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Mercredi 6 février 2008

"Une rencontre ne s’oublie pas, elle vit. Elle alimente, souvent à notre insu, nos pensées, nos décisions, nos comportements, nos choix."

J'ai beaucoup progressé, seul, j'ai franchi beaucoup d'étapes importantes dans ma vie. Mais je tourne en rond, à présent.

Vivre une autre étape, c'est rencontrer quelqu'un, ça consiste en une aventure, un chemin, c'est vivre une expérience, et c'est cela dont j'ai besoin, ma bulle personnelle n'évoluera pas sans l'Autre. Ce ne serait pas la personne en elle-même qui me ferait progresser, mais l'échange avec elle, la relation même, le travail journalier que cela suppose, la construction pas à pas que cela nécessite. C'est de ce chemin-là dont je suis si profondément en demande.


Bordel, oui, j'aimerais tant rencontrer une personne qui poserait sa tête sur mon épaule juste parce qu'elle se sent bien ainsi. Une personne avec qui on ferait les fous avec des oreillers et des chatouilles. Une personne avec qui on on irait manger du saucisson et on se gaverait de bons gâteaux assis dans l'herbe au sommet d'une jolie colline. Une personne qui pourrait compter sur moi et pour laquelle je saurai assurer quand elle va mal. Une personne qui m'engueulerait et me remuerait le cul quand il le faut - et réciproquement. Une personne avec qui on partirait au fin-fond de la France, au hasard des routes, sans savoir où on va, en dormant dans des maisons d'hôte. Une personne avec qui on resterait des week-ends entiers sous la couette, enlacés, brûlants, abandonnés. Une personne qui me raconterait ce qu'elle ressent sur sa vie, ses relations, son être - et à qui je lui raconterait à mon tour. Une personne à qui je ferais visiter les lieux de mon enfance, et ce bout de campagne, là-bas, près de St-Côme, où j'allais si souvent me bâtir des destinées grandioses de cow-boy. Une personne à qui je pourrais faire des petites surprises de temps en temps. Une personne avec qui on pourrait discuter des heures de nous, des autres, du monde - de nos ressemblances et de nos différences. Une personne qui m'accompagnerait dans ma vie et que j'accompagnerais dans la sienne, sans idée préconçue d'un but à atteindre autre que celui-là.


On ne m'a jamais laissé au moins une petite chance, au moins vivre un petit quelque chose. Même pas au moins une belle nuit d'amour. Comme si moi, je n'y avais pas droit, je n'étais pas à la hauteur. Quand j'ai cru enfin avoir trouvé, voilà que ça s'est dérobé. Alors j'ai l'impression d'être un incapable, d'être inexistant, d'être "poussé en bas par des plus beaux, des plus forts que moi", comme dirait Souchon.

On me l'a bien fait comprendre, j'ai l'impression de n'être qu'un sentimentalo-gnangnan, vous savez, le "average frustrated chump", l'abruti crétin qui croit à la lune et qui saoule les filles à force d'être gentil et de se plaindre, exactement comme maintenant, tenez, quel beau cercle vicieux - une lopette, qui compte pour du beurre, à l'écart des vrais hommes qui savent séduire et se taper des meufs, eux. Peu importe que je sache aimer avec générosité, partage et sincérité, peu importe que je cherche à accepter pleinement quelqu'un tel qu'il est.

On me donne même pas ma chance pour prouver que je ne suis pas forcément ça - alors je le deviens d'autant plus. J'étouffe de regrets devant les occasions perdues, de remords de ne pas avoir su faire et dire comme il aurait fallu, et de solitude.


Alors là, voyez, j'ai plus trop le pep's pour continuer le blog, pour l'instant, j'ai un peu les tripes en vrac. Excusez moi pour ce déballage intime. Et on va faire une petite pause, vous voulez bien ?

par Djac Baweur publié dans : Anecdotes, enfantillages et billevesées
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Commentaires

Bon. Comme à l'accoutumée, je ne sais pas quoi dire. Mais si j'écrivais 2-3 mots,  ce serait qq chose de sympa, et d'intelligent.. Et qui ferait du bien au moral.

J'espère que le silence bloguesque ne durera pas trop longtemps..?
commentaire n° : 1 posté par : klari (site web) le: 06/02/2008 17:12:38
merci Klari, c'est gentil.
commentaire n° : 2 posté par : Djac Baweur (site web) le: 06/02/2008 18:14:33
Ok.
commentaire n° : 3 posté par : Ardalia 1 (site web) le: 06/02/2008 19:19:47
Tu sais Djac, quand on écrit comme ça ce qu'on ressent, ça à l'air "sentimentalo-gnangnan", et en plus on a peur car on sait quelle part de nous on livre, et on se dit que ça va ennuyer et qu'on va passer pour un pauvre naïf.
Mais quand c'est le lecteur qui lit, ça prend souvent aux tripes, et il compatit parce que souvent il se dit : "moi aussi".
Mais dans ces petits moments de déprimes, ça soulage de parler, ou d'écrire, et il faut généralement une bonne dose de courage.

Fais une pause si tu en ressens le besoin, mais par pitié, reviens-nous vite, dès que tu le sentiras.
commentaire n° : 4 posté par : Hippy (site web) le: 06/02/2008 19:53:04
je ne sais pas trop quoi écire qui pourrait t'être utile...la solitude peut être si pesante parfois qu'elle nous conduit bien près du desespoir...je voudrais te dire te t'accrocher surtout, que tu mérites de rencontrer quelqu'un de bien...on voudrait toujours que ces choses là se réalisent pour nos amis...
souvent je trouve que la vie est injuste, qu'elle semble donner toujours plus à ceux qui ont déjà beaucoup et que les oubliés le sont vraiment. Je ne sais pas si c'est vrai, mais dans certains moments de blues je suis prête à le croire..
je sais que c'est dur, je t'envoie tout mon soutien, et lorsque tu auras rencontré ta compagne, "celle avec qui on partage le pain", il te faudra encore tant de courage pour ce combat de l'amour au quotidien...car lorsqu'on aime on n'a jamais fini de souffrir non plus...
commentaire n° : 5 posté par : Isa le: 06/02/2008 20:20:04
>Ardalia : bienvenue au club, c'est ce que tu veux dire ?

>Hippy : c'est gentil. Pour le sentimentalo-gnangnan, c'est pas juste ce que j'écris là, c'est plus compliqué, un ensemble de chose.

>Isa : merci. Je sais bien que l'amour vécu et le couple c'est aussi pas facile, mais, a minima, c'est au moins autre chose.
"qu'elle semble donner toujours plus à ceux qui ont déjà beaucoup" tu peux pas savoir à quel point tu touches juste, d'une certaine manière.
commentaire n° : 6 posté par : Djac Baweur (site web) le: 06/02/2008 20:24:20
Je compatis à ta "souffrance" mais souviens-toi que c'est en ne cherchant pas que l'on trouve. Donc ne te focalise pas trop sur ça et vis ta vie; le reste viendra par la suite.
commentaire n° : 7 posté par : ChOmP le: 06/02/2008 21:03:13
Djac, tu est overdosé de blogs et tu as lu trop de livres. Elles n'aiment pas toutes que l'on leur joue du violon, fut-il alto. A force de chercher sur la carte du tendre tu risques de t'y perdre. T'en sais rien si "tu peux aimer avec générosité, partage et sincérité". Ce n'est pas à toi à le dire. On est toujours responsable, quelque part, de ses actes et du vécu qu'ils ont construit. Tu n'as pas non plus de remords à avoir (tu sais bien que les souvenirs qui prennent la couleur des regrets se teintent aussi de douleur fade). Ne bâtis pas trop de scenarios (scenarii est perfectionniste, symptôme agaçant, tu connais, isn'it ?) et laisse venir...Faut pas toujours jouer les chics types, surtout quand on en est un. Donc, laisse aller, c'est une valse, où parfois, sans que l'on y prenne garde, on chavire parfois à son coeur défendant. R.
commentaire n° : 8 posté par : Roberto le: 06/02/2008 21:33:49
Ho ? Sans déconner ?

P'tin les gars, vous connaissez tout à la vie, vous avez tout compris à tout, c'est cool, vous devez être des caïds.

Alors vos grandes leçons sur la vie, vous vous les gardez pour vous, okay ?
commentaire n° : 9 posté par : Djac Baweur (site web) le: 06/02/2008 21:39:38
Djac, pas de leçon sur la vie de ma part, je souffre du même mal, je supporte (?) aussi la solitude et l'incompréhension...
A celui qui a dit un jour "l'homme seul est toujours en mauvaise compagnie", je répondrai juste "vivre à deux, c'est règler ensemble des problèmes qu'on aurait jamais eu tout seul".

Désolé pour cet humour peut être pas de circonstance, mais comme tu le sais, l'humour est la politesse du désespoir ;-)
commentaire n° : 10 posté par : brasil80 le: 07/02/2008 07:31:14
Peut-être que ton impression de tourner en rond n'est pas tout à fait réelle. Comme tu le dis, tu as fait beaucoup de chemin, tu ne pars pas de rien. Du coup, tu laisses de la place à l'arrivée de l'Autre. Maintenant, c'est vrai que c'est pas top chrono, et que l'Autre ferait bien de se magner un peu, histoire de dire qu'on ne perd pas trop de temps. Mais, rien n'est perdu. Même si c'est difficile.
ceci est un exemple de commentaire concon. Mais je pense bien à toi quand même (avec mon air concon).
Une petite accolade ? Une p'tite bise ?
Kiki :-)
commentaire n° : 11 posté par : Posuto (site web) le: 07/02/2008 09:08:30
Je trouve ton mot très touchant, profondément émouvant.
Tu vois comme les apparences sont trompeuses: j'ai découvert ton blog il y a peu et, devant son intelligence mêlé de légerèté, sa grande gentillesse (un petit mot pour chacun); je me suis dit "ce mec est génial, il a forcément une copine!" Impression renforcé par tes nus féminins que je pensais d'après modèle personnel...
Je me demandais ce que tu faisais dans la vie, j'aurais du me douter que d'avoir tant de disponibilités pour un blog, impliquait de ta part avoir du temps. Et la relation amoureuse en prend beaucoup.
Pas de conseils. C'est très énervant dans ces cas-là.
Je ne crois pas au mythe du parfait macho qui emballe les nanas, ou alors ces nanas y correspondent, donc ne t'iraient pas.
Vu la sensibilité de ton blog (oui, ok, tu as aussi surement des défauts, comme tout un chacun), tu apparais comme une vraie "pépite", qui ne demande qu'à trouver sa correspondance. 
Pourvu qu'elle brille (mais d'authenticité et non d'apparence trompeuse ou repoussante (cf supra)), cette pépite, et elle attirera les regards! N'est-ce pas ce qu'elle fait déjà avec succès dans ce blog?
Je t'embrasse, et te souhaite d'avoir bien vite une dulcinée pour le faire!
commentaire n° : 12 posté par : Giny le: 07/02/2008 09:21:49
Je suis désolée pour vous Djac, ça me rend triste ce que vous dites. Vous êtes trop dur avec vous, ne vous dépréciez pas.
Et continez  à poster !  si un blog me manque tout est dépeuplé
commentaire n° : 13 posté par : dominique (site web) le: 07/02/2008 11:58:08
Jack, je suis beaucoup plus jeune, et pourtant je pense déjà comme toi. Mais alors, exactement la même chose.
Toutes les personnes de mon âge, n'on qu'un seul but, multiplier le plus possible les relations qui ne durent pas. Et il n'y en a aucun qui pense à quelque chose de durable... c'était le premier point et ça m'énerve énormément. et me déçoit aussi.
Le deuxième point c'est que comme tu l'as dit : "l'abruti crétin qui croit à la lune et qui saoule les filles à force d'être gentil et de se plaindre"... voilà, on me reproche souvent d'être trop gentil et d'aimer trop... et qu'est ce que j'y peux moi ?

Comme j'aimerais trouver quelqu'un qui puisse m'aimer autant que je l'aimerais, avec qui je pourrais jouer plein de sonates et partager ma passion...
Mission impossible ?

C'est pas très clair ce que j'écris, mais je comprends... J'espère qu'on se retrouvera bientôt...
Eragny
commentaire n° : 14 posté par : Eragny (site web) le: 07/02/2008 14:38:29
Tu as l'air de traverser une mauvaise passe. Mais les passes passent. Je plains qui croit avoir trouvé l'amour sans passer par le point où tu en es! Patience, frère, la douleur est féconde et de l'attente à l'espérance, il n'y qu'un choix esthétique....

Et il y eut une envolée soudaine de mille oiseaux, explosion inattendue et orange dans une brume d'après-midi oblique.

Ô présage de meilleures heures à venir !

Herbe brillante repoussant sur d'anciennes terres brûlées.
commentaire n° : 15 posté par : lebenoir (site web) le: 07/02/2008 15:22:41
d'accord, après relecture c'est du Brel entrès mauvais, mais la sincérité y est.
commentaire n° : 16 posté par : lebenoir le: 07/02/2008 15:25:56
Pas grand chose à ajouter après ton billet et les commentaires, à part me rajouter dans la liste de ceux qui se reconnaissent et sont touchés par ce que tu écris. Ca commence à chiffrer ^^
Courage, vieux !
commentaire n° : 17 posté par : Roland (site web) le: 07/02/2008 15:55:47
Hello Jack,

Je n'ai pas ton aisance pour decrire ce que je ressens ni ton style magnifique pour ecrire. Mais ton post m'a touche en plein, alors je me permets de t'ecrire quelques lignes. Ca fait maintenant 2 ans que je viens regulierement sur ton blog. A chaque fois c'est un reel plaisir de te lire et de m'ouvrir l'esprit a d'autres horizons.
 
Histoire de bien comprendre qui est en train de t'ecrire je me rangerai plutot dans la categorie du mec "de base", pas de particularite, pas d'excentricite, je n'excelle nulle part, mais je ne suis pas pour autant un gros nul non plus (faut pas deconner quand meme! Quoi que a vrai dire...est ce que ca existe un gros nul? autant c'est moi? Merde...).

Bref j'ai rencontre une fille (pas deux, ni trois), je l'ai epouse et nous sommes rester 10 ans ensemble. Une petite de 3 ans et demi adorable...depuis j'ai l'impression d'avoir connu le paradis et d'etre retombe en enfer...  Meme impression d'incapable, meme sentiments de "pourquoi moi? (ou pourquoi pas moi, au choix) Qu'est que j'ai fais? Qu'est ce qui m'arrive? Etc... La dessus je te demande de te referrer a ce que tu as ecris=>pareil!
Pourquoi je ne serai pas le type qui ira chercher sa gamine a l'ecole, qui lui fera faire ses devoirs?Etc... bref une croix sur des moments magnifiques, une croix sur des reves et une vie que je n'aurai pas.... 

Bref j'essaye de me reconstruire et de continuer d'avancer car j'ai envie, plus que tout au monde, de gouter a nouveu aux joies d'une vie de famille, de partager des instants, bon ou mauvais, avec l'etre aime (comme tu les decris si bien!).

On m'a souvent decris comme trop gentil, adorable, etc...trop bon trop con on dit souvent...

Je sais pas si Roberto est dans le vrai, dois je devenir un gros connard (en exagerant) pour me taper un max de gonzesses (une suffirait laaaaargement a mon bonheur/malheur :o)))? Dois je "moins aimer" pour reussir ? Est ce que je dois etre moins en attente d'une Autre ? Est ce que je dois devenir plus egoiste, moins tendre, plus truc, moins machin...

J'en sais rien. Le seul truc que je sais c'est que je veux rester fidele a moi meme, en mes valeurs, en mes convictions. Se changer, vouloir se changer,ne me parait pas judicieux. Enfin ce n'est que mon avis. Je ne me "vendrai" pas pour avoir droit a mon bout de Paradis. Je veux pouvoir ne rien regretter (ou le moins possible hein) et surtout je veux etre moi meme!

Je ne sais pas si je serai a nouveau heureux, je l'espere en tout cas et c'est ce que j'espere pour toi aussi. Un coup de blues, le moral a zero, c'est malheureusement quelque chose que certains d'entre nous vivent. Peut etre est ce le prix a payer pour nos exigeances? Peut etre est ce que c'est le passage oblige pour quelque chose de bien et de beau? Peut etre que la plupart des gens encouple son moins exigeants que nous?

Personnellement je croyais que le bonheur dependant d'une Autre, mais je sais maintenant que le bonheur depend en premier de moi, et je persiste a me dire qu'apres la pluie viendra le beau temps. c'est surement naif et bete de ma part, mais je n'ai jamais eu la pretention d'etre intelligent.

Un jour quelqu'un m'a dit:

Le bonheur, ca vient de la bonne heure, le bon moment.
Idem pour le malheur (la mauvaise heure) 

Alors j'attends le bon moment!!!!

Un average frustrated chump...et pas trop quand meme...




 
commentaire n° : 18 posté par : juste_Fabien le: 07/02/2008 16:17:24
Non, non, "ok" comme "Ok si tu veux faire une pause pour lécher tes plaies dans la grotte, avec les potes on fera un feu devant, des fois que tu veuilles un bout de mammouth braisé". Ouais c'était vachement elliptique, mais bon, les métaphores australopithèques, c'est pas trop mon truc non plus...
Perso, j'évite de rêver comme ça, cela soulève trop d'amertume et à la fin on est gros jean comme devant (Moyen-Age, je me rapproche). Et puis de toute façon on a tous quelque chose en nous de Tennessee, ce désir fou de vivre une autre vie, ce rêve en nous avec ses mots à lui (ouf, XXe)... Ca nous fait une belle jambe, spas?
Bise.
commentaire n° : 19 posté par : Ardalia 1 (site web) le: 07/02/2008 17:02:09
Ardala, tu permets que je grille des bananes avec du chocolat sur ton feu ? C'est 'achement meilleur que le mammouth, je trouve.
commentaire n° : 20 posté par : Anna (site web) le: 07/02/2008 17:11:27
Djac,

Je suis jeune, pourtant j'ai déjà eu la chance d'avoir quelques relations très intenses. C'est vrai que ça peut être merveilleux mais ça peut aussi apporter des souffrances vraiment terribles... des moments où l'on souhaiterait être célibataire et tout oublier.
Enfin bref, j'ai deux choses à te dire : d'abord je suis d'accord avec chOmp, la personne que l'on cherche désepérément arrive toujours au moment où l(on ne l'attend pas !
Ensuite, ne t'arrête pas de bloguer, tu risquerais d'être encore plus mal. Enfin je t'assure qu'à chaque post tu donnes quelques instants de bonheur à des milliers de personnes, et ça n'est pas rien! Il suffit de lire tous les commentaires précédents pour te convaincre que tu plais, et que ça n'est qu'une question de temps avant que tu ne trouves LA fille (comme dans la pub).
commentaire n° : 21 posté par : lutincoquin le: 07/02/2008 17:35:26
Merci à tous, ça fait chaud au cœur. Au départ je n'ai pas écris ce billet pour cela, et pour la plupart je ne vous connais même pas, mais c'est tout de même bon à prendre.
C'est une des choses que j'ai apprises : mettre de côté sa fierté, lâcher prise, et exprimer quand ça va mal ; c'est pas encore au top, mais c'est déjà mieux que rester comme un lion en cage et de garder tout pour soi.
Merci aussi aux mails, MSN et coups de tel.

>brasil80 : oh l'humour comme pirouette je connais... ;o)
Je ne me sens pas incompris, en fait, pas du tout même ; plutôt envisagé comme sans charme, ou pour le dire autrement, sans potentiel sexuel apparent. En étant moi-même, même à l'aise et en confiance et décontracté, je ne semble pas attirer le sexe opposé. Pour le reste, on me trouve toujours génial, mais ça n'attire pas.
Par fierté virile (trèsmal placée) je serais tenté de dire qu'elles ne savent pas ce qu'elles ratent... Pff, mais bon.

>Posuto : je prend l'accolade ET la bise... ;o)

Le problème c'est quand on l'a rencontré, de près, l'Autre. Qu'il est charmé, qu'il entrevoit de belles choses, mais qu'il hésite, joue le chaud et froid, vous fout donc la tête sous l'eau, vous met dans tous vos états, puis vous dit "ha ben non tu vois ton attitude me saoule finalement ça me repousse ça sera non et pis t'avais pas qu'à avoir la tête sous l'eau ni te plaindre, t'as qu'à évoluer" (je résume mais c'est le sens).

Alors que l'Autre était là, au bout des doigts, juste à effleurer la possibilité de la rencontre juste devant toi, à entrevoir de si près un bonheur possible, alors que jusque-là tout avait marché comme sur des roulettes, que la complicité était là, que l'échange était fécond, que l'Autre vous le dit lui-même (enfin elle-même) ha ben paf, patatras, l'Autre se dérobe, te met la tête en vrac, pour finir par te le reprocher, sans te laisser la moindre chance, sans essayer de vivre concrètement, tout simplement, plutôt qu'en restant dans l'hypothèse et le peut-être.
C'est d'autant plus dur, tu vois, d'avoir approché le truc de près, ça reste d'autant plus comme une marque au fer rouge, que pour d'autres femmes où les choses ont tout de suite été plus évidentes - ça reste chiant, mais la plaie est propre et se referme proprement, sans regrets.
Et ça devient encore plus dur quand on constate qu'au moins un autre, et un con qui mériterait des baffes (je te jure, c'est affligeant, je peux te montrer si tu veux - en privé), lui, a mérité sa chance. Moi on m'a dit que "tu comprends ça prend du temps il faut mieux se connaitre, une rencontre ça se construit petit à petit, le contact physique c'est progressif...". Ha ben lui, c'est le premier soir, ha bon, tiens, cool.
Bon, grand bien lui fasse, hein, mais qu'un abruti pareil (si au moins c'était un gars bien !) ait eu sa chance et pas moi, ça me met plus bas que terre et m'humilie au plus profond.
On me dira que c'est mon orgueil qui parle, c'est fort possible, mais je ne suis malheureusement pas encore un moine boudhiste, et ça vient pas dans un claquement de doigts.
Donc voilà, je me suis mangé un mur en pleine face et à pleine vitesse.
Le pire, c'est que je crois toujours aux belles choses qu'il y avait entre nous, et je l'accepte telle qu'elle est. Crétin incurable, hein ?

>Giny : c'est super adorable, merci. Mais si j'étais tant une pépite, les femmes se bousculeraient pour m'avoir - ce n'est pas le cas...

Le pire, c'est que moi je m'aime bien, hein, quand je me regarde dans le miroir je suis plutôt content du gars que j'y vois. On peut même pas me dire "aime-toi toi même pour que les autres te trouvent aimable, gnagnagna", le problème est ailleurs.
Et puis c'est pas une question d'être un parfait macho, bien entendu, c'est caricatural. Une question d'attitude, d'oser être "corporel", d'oser ne pas être forcément gentil et serviable - attitude traduite, au moins inconsciemment, comme "pas assez mec", "pas rassurant".

Ce qui est crétin et injuste, au fond, mais c'est ainsi. Combien de poids du modèle social pèse là-dedans, en sous-entendu ? À mon sens, lourd, terriblement lourd. Alors, il faudrait moi, que je change, à être moins gentil et moins serviable ? Le pire, c'est que stratégiquement, la réponse serait oui. Quel sens profond ça a ? Aucun, c'est vide de sens - ce serait plutôt de se débarasser des a priori qui serait positif.
(et que ce soit une même personne qui m'ait fait le cours de philo et qui ne voit pas tout simplement ce genre de chose me laisse toujours aussi perplexe. Bon sang, j'aurais Onfray en face de moi à l'instant même, je jure que je lui ferais bouffer son bouquin page par page).

>dominique : non vraiment là, le blog je fais une pause. Ça me lie au net, ça me rappelle des tas de trucs, bref c'est pas le top. Désolé.

Sinon, ce n'est pas que je sois forcément dur avec moi-même ; une part du billet (la fin) est à prendre à l'ironie, et comme juste un cri. Mais comme je le disais à Giny, je sais qui je suis, je sais à quelle morale et quelles valeurs je tiens, et je ne peux pas les détester.

>Ergany : attention, moi je pense que si on n'a pas à changer à ce à quoi on croit, on peut (et on a même intérêt !) à évoluer, à réfléchir sur ce qui coince en soi, à se remettre en question, etc...
Et aussi à apprendre à ne pas voir en l'Autre ce qu'on aimerait qu'il soit, mais ce qu'il est - ce qui est très différent, et très important, je crois. Ça fait un moment que j'en suis arrivé à ce point, je me sens prêt à accepter quelqu'un tel qu'il est plutôt que comme je voudrais qu'il soit (après, si relation il y a, au quotidien ça se fait pas sans travail, non plus).
Dieu sait que je me suis rarement autant remis en question qu'avec cette histoire, et il faut espérer que ce soit le minimum de positif qui en ressorte à défaut d'autre chose.

>lebenoir : ne t'en fais pas, je préfèrerai toujours cent fois du mauvais Brel à de l'excellent Pagny ! :o)

>Roland : merci, vieux ! ;o)

>juste_Fabien : solidarnosc, Fabien... ;o)
Je redis pas ce que j'ai dit à Ergany sur le fait de changer. Rester fidèle à des convictions et à soi-même, je suis d'accord, mais évoluer, je suis d'accord aussi...

Bon, le coup du average bidule, c'est du flan, bien entendu, hein, de la caricature de série américaine pour ado. Comme si les choses se passaient comme à l'école des fans, où le mec viendrait faire son numéro, et la fille noterai avec un petit panneau "10" ou "0" en fonction de si elle apprécie ou pas...
C'est complètement crétin, et oublier qu'une relation, qu'une séduction, c'est forcément bilatéral, interdépendant, interactif... relationnel, quoi. On n'est pas le même en fonction de qui on a en face, on n'est pas le même en fonction des épreuves qu'on traverse (j'en sais quelque chose, c'est ce qui m'est arrivé), et puis il n'y a pas une façon d'être normée qui serait la bonne (cette façon de catégoriser les gens, ça m'éneeeeerve - je sais pas, ça doit être un avatar de la psy américaine, très utilitariste, et si loin de la vérité individuelle et unique des êtres).

"je croyais que le bonheur dependant d'une Autre," oui, tu as parfaitement raison. Ça aussi c'est un truc où j'ai évolué, j'ai cessé de voir en l'Autre LA solution.
C'est pas du tout ça mon truc. Mon truc c'est d'avoir envie d'amour, de tendresse, de sexe, de partage, de dialogue, d'échange - et ça tout seul, c'est pas tout à fait ça... ;o)
Et aussi que faire du chemin sur soi, désormais, pour moi ça passe par rencontrer quelqu'un, pour une bonne part (pas seulement non plus, bien sûr). J'ai suffisamment vécu la solitude, je connais, c'est bon, j'ai soif de nouveaux rivages (je fais beaucoup moins bien Brel que lebenoir :o) ).

>Ardalia, Anna : j'aime pas trop les bananes a priori, mais offertes avec le cœur je pense que je les adorerais... Waaaaaaa, la bisounourserie à fooooooond ! :oD
Sérieux, j'ai beau ne pas vous connaitre depuis 15 ans, vous êtes de sacrées amies toutes les deux.

Ardalia, moi non plus je ne rêve pas ; dans ma description de mon billet, la liste de fait en elle-même ne compte pas, je n'ai nulle intention de m'appliquer à faire cela point par point (en caricaturant). C'est plus une atmosphère, un style de chemin, que je m'applique faire ressentir. La phrase la plus importante c'est la dernière - "Une personne qui m'accompagnerait dans ma vie et que j'accompagnerais dans la sienne, sans idée préconçue d'un but à atteindre autre que celui-là."

>lutincoquin : hé oui, rien n'est simple, ça je suis prévenu.
Bon, des milliers de personne, là je crois que tu exagères un peu, enfin même, beaucoup ! ;o)
Mais le temps, le temps, on n'a pas tant de temps qu'on l'imagine. Il passe le temps, c'est son côté irritant, et tout peut s'arrêter d'un coup. Et alors que le temps passe, ne pas saisir les vraies belles occasions qui passent, c'est un crève-cœur, c'est même une faute.
commentaire n° : 22 posté par : Djac Baweur (site web) le: 07/02/2008 20:00:23
@Anna, ok, mais tu fais pas couler de chocolat sur le mammouth, t'es gentille... ;-)

@Djac, c'est parce que je suis un millésime, monsieur, estampillée label rouge amie de vingt ans direct! Même Balladur peut aller se rhabiller...  ;-)
commentaire n° : 23 posté par : Ardalia 1 (site web) le: 07/02/2008 20:53:03
Salut Djac,

Je ne te connais pas vraiment, et je ne peux pas te réconforter ni te conseiller comme le font tes amis. Mais je t'ai rencontré et ce que je connais de toi, je l'apprécie. Alors voilà, c'est pas du Brel (ni du Pagny), mais c'est ce qui me trotte dans la tête depuis que j'ai lu ton billet :

J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".
Anne Sylvestre
commentaire n° : 24 posté par : Axi le: 07/02/2008 22:18:37
Mais dis donc, l'Autre... Est-ce que c'est vraiment l'Autre ou une projection de nos espoirsZattentesZétuttiquanti ? Parce que je me dis que si tu as cru l'approcher et qu'il (l'Autre) s'est effrité sous tes doigts, c'est que ce n'était qu'un leurre. Je sais que c'est de la théorie (je parle en l'air, c'est bien facile tiens) mais du coup, le sentiment qui devrait te rester est "oups, excusez-moi, j'ai fait un faux numéro" et ça devrais te dédouaner des regrets, humiliations, échecs, souffrances, culpabilités...
Parce qu'en gros, et pour résumer : c'est l'Autre qui n'était pas à la hauteur. Pas toi.
Kiki :-)
(m'excuse j'ai pas lu tous les commentaires, alors c'est peut-être une redite radotage que je raconte. J'ai un gage ?)
commentaire n° : 25 posté par : Posuto (site web) le: 08/02/2008 10:12:07
Ardalia : promis, je fais gaffe. J'avais d'abord pensé à un bon sandwich chaud au fromage de mammouth (quoi, c'est des mammifères les mammouths, non ?), et puis je me suis dit que l'odeur pourrait déranger.
Djac : en même temps, tu m'aurais rencontrée il y a 15 ans, j'aurais été une petite fille et toi un grand ado, pas super facile point de vue amitié. :-) Du coup je revendique le label rouge spécial Ardalia aussi.
commentaire n° : 26 posté par : Anna (site web) le: 08/02/2008 10:15:53
Ardalia/Djac : chai pas moi mais zauriez pas un truc à faire ensemble tout les deux ? Je dis ça je dis rien...
commentaire n° : 27 posté par : alexandra le: 08/02/2008 10:40:10
Ben alors mon grand ?
Un coup de blues... Ca arrive ; je comprends et je compatis, d'abord (c'est important).
C'est nous, tes commentateurs, qui allons en avoir un vrai, de coup de blues, si le tien et la pause subséquente se prolongent ! Mais je suis persuadée que ta pêche et ton énergie, qui sont actuellement en semi-hibernation, se réveilleront avec les prémices du printemps ;o)

Sans rire, j'ai vu que tu reparlais ici de l'histoire dont tu nous as parlé dans ton billet "Faux-semblant". Je me souviens qu'alors je t'ai parlé de longue reconstruction à accomplir, et que tu m'as répondu qu'elle était faite et que tu ne te sentais pas "victime" du Monstre.
Or, tu sembles avoir encore maille à partir avec, peut-être pas la blessure elle-même, mais au moins ses conséquences. "J'ai l'impression d'être un incapable, un inexistant, sentimentalo-crétin (moi je dis toujours "je suis un peu sentimentalo-lacrymale"), abruti crétin, lopette qui croit à la lune"... Tout cela me fait frémir, car on sent bien que la petite cellule vitale, la plus cachée et la plus précieuse, celle qui fait battre ton coeur et fonctionner tout le reste, celle-là a bel et bien été atteinte par le tir de roquettes méthodique et chirurgical dont tu as été l'objet pendant cette longue période. D'accord, il y a de l'ironie dans ton propos, mais c'est une ironie bien désabusée et bien triste, et ça me fait de la peine.
Qu'au fond, tu te considères comme un "incapable" etc., cela pourrait n'être pas si grave, si les gens (et les filles) que tu croises ne pouvaient pas le sentir ; or, ils le sentent, plus ou moins consciemment d'ailleurs. Et effectivement, toujours dans l'inconscient des relations que tu tisses, peut-être se passe-t-il quelque chose comme "comment pourrais-je être appréciée/aimée/considérée par quelqu'un qui ne s'apprécie/aime/considère pas lui-même ?"

Je ne suis pas là pour te donner des conseils, te dire d'aller consulter ou je ne sais quoi, ça n'a pas d'intérêt et ce n'est visiblement pas de ça que tu as besoin (cf la manière dont tu as réagi aux commentaires de certains, maladroitement tombés dans le "y'aqu'à - faut qu'on", bien que voulant réellement te réconforter à mon avis, et non pas te donner de "grandes leçons sur la vie" !).
Evidemment, je ne peux pas m'empêcher de penser que, si tu savais qu'il y a bien quelqu'un qui t'aime immensément pour tout ce que tu es et pour rien d'autre, qui souffre avec toi de tes blessures, qui voudrait et pourrait t'en soulager, et pour lequel tu possèdes une valeur qui ne se compare à nulle autre, ça éclairerait sans doute différemment les choses (Tagada-tsoin-tsoin ! Tu la reconnais ? C'est Catho-Lorraine et ses célèbres gros sabots  ;o) !!! ).
Voilà ce qui m'est arrivé (plusieurs fois d'ailleurs) : ce poids, là, ce "je suis une incapable et une abrutie", eh bien je l'ai donné et on me l'a pris, je ne sais pas comment dire autrement : je n'ai plus eu à m'en occuper, juste à profiter avec délices de la paix retrouvée : c'est comme sortir d'une tempête de neige et s'installer dans un transat pour laisser le soleil te chauffer le visage (Non ! N'appelle pas les urgences psychiatriques ! Je suis un peu folle mais je vais très bien !). Pas de méprise : ce n'est pas du prosélytisme, c'est un simple témoignage. D'ailleurs j'ai plusieurs amis non croyants qui m'ont déjà dit qu'aller s'asseoir dans une église, en silence, leur faisait du bien, et j'y crois volontiers...
Peut-être pourras-tu trouver quelque chose de comparable à tout cela pour t'aider ?
 
A défaut de conseils, des idées...
Prendre soin de toi, te faire de petits plaisirs, te dire que tu en vaux la peine (non non pas de pub L'Oré*l), te sourire quand tu te vois, siffler en travaillant, te répéter "je suis un peu crétin mais je me soigne", aimer ce que tu joues sur ton alto et aimer la manière dont tu le joues, te féliciter quand tu as réussi quelque chose (un déchiffrage, une recette de cuisine, un concert, un sudoku, un réveil pas trop tardif, un tartinage idéal de Nutella, un rasage sans coupure...), déplacer ton lit ou ton bureau ou ton armoire, mettre des rideaux rayés, remplacer ta monture de lunettes, dégager toutes les fringues qui te disent "je suis une fringue de lopette", encadrer tes belles photos et faire une mini-expo sur un de tes murs, inviter des copains au mini-vernissage, leur servir du Champomy-Chipster, trouver la musique qui te met une pêche d'enfer (essaye "Always look on the bright side of life" des Monty Python, la chanson phare de La Vie de Brian, moi ça rate jamais, je vais t'envoyer le mp3, et puis tiens, regarde ou re-regarde donc La Vie de Brian, ça te fera rire), rire, tiens, si tu peux, c'est encore le mieux...
Y a des trucs là-dedans que tu te sens de faire pendant ta pause ?

Bon allez, j'arrête. Je termine juste en disant : tu penses que je me serais crevée pendant 1h30 à écrire un comm sur le blog d'un mec qui n'en vaudrait pas la peine ? ;o)
Allez, bises, reviens-nous vite.
commentaire n° : 28 posté par : Lorraine le: 08/02/2008 11:13:15
>Posuto : oui mais non. :o)
(je suis un spécialiste absolu et éreintant du "oui mais non").

Pour le coup c'est de la théorie, et en la matière c'est le concret et le vivant qui compte (qu'Onfray soit maudit jusqu'à la 10e génération)(ho, allez, 12e, ne mégotons pas).
Je veux dire que, si on a tous des ZespoirsZetattentes, c'est inévitable, je me suis bien débarrassé de l'essentiel du syndrome princesse charmante.
Du moment que j'arrive à la trouver jolie (jolie pour moi, il y a des tas de filles très belles que je ne trouve pas jolie pour moi), et qu'il y a réelle complicité, facile et fluide, moi je suis prêt à faire avec ce que j'ai. En effet, si on attend trop de l'Autre, qu'il soit comme ci ou comme ça, on risque de ne jamais être satisfait, le mieux est l'ennemi du bien comme on dit. Or là, il y avait cette complicité en question, elle-même l'a reconnu et l'a ressenti comme prometteuse.
En plus, je n'ai pas eu de coup de foudre, la première fois que je l'ai vue, je me suis même plutôt méfié, comme quoi. Ce n'est qu'en discutant que petit à petit les choses sont venues pour moi - je veux dire par là que je n'ai pas été ébloui par une apparition, tu vois le genre.

C'est pour cela que je continue, tétu comme un âne, à penser que oui, c'était un Autre possible, à la hauteur, que l'occasion était là, et qu'on l'a laissé passé, et que c'est une erreur - à partir du moment où on l'a laissé passé, ce n'était pas un faux numéro, ce n'est qu'après l'avoir laissé passé que tout s'est déglingué. Pour savoir si c'était un faux numéro ou pas, il aurait fallu VIVRE quelque chose. Tant qu'on reste dans la théorie, on ne peux rien affirmer qui ne soit... théorique.

Bien entendu, il y a un écueil, qui est que la complicité était peut-être en partie factice et fabriquée, à son insu, on en a déjà parlé ici. Si les choses ont été si fortes, c'est sans doute aussi à cause de sa manière d'être manipulatrice, dont elle n'a sûrement pas conscience et qu'elle ne sait sans doute pas contrôler.
(d'ailleurs, je vois l'histoire de l'autre abruti dont je parlais plus haut, d'une certaine manière ça ressemble comme deux gouttes d'eau, et lui aussi se demande étonné comment ça se fait qu'une telle complicité survienne si vite et si profondément, il sent chez elle un masque, la voit parfaite, etc...).
Mais voilà, une fois qu'on a vu ça, est-ce que ça remet tout en question de A à Z ? Moi je suis pas sûr, cette Autre est complexe et peut-être pas mal tordue, elle en reste pas moins attachante (ça serait trop facile, sinon - je suis pas du genre à crier à "toutes des salopes"... ;o) ).
Donc, moi j'affirme que oui, elle est à la hauteur, c'est qu'il faut s'entendre sur ce qu'est cette hauteur, parce que je me sens prêt à faire le travail d'accepter quelqu'un comme il est, j'ai l'impression que c'est la seule manière de vivre de belles choses (on peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre : tout se monnaie, il faut bien accepter du compromis pour avoir du bonheur en retour - Onfray, va te cacher ;o) ).
Ce qui me ronge donc, c'est de n'avoir rien pu vivre pour voir.

Mais bon, on en saura jamais plus, la communication est totalement coupée, je crains qu'elle batifole ailleurs à se souvenir de moi comme un pauvre flan bien gentil mais pas à la hauteur, justement (j'ai l'impression que pour sa part elle a des exigences sophistiquées de perfection inatteignables). Et puis on se connait pas depuis 15 ans, alors, forcément, hein... :o)

>Anna : je t'accorde ton label les yeux fermés. Où alors une appellation contrôlée, avec la mention "mis en amitié au château" ? :o)

>Alexandra : plait-il ?
commentaire n° : 29 posté par : Djac Baweur (site web) le: 08/02/2008 11:14:31
>Lorraine :
": tu penses que je me serais crevée pendant 1h30 à écrire un comm sur le blog d'un mec qui n'en vaudrait pas la peine ? ;o)"
pour le coup ce serait plus ton problème que le mien ! :oD

"je ne peux pas m'empêcher de penser que, si tu savais qu'il y a bien quelqu'un qui t'aime immensément pour tout ce que tu es et pour rien d'autre, qui souffre avec toi de tes blessures,..;"
Oui mais là non, ça va pas être possible... ;o)

"te dire d'aller consulter ou je ne sais quoi, ça n'a pas d'intérêt et ce n'est visiblement pas de ça que tu as besoin "
Alors là, rien n'est moins sûr, faut pas s'avancer comme ça. Quand quelque chose tourne pas rond, ça peut toujours faire avancer - j'y pense d'ailleurs, faut pas croire.

"Monstre", " le tir de roquettes méthodique et chirurgical dont tu as été l'objet pendant cette longue période"
On est d'accord que quelque chose n'a pas été net, sans contestation possible, mais ça reste quand même plus nuancé que ça. Ne projette pas sur mon histoire ce que toi tu as pu vivre. :o)
Elle est aussi paumé que moi, sinon bien plus, de toute façon, sans bien avoir su contrôler ce qui s'est passé. D'une certaine manière, elle est autant "victime" que moi. Ce truc-là, je l'ai bien vu maintenant, je vais pas resté agrippé à ça non plus.

"remplacer ta monture de lunettes"
Déjà fait ! :o)
Et pour le reste, aussi... Je n'ai pas perdu le goût de vivre non plus. Je me suis offert deadwood et six feet under, c'est pas pour rien, je m'achète du poisson au marché, etc... :o)
Le noyau dur n'est pas atteint, je ne suis pas dépressif, je m'aime bien, je profite des petits plaisirs.
Ça n'empêche malheureusement pas d'être ravagé par la solitude et le manque d'amour (Onfray va jouer aux billes :o) ).
Et d'amour concret, ici et maintenant, pas celui d'un gars qui a vécu il y a 2000 ans ! ;op
commentaire n° : 30 posté par : Djac Baweur (site web) le: 08/02/2008 11:30:42
>Axi : je t'avais oublié...
Mais merci, les paroles de cette chanson me touchent beaucoup.
(je confirme : c'est pas du Pagny)
:o)
commentaire n° : 31 posté par : Djac Baweur (site web) le: 08/02/2008 12:03:24
"je ne peux pas m'empêcher de penser que, si tu savais qu'il y a bien quelqu'un qui t'aime immensément pour tout ce que tu es et pour rien d'autre, qui souffre avec toi de tes blessures,..;"
Oui mais là non, ça va pas être possible... ;o)
> Je sais bien, j'ai bien compris, va. Je peux pas m'empêcher de le penser, alors je le dis, mais c'est "en l'air" et puis aussi pour donner mon expérience...

"te dire d'aller consulter ou je ne sais quoi, ça n'a pas d'intérêt et ce n'est visiblement pas de ça que tu as besoin "
Alors là, rien n'est moins sûr, faut pas s'avancer comme ça. Quand quelque chose tourne pas rond, ça peut toujours faire avancer - j'y pense d'ailleurs, faut pas croire.
> Confusion : je ne dis pas que consulter n'a pas d'intérêt (d'ailleurs je suis moi-même en psychothérapie). C'était te conseiller de le faire qui ne me semblait pas pertinent, ensuite évidemment, tu fais bien comme ça te chante, mais ce n'est pas mon rôle de te le dire et tu n'as pas besoin de mes conseils ;o)

On est d'accord que quelque chose n'a pas été net, sans contestation possible, mais ça reste quand même plus nuancé que ça. Ne projette pas sur mon histoire ce que toi tu as pu vivre. :o)
Elle est aussi paumé que moi, sinon bien plus, de toute façon, sans bien avoir su contrôler ce qui s'est passé. D'une certaine manière, elle est autant "victime" que moi. Ce truc-là, je l'ai bien vu maintenant, je vais pas resté agrippé à ça non plus.

> oui, enfin, tu penses quand même (je te cite) qu'elle ne se souvient de toi que comme "un pauvre flan bien gentil mais pas à la hauteur". Ca me semble procéder en droite ligne du truc "pas net" dont tu parles. C'est à mettre en rapport avec les "exigences sophistiquées de perfection inatteignables" de ton comm précédent. Ces exigences, elle te les a communiquées d'une manière ou d'une autre puisque tu en parles : ce qui revient à te reprocher d'une certaine manière de ne pas y répondre...
Mais depuis quand fait-on grief à quelqu'un de ne pas être comme ci ou comme ça ? Tu ne le fais pas, toi, qui étais prêt à l'accepter comme elle était (et bien plus encore) : alors, pourquoi n'a-t-on pas eu la même attitude envers toi ? Et ce serait toi qui te serais trompé, qui aurait fait une erreur, parce que tu ne serais "pas à la hauteur" ? Allons !
Il ne s'agit aucunement de projection, rassure-toi. Une fois de plus, mon expressivité a débordé, parce que je ne peux pas penser que l'image que tu donnes de toi dans ton billet n'est pas, un peu au moins, le résultat d'un travail de sape extérieur (crois ce que tu veux, mais moi aussi je suis têtue). Je te l'ai dit car cela m'a simplement inquiétée de défiler la liste de tous les termes barbares que tu emploies pour parler de toi... Et ça, j'espère que ça te passera avant que ça me revienne !
;o)
commentaire n° : 32 posté par : Lorraine le: 08/02/2008 12:42:33
>Lorraine : aurais-je trouvé plus têtu que moi ? :o))))

Tu sais, si je me dénigre dans ce billet, c'est aussi beaucoup sous le coup du chagrin. De même qu'avec cette femme je me suis comporté de manière chiante à partir du moment où j'étais mal. Avant que ça se déglingue, j'étais confiant, plein de vie et d'entrain, la tête solide. Donc, l'image que j'ai de moi, elle vient en partie de choses enfouies en moi, certes, mais pas seulement, elles viennent aussi des événements et des rencontres qui me façonnent.
Là, un élément déclencheur (une lecture) m'a renvoyé tout ça en pleine face, et je suis empli de tristesse - du coup je ne suis pas enclin à me jeter des fleurs et à me trouver beau fort et puissant, c'est naturel. Mais au fond, je m'aime bien comme je suis. :o)

"qu'elle ne se souvient de toi que comme "un pauvre flan bien gentil mais pas à la hauteur". Ca me semble procéder en droite ligne du truc "pas net" dont tu parles."
En même temps, il faut être honnête, c'est moi qui imagine, et sans nul doute j'exprime mes propres projections.
Disons que, de ce qu'elle a exprimé et de la façon dont elle l'a exprimé à partir du moment où ça s'est déglingué, l'impression qui en ressort c'est qu'en effet elle reste dans sa sacro-sainte indépendance à me considérer comme un accident gentil mais qui n'a rien compris. Mais il y a eu tellement de malentendus de communications entre nous (elle s'y prend souvent assez mal pour s'exprimer, des fois elle croit dire un truc sincèrement et ne s'aperçoit pas que ça apparait de manière très différente), et elle n'a montré que ce qu'elle a bien voulu montrer, ce qui fait que mon impression a neuf chance sur dix d'être à côté de la plaque.
Donc, ne préjugeons pas trop de ce qu'on ne peut savoir, même si je me répands.

"Ces exigences, elle te les a communiquées d'une manière ou d'une autre puisque tu en parles : ce qui revient à te reprocher d'une certaine manière de ne pas y répondre..."
Ça oui, je trouve ça très vrai.
commentaire n° : 33 posté par : Djac Baweur (site web) le: 08/02/2008 13:38:45
@Axi, absolument magnifique!

@Alexandra, impossible, je ne joue d'aucun instrument! :-)
commentaire n° : 34 posté par : Ardalia 1 (site web) le: 08/02/2008 13:44:17
Bon, alors, si au fond, tu t'aimes bien comme tu es, (presque) tout va bien ! C'est ce que j'espérais bien t'entendre dire...
Bises
:o)
commentaire n° : 35 posté par : Lorraine le: 08/02/2008 14:18:45

Cher Djac,

il y a bien un jour où à force de trop réfléchir, de toujours tout retourner, la solitude se fait ressentir comme un boulet, trop lourd à traîner. Peut-être qu’il faut les accepter, ces moments... En tout cas, tu vois, il y a plein de gens ici qui (peut-être te connaissent mieux que moi) qui te répondent... Evidemment, c’est sur le net. Ca ne résout rien, mais ça prouve que le sgens t'apprécient : je parie qu’il y en a qui relisent les articles déjà relus 10 fois, qui se marrent devant leur écran, qui se disent que tu es un type vraiment sympa...
Alors je ne crois pas que tu sois « condamné », non ! Cela dit, je ne sais rien.

Ca ira mieux lundi ?

: )

 
commentaire n° : 36 posté par : pauline le: 08/02/2008 15:44:59
Axi: ah, j'adore cette super chanson d'Anne Sylvestre et je m'y reconnais tellement, dans ceux qui doutent et ceux qui aiment ceux qui doutent.

Djac: qui a dit "le mariage (ou assimilé) est comme une forteresse assiègée où ceux qui sont dehors voudraient entrer et ceux quisont dedans voudraient sortir". Je ne sais plus, mais ça me semble si juste.
Sinon, comme toi: quel gachis tout ce que je peux donner et dont personne ne veut. Et pourquoi? Comme pour le boulot (pour moi en tout cas, je n'en fais pas une généralité à ton propos): l'emballage n'est pas joli, mais une fois qu'on a ouvert et essayé, on ne peut plus s'en passer. Seulement faut ouvrir l'emballage et essayer.
UMA
commentaire n° : 37 posté par : Umanimo (site web) le: 08/02/2008 17:48:16
Cher Djac

j'ai rien dit jusque là, j'ai gardé mes pauvres commentaires positivistes absurdement simplistes.
Mais là, je tique violemment sur un mot de toi en commentaire:
"Ça n'empêche malheureusement pas d'être ravagé par la solitude et le manque d'amour "
Et je fais plus que tiquer même! je sursaute, m'emballe, et m'empresse d'ajouter ici mon grain de sel!

D'abord, jeune homme, cette phrase n'est pas de vous, donc des guillemets seraient de bon aloi. voire même un copyright ou un "spécial kasdédi"... ;-)
Mais surtout, au cas où tu l'ais fait sans t'en rendre compte (et je pense que c'est le cas), cette phrase là, elle est de Fritz Zorn, dans MARS, un texte, que, me semble-t-il tu as découvert et entendu tout récemment...

Je suis touchée que tu ais pris les choses à ce point à ton compte, mais (et là je parle vraiment d'expérience): il ne faut pas prendre les écrits du triste Fritz pour paroles d'évangiles. Parce que son abîme de désespoir à lui n'est pas un monde réel. Parce que si les mots d'un autre peuvent réveiller en nous l'écho de symptômes profondément personnels, eh bien, il faut aussi s'en méfier!

Bref, je culpabilise un peu!
Même si je sais qu'un pestacle n'a pas le pouvoir absolu d'avoir fait déborder ton vase (que la vie, cette garce, s'était chargé de remplir), ni de te faire stopper le blog, et que cela n'est qu'un hasard de date, force est de constater que je reconnais les symptomes zornien!
Je pose donc un warning et un appel à relativiser. (La belle affaire! te dis-tu, et "de quoi elle se mèle la gamine avec ses pauv'zidées, c'est pas possible de relativiser quand on a la tête dedans"... certes, je sais bien!mais n'empêche, je le dis, na!)

Bref, je te déconseille en tout cas pour l'instant la lecture complète de l'ouvrage.

Et vu que, probablement, tu vas penser que j'ai trippé toute seule, et que franchement, tu vois pas le rapport, la pièce tu l'as zappé sitôt quitté cette sale banlieue pourrie et l'Autre, comment elle se croit trop importante nanméo...

Eh bien, dans ce cas là, oki, soit, j'ai dit des conneries, et je me permettrais juste de préconiser, assiduité bloguesque ou non, de ne pas perdre ta Djac Bauwer attitude!! Sans rire, c'est important, ça!

bises
commentaire n° : 38 posté par : Clémence, lapin nombriliste le: 08/02/2008 19:04:59
>Lorraine : ouf alors ! :o)
(ton mp3 mystère, j'trouve pô... Pile dans les styles que je connais le moins. Première moitié 18e allemand, c'est bon ?)

>Pauline : plein de gens qui me répondent, oui, ça fait chaud au cœur, surtout que ce sont de vrais commentaires écrits et développés, ça donne idée que le geste est vraiment ressenti et sincère, et c'est touchant. Mais évidemment, et c'est bien crétin, le geste qui me rendrait ma patate au moins en partie c'est celui qui serait fait par cette fameuse Autre... C'est très con, hein ?
Bon, cela dit, j'ai pas dit que les choses étaient condamnées. Simplement, là, paf, maintenant, et sans doute un moment, les tripes en vrac et la tête ailleurs. Lundi, ça sera encore un peu tôt je pense...
;o)

>Umanimo : ben oui, c'est ce qui me fout en l'air, ne pas avoir ne serait-ce qu'essayer. Même si ça s'était cassé la gueule, au moins on aurait vécu quelque chose, et on saurait à quoi s'en tenir. Là, même pas, et j'ai horreur de ce goût de gâchis et d'inachevé.
La cerise sur le gâteau et le pain dans la gueule étant que je m'aperçois qu'un abruti, lu,i a pu tenter sa chance avec cette même personne, comme je le dis plus haut. Que moi j'en ai même pas valu la peine, ça me met plus bas que terre.

>Clémence : que nenni !

"Ça n'empêche malheureusement pas d'être ravagé par la solitude et le manque d'amour "
Figure-toi que ça m'est sorti tout naturellement de mon clavier, alors soit c'est un clin d'œil amical de mon inconscient, soit c'est un hasard total, soit c'est que je suis aussi génial que Fritz (je penche pour la troisième solution), mais là tu me scies en me disant ça ! C'est fou, que j'ai ressorti cette phrase - alors que je serais bien incapable de me rappeler explicitement de mots du texte.
En effet la pièce m'a beaucoup touché, elle appuie là où ça fait mal (comme Six Feet Under, d'ailleurs, dans un autre style), mais je n'ai pas été ébranlé au point de m'assimiler ou de me projeter sur ce pauvre Zorn, rassure-toi ! ;o)
En effet, ça tombe sur un hasard de date : j'ai lu des trucs sur l'abruti dont je parle plus haut et ça tombe en même temps que ta pièce, donc valà... Dire que cette pièce n'en a pas rajouté une couche serait mentir, cela dit. Mais l'abîme de Fritz (qui est moins bien que l'assiette de Fritz - yo, Djac Baweur Attitude !) n'est pas comparable à ma tristesse. Il va quand même beaucoup plus mal que moi... :o)
Donc ne culpabilise pas. Et puis ça veut aussi dire que ton travail est remarquable ! :o)
commentaire n° : 39 posté par : Djac Baweur (site web) le: 09/02/2008 00:24:38
Allemand : bien sûr.
1ere moitié 18e... là tu t'es fait eu, mais c'est normal, c'est piégé !

Alors, un petit coup de main :
1. pense en termes d'influence, de postérité, d'héritage.
2. le compositeur n'est pas le fils (ou petit-fils) d'un autre compositeur.
3. ce compositeur est très célèbre. Si tu trouves toujours pas je t'enverrai un autre mp3 du même, peut-être plus suggestif.

Pardon les amigos pour cet aparté ! Vous avez sans doute compris que j'ai envoyé à Djac un petit morceau de musique mystère pour exercer sa perspicacité (parce qu'il n'y a pas de raison que ce soye nous qu'y faut toujours qu'on devine tout, nan mais).
Bises à tous.
commentaire n° : 40 posté par : Lorraine le: 09/02/2008 14:18:16
>Lorraine (dans le hors-sujet le plus total ;o) ) : en fait, je pensais à Hadyn, seul compositeur que je connais pouvant regrouper les caractéristiques du morceau. Mais je me suis aperçu que c'était seconde moitié du 18e, pas première... Erreur grossière, shame on me ! (du coup ça fait du bien de réviser un peu).
Si tu dis que c'est très célèbre, je reste sur Haydn - en tout cas même si c'est pas ça, ce choix est logique, je pense.



Y'a des trucs cons de détail qui touchent, parfois.
Vous savez quoi ? Elle n'a même pas répondu à mon petit message de bonne année, alors qu'à l'autre abruti, elle lui a souhaité.
C'est quoi ? De la détestation ? Du mépris ? De la peur ? De la fierté ? Juste pour faire mal ? J'arrive pas à comprendre ça. Pourquoi faire compliqué quand on pourrait faire simple.
Ouais, je sais je rumine, je rumine. C'est ça qui est chiant avec les non-dits (ou les non-faits), c'est qu'on peut que les ruminer et rien d'autre, et ça avance pas.

De toute façon, maintenant j'ai trouvé mon modèle : Nate Fisher. Je l'observe bien, et quand j'aurais bien pigé le truc et que je lui ressemblerai, ça va chier.
commentaire n° : 41 posté par : Djac Baweur (site web) le: 10/02/2008 15:54:17
> Haydn : eh non ! C'est pas ça ! Ca aurait pu, remarque... On va dire que je vais t'envoyer un autre morceau du même, dans un style un peu différent, comme prévu.

> Ché pas qui c'est Nate Fisher, je vais chercher sur Gogole.

> En tout cas, pour ta dernière anecdote, je vais te donner mon interprétation : c'est pas de la détestation, ni du mépris, ni de la peur, ni de la fierté. Juste pour faire mal, peut-être même pas...
Pardonne-moi l'absence des "peut-être" "il est possible" etc. : tu les ajouteras toi-même, ce n'est qu'une interprétation.

Elle fait les choses dans ce sens là parce qu'elle sait que, si tu  l'apprends, tu le rumineras justement, et y trouveras encore le miroir peu flatteur qu'elle a si souvent dressé devant toi. Elle le fera même si elle n'est pas sûre que tu le saches, juste parce que l'idée même que tu l'apprennes lui procure la satisfaction qu'elle recherche (ndlr : donc en fait c'est pour ça, pour cette satisfaction ; ça n'a en soi rien à voir avec toi).

Elle a choisi l'autre abruti parce qu'elle sait que c'est un abruti, et que te placer "en dessous" de cet abruti ne peut que te faire bisquer à mort. Si elle n'avait pas souhaité bonne année à l'autre mais l'avait fait pour toi, l'autre n'en aurait rien eu à faire, il n'aurait sans doute pas ruminé ça comme toi. Pourquoi ? Parce qu'elle l'a par ailleurs entretenu dans l'idée qu'il t'était "supérieur", ne serait-ce que parce qu'elle lui a donné sa chance.
Mais pourquoi lui a-t-elle donné cette chance, au fait ? Ou, je veux dire, pourquoi t'a-t-elle dit la lui avoir donnée PILE au moment stratégique où tu commençais à te prendre toi-même vraiment pour un gros looser dans cette relation ?...

OK, tu m'as dit de ne plus mettre de grands mots théoriques sur tout ça, donc, je m'abstiens. Il n'empêche que pour moi, voilà encore un micro-comportement parfaitement clair.
Dans mon expérience, cela me rappelle un peu le moment où le type en question a quasiment réussi à me brouiller avec l'une de mes plus fidèles amies... C'était exactement ce type de petites choses anodines, qui faisaient que je me demandais par exemple pendant des heures : "pourquoi lui a-t-il proposé d'aller au cinéma avec elle, alors qu'il est bien plus proche de moi, et qu'à moi il ne le propose pas ?" La réponse était : pour me faire ruminer, pour créer du stress et de l'incompréhension, pour que j'aie honte de bloquer sur des détails aussi "insignifiants", pour que je continue à me remettre en cause à mes propres yeux, et que cela conforte son """pouvoir""" sur moi (tu as vu, j'ai mis des guillemets, je progresse !). Evidemment, en parlant avec mon amie bien plus tard, j'ai appris qu'il faisait grosso modo la même chose avec elle...
J'ai mis plusieurs années à comprendre...

Bref, je ne projette pas, ce n'est sûrement pas la même chose. Mais en imaginant une demi-seconde que cette personne lise les comm de ton blog, ce qui ne me paraît pas impossible, tu peux être sûr qu'elle y aura trouvé aujourd'hui une satisfaction (même toute petite, hein ? Même à moitié avouée ?). Elle existe, et elle brille ! On pense à elle, on se sent indigne d'elle ! On est frustré à cause d'elle ! Joie !...

Voilà, c'était mon interprétation. Allez, je me tais un peu, ça fera des vacances à tout le monde, hein ?
;o)


commentaire n° : 42 posté par : Lorraine le: 10/02/2008 18:21:15
>Lorraine : - pas Hadyn, alors je vois vraiment pas...

- Nate Fisher, c'est la perfection au masculin... ;o)

- Pour l'abruti, non, ça marche pas ton interprétation, ça s'est passé avant mon "histoire", et je suis tombé dessus par hasard, sans que ça soit voulu et de manière inattendue.

Pour ce que tu appelles "pouvoir", je crois pas que ce soit TOUT le problème, mais il me semble bien qu'il y a quelque chose de cet ordre, en effet. Un besoin d'exister, quelque chose comme ça, d'où cette importance de la séduction, de plein de petits trucs, comme sa manière de se présenter sur le net, ou de jouer les midinettes auprès de quelques stars (mâles et du même âge, comme par hasard), ce genre de choses. Un besoin de reconnaissance, en affichant sa culture et ses savoirs - il y a une faille narcissique quelque part, je sais pas où évidemment mais il y a un truc, sans aucun doute. Et ça me rend triste, si vraiment c'est ça qui nous sépare.

Mais ce n'est pas le tout, elle est aussi extrêmement sensible, je pense, bien qu'elle le contrôle beaucoup par l'intellect.
Et elle est aussi intelligente et raisