coriandre?), on peut remplacer par quoi, chef, par exemple?? (à part du persil!)
commentaire n° : 1 posté par : Clémence le: 26/02/2008 22:02:05
Hum, çà a l'air bon..!

Je ne suis pas particulièrement étonnée qu'il y ait des champignons, ni que tu mentionnes des lieux marrons à pois jaunes.

Par contre, si un jour, l'envie me prend de faire un lieu au coriandre, je prendrais peut-être une autre recette (plus concise): j'aurais l'air malin en train de couper mes oignons et de marmonner "décoller les champignons du mur... m'enfin? ..ah, non, c'est un aparté de Djac"..

Le yaourt salé, çà se mange, et c'est très bon!

Ton premier paragraphe me laisse perplexe.. Faut que je cogite.
commentaire n° : 2 posté par : un être grossier, chafouin et sous-évolué. (site web) le: 26/02/2008 23:05:10
Et bien moi, tu m'as bien fait rire avec ta recette. En plus, ça à l'air bon !
commentaire n° : 3 posté par : Tiflo (site web) le: 26/02/2008 23:18:28
Je ne te traiterai pas de tête de litote, car tu dis bien, la litote n'est pas un lieu, ou un trope, mais une figure. Pis t'es quand trope? Quand t'es lieu.
Le lieu lavande existe mais se cache la figure: il s'est fait moucher par un poulpe...  Et tant va la poulpe à l'eau qu'à la fin elle se tache. Le site est ici sis, mais ce n'est pas le lieu.
Oups.

Aléoli, l'effort tue.
commentaire n° : 4 posté par : Ardalia 1 (site web) le: 26/02/2008 23:47:09
>Clémence : hé bieeeeeeen, maiiiiiis, par plein de truuuucs, heuuu, voyons voyons...
La cardamome, tiens, c'est délicieux, faudrait essayer, mais faut pas en mettre beaucoup je crois.

>être dégénéré, abject et vil : ça va, ça va, je t'ai reconnue. Honte à toi. Ouh que c'est vilain.

Tu prendrais une autre recette, ouais, mais en attendant tu rigolerais moins, et tu retournerais bien vite à la mienne... ;o)
Pour le yahourt, j'ai dit "à la rigueur". Je sais bien qu'il y a des tordus tout autour du monde. Tu me préviens si tu dégotte une peuplade qui met du persil dans son yahourt, que je déménage.

Cogite, cogite. Je t'assure, c'est très sensé. Un tantinet tortueux, certes, mais c'est très sensé quand même.

>Tiflo : ben oui c'est bon ! Encore heureux ! :o)
De toute façon du poisson frais c'est toujours délicieux, pas de surprise.

>Ardalia : gargl.
Faut que je relise leeeentement.
Dis-donc, tu as donc fait des champignons ? C'est ça ?
commentaire n° : 5 posté par : Djac Baweur (site web) le: 27/02/2008 00:23:46
Tu peux d'ores et déjà prendre ton billet d'avion: on trouve des recettes de raita qui incluent du persil..

Ah, et je suis sûre qu'ils recrutent des altistes, au Bollywood String Orchestra!

(liens en anglais, mais j'ai sommeil, je me dépêche)
commentaire n° : 6 posté par : un être grossier, chafouin et sous-évolué. (site web) le: 27/02/2008 01:24:09
>être inculte, médiocre et trivial : hoooooo, du concombre ET du persil !!
Si jamais ils mettent aussi des cornichons, je pars demain !! :o)

Bon, heu sinon, pour l'anglais c'est gentil, mais "string orchestra" ça va encore ;o) J'espère du moins que tu as bien dormi.

Jouer de la musique Bollywood en mangeant du raita... Je n'avais jamais pensé à un tel avenir. Tu pense que ça vaut mieux que de jouer du Petitgirard en mangeant du Nutella ?
Tu ne te vexeras pas si je te dis préférer a priori Petitgirard au Bollywood ?
Après, évidemment, jouer du Debussy en mangeant du lieu noir au coriandre, là...
commentaire n° : 7 posté par : Djac Baweur (site web) le: 27/02/2008 09:39:00
Yep, mais si tu regardes la liste de clients, tu verras qu'ils ont bossé avec Ravi Shankar...

Drucker ou Shankar, il faut choisir... :-)
commentaire n° : 8 posté par : klari ( qui reprend son vrai nom) (site web) le: 27/02/2008 12:40:41
>klari : ha oui, alors là, bon, évidemment, vu comme ça...
Mais c'était plutôt Dessay que Drucker, hein, n'essaie pas de me rabaisser comme ça...

Cela dit, même ainsi, je me demande si je préfèrerais pas Shankar, qui doit être nettement plus zen, a priori (forcément avec un prénom pareil, déjà).
Faut que je cogite.
commentaire n° : 9 posté par : Djac Baweur (site web) le: 27/02/2008 14:47:05
Moi aussi, j'aime le persil, et je trouve qu'il n'est pas mis assez en avant dans notre société.  
commentaire n° : 10 posté par : Eragny le: 27/02/2008 15:05:29
>Eragny ; je suis tout à fait d'accord. Le ministère de l'agriculture devrait faire quelque chose pour remédier à cette négligence scandaleuse. Mais tu parles, les lobbies du thym et du romarin sont puissants, les politiques se couchent, comme d'habitude. Pfff.
commentaire n° : 11 posté par : Djac Baweur (site web) le: 27/02/2008 18:22:38
bravo pour le choix du lieu noir qui est un poisson dont la consommation ne pose pas de problème pour le moment dans la perspective d'une pêche durable....pas plus d'ailleurs que le lieu jaune!!
Ces informations viennent du site WWF-France qui édite un petit "guide poisson" pour identifier les poissons à privilégier car il n'y a pas de surpêche et les poissons dont l'achat est à éviter (espèces surpêchées voire en voie d'extinction)
A consulter sur www.pourunepechedurable.fr/GUIDE_POISSON.pdf
commentaire n° : 12 posté par : Thérèse le: 27/02/2008 18:28:39
>Thérèse : alors là, j'avais vraiment pas fait exprès ! Ça explique probablement le prix très abordable du lieu.

Bon sang, le cabillaud est menacé d'extinction !!! Enfin, quoi, le cabillaud !!! Pas la baleine ou l'éléphant de mer, le CABILLAUD !!!
My god, mais quel monde...
commentaire n° : 13 posté par : Djac Baweur (site web) le: 27/02/2008 18:39:28
alors toi tu cuisines ton poisson avec une pince à spaghetti....
on se croirait à la cantine o_O

ceci dit j'admire ceux qui sont capables de bien cuisiner pour eux, moi je fais dans la simplicité, mais je suis capable de mettre les petits plats dans les grands à l'occasion ;-p
je retiens ta recette, on ne sait jamais. Mais les Haricots je les fais revenir juste avant de servir avec plein d'ail. miam
commentaire n° : 14 posté par : rififi le: 27/02/2008 21:44:24
>rififi : en fait, faut pas le dire, mais en vrai sur la photo c'est même pas du poisson c'est des escalopes... chttttt...
En fait, trop manger des trucs à la con au quotidien, ça me déprime, j'aime bien bien manger, surtout le soir, alors je me fais des petits plats ! :o)
commentaire n° : 15 posté par : Djac Baweur (site web) le: 28/02/2008 00:02:04
Et ne pas zoublier le fameux Lieu commun... hum hum
commentaire n° : 16 posté par : Bébert le: 28/02/2008 13:15:47
>Bébert : voilà un bon lieu dit !
commentaire n° : 17 posté par : Djac Baweur (site web) le: 29/02/2008 12:25:46
Bon, à part que j'aime bien ton écriture, et même si je ne manifeste pas souvent ma présence, ne crois-tu pas qu'émincer en petits morceaux de l'échalote n'est pas un poil redondant ?  
commentaire n° : 18 posté par : armel (site web) le: 01/03/2008 14:37:38
>armel : certes, dis comme ça, en effet, mais chipotons un peu (haaaaaa) : observe qu'il y a essai (je dis bien : essai) d'un effet comique à reprendre la phrase entière d'avant en précisant le terme, clin d'œil aux explications précédentes ; l'effet comique (sic) serait, me semble-t-il, amoindri si la phrase n'était pas répétée (effet d'anaphore ou approché). Donc, au prix d'une construction plénoastique ou perissologique, j'ai privilégié la construction humoristique (ou supposée telle).

T'in, comment je me sors de ce traquenard, moi ! :o)
(en vrai, j'avais rien vu, évidemment !)

Sinon, quel vin pour accompagner du lieu ?
commentaire n° : 19 posté par : Djac Baweur (site web) le: 01/03/2008 15:03:23
Quel vin?
La réponse est simple: celui que vous mîtes lors du très risqué épisode 2.
Un vin pas spécialement en rapport avec le type de poisson (encore que le goût du Lieu noir soit remarquable en ce qu'il a justement un vrai "goût de poisson", - contrairement à d'autres, à la Lotte pour ne pas la citer et pour en choisir un à l'autre extrémité de l'échelle des prix, la Lotte, poisson des gens qui n'aiment pas le poisson..., mais c'est une autre histoire...) un vin, donc, plutôt en rapport avec la façon de le cuisiner, ici frit enrobé de farine, et capable de tenir le coup face aux échalottes (lotte!), au persil, au citron et à la coriandre.
Rien ne sert de dire un muscadet plutôt qu'un riesling, un chenin de Loire plutôt qu'un blanc de Bourgogne. Dans une même appellation il y a déjà tant de différences selon les viticulteurs. Le mieux est de procéder à des essais successifs, en ne suivant que son goût (par exemple attendez-vous du vin qu'il apporte de la fraîcheur? ou bien des "épices" supplémentaires?) Visons plutôt haut dans la qualité, nous ne serons pas déçus...
Je ne veux détailler plus car pour moi il est déjà tard pour trop saliver.
Bravo pour votre humour. Et en toute fraternité pour ce qui est de se faire un peu de cuisine chez soi!
commentaire n° : 20 posté par : Pierre de champ (site web) le: 02/03/2008 22:21:05
>Pierre de champ : sympa le commentaire ! Merci ! ;o)

OK, je retiens la leçon, qui me parati fort sage, d'ailleurs. Plutôt que de dire tel met = tel vin, c'est vrai que ça parait réducteur.
Cela dit, en effet je crois que dans mon cas, il faudrait viser dans le haut de gamme, parce que je ne suis pas très vin blanc a priori, alors que j'adore le rouge, donc il me faudrait du très bon pour apprendre à mieu apprécier.

Pour tout dire, je ne suis vraiment pas un grand spécialiste de cuisine, et je n'ai aucune prétention à le devenir, mais c'est vrai que je trouve triste de manger utilitairement, j'aime bien quand même un bon petit repas, sans forcément tomber dans la sophistication compliqué qui, à mon sens, n'apporte pas forcément grand'chose.
Un plat simple avec des produits frais (comme le pâté du marché acheté hier, miôm, ou ben du Lieu frais,en effet très goutu comme poisson), avec un vin de qualité, ça suffit largement à mon bonheur !

À bientôt, en toute fraternité culinaire, donc !
commentaire n° : 21 posté par : Djac Baweur (site web) le: 02/03/2008 22:44:33
Salut Djac, évite de crâner en disant que tu as fait du lieu au coriandre, sinon c'était pas la peine de faire revenir ton émincé d'échalottes.
Clémence soulevait la question, c'est la coriandre...

Sinon merci à Thérèse pour l'info sur le guide des poissons. J'ai acheté du Cabillaud la semaine dernière, c'est mal. Je ne me souvenais plus s'il était dans la bonne liste ou la mauvaise...
commentaire n° : 22 posté par : Tam le: 03/03/2008 11:16:35
>Tam : argh, en effet, Lieu noir à la coriandre, j'avais eu un doute et pis je m'étais dit "naaaan", et puis voilà qu'en fait, si.
En même temps, il est bon de se la péter avec humilité, de se la péter en montrant qu'on est quand même accessible, parce que la perfection sans faille c'est quand même glaçant... ;o)

Ouais, et je voulais tester le dos de Cabillaud avant-hier, hé ben du coup j'ai renoncé et j'ai acheté du Lieu à nouveau (et je me suis régalé à nouveau). ;o)
commentaire n° : 23 posté par : Djac Baweur (site web) le: 03/03/2008 11:42:43
humm, heureusement que j'ai déjà mangé!

Pour les zaricots verts, il existe une troisième technique, encore plus à la pointe de la technologie: les zaricots surgelés. Parce qu'ils sont équeutés, qu'une fois cuits ils sont comme des zaricots extra frais (ils sont surgelé dans les heures qui suivent la récolte), qu'ils sont disponibles toute l'année et qu'ils sont moins chers que les acheter frais. Bref, je suis une inconditionnelle des légumes surgelés.
Maintenant, les acheter au marché chez un maraîcher, c'est super bien, reste qu'à cause de la corvée d'équeutage je les fais trainer une semaine dans le bas du frigo en général...

Et concernant le bitonniau qui fait pchit, normalement on peut en racheter chez les réparateurs de la marque des cocottes minutes. Et j'en ai vu en hypermarché également.
(dernière solution: se faire offrir une nouvelle cocotte, qui aura le pchitteur intégré et donc impossible à perdre)
commentaire n° : 24 posté par : majorette le: 03/03/2008 13:18:58
>majorette : pour les surgelés, c'est vrai qu'il y a du bon, mais d'une part il faut quand même avoir à disposition un bon marchand de surgelés de qualité (Picard pour ne pas le citer), ce que je n'ai pas, et d'autre part il faut posséder un frigo qui ne date pas de Mathusalem et doté d'un compartiment frais digne de ce nom, ce que je n'ai pas non plus.
Snif.
Cela dit, réfléchissons à ce que ça signifie d'avoir des légumes disponibles toute l'année, chose tout à fait artificielle. Moi, je suis d'accord avec Coffe, il faudrait retrouver les saisons ! Quand je vois comment je n'y connais rien dans les saisons des fruits et légumes, je me dit que quand même quoi, ça tourne pas rond cette histoire.

Quant à la cocotte-minute, je pensais à m'acheter un vrai auto-cuiseur moderne quand je serai grand. ;o)
commentaire n° : 25 posté par : Djac Baweur (site web) le: 03/03/2008 13:26:27
Ok pour ne pas acheter au marché/supermarché des légumes importés de je ne sais quel continent au beau milieu de l'hiver. Mais en hiver, par essence, il n'y a pas grand chose en légume "de saison", mis à part les patates, les choux et les légumineuses, et peut-être aussi les endives.
Donc si on a envie de manger des haricots verts ou des petits pois, les surgelés c'est tout de même le mieux, car ils sont récoltés et surgelés en pleine saison.

Est-ce que c'est pour ça que je suis un peu givrée? A creuser :-)

Bon, pour le frigo par contre... J'ai déjà conservé des légumes 2-3 jours dans le compartiment freezer de mon frigo, ça va. Mais je conprends tes réticences.
commentaire n° : 26 posté par : majorette le: 03/03/2008 13:48:44
Pour ma part, et tout en restant dans le vin italien, qui se voudrait ma spécialité, je suggérerais un vermentino. En plus, ce vin a l'avantage de pouvoir être également français (on en trouve en Corse). Mais bon, en fait, oui, un mets = un vin, on peut en sortir.
Quant à ton problème avec les vins blancs, on peut toujours tout essayer (jusqu'à une certaine limite), mais à mon sens, la puissance de la coriandre m'inciterait quand même à rester sur le vin blanc.
commentaire n° : 27 posté par : armel (site web) le: 03/03/2008 14:24:51
>Majorette : c'est vrai que le surgelé, si les légumes sont vraiment de saison lors de la congélation, c'est une super solution. Mais j'imagine qu'il faut quand même mettre le prix pour de la qualité ?
Parce qu'il doit aussi y avoir du n'importe quoi congelé...
(on fait de très bonne potée de chou, avec cumin et lardons !)

Oui, 2-3 jours, évidemment, mais l'avantage du surgelé sur le frais c'est de conserver longtemps, alors... ;o)

>armel : vermentino, jamais entendu parler, je note ! :o)
En fait, ma coriandre en poudre n'est pas très puissante, plutôt discrète, en fait.
Me suis-je fait avoir sur la qualité du produit (ça vient du marché pourtant) ? M'en sers-je mal ? Ou est-ce du à la coriandre en poudre, en opposition avec la coriandre en grain, ou avec la coriandre fraîche (effectivement très forte - et délicieuuuuuse !) ?
commentaire n° : 28 posté par : Djac Baweur (site web) le: 03/03/2008 14:35:10
oh ça va, je prend principalement des légumes non préparés, et là il n'y a pas franchement de marque qui tienne. J'ai déjà constaté que le prix était pareil voire moins cher qu'en frais (car il n'y a pas de perte en surgelé, alors qu'en frais il y a toujours une partie des stocks qui s'abîment, j'imagine)
commentaire n° : 29 posté par : majorette le: 04/03/2008 11:10:12
>majorette : chaipas, la question est à creuser. Mais il me semble que ça doit être comme dans les frais, tu dois avoir des surgelés bas de gamme, du légume cultivé à la chaîne en serre avec pesticides et compagnie et bon mais sans plus, jusqu'au légume cultivé bio ou approchant et vraiment goûtu. Le surgelé, ce n'est qu'une manière de présenter le produit, d'une certaine manière, pas une garantie en soi.
Je regarderais ce qu'il y a dans mon Franprix quotidien ! :o)
commentaire n° : 30 posté par : Djac Baweur (site web) le: 04/03/2008 22:57:36
Ah oui, j'avais pas noté, la coriandre, elle est en poudre... Alors, effectivement, elle a sans doute moins de goût.
commentaire n° : 31 posté par : armel (site web) le: 05/03/2008 10:57:00
Prochain coup, j'essaie avec de la coriandre fraîche ! :o)
commentaire n° : 32 posté par : Djac Baweur (site web) le: 05/03/2008 11:51:56

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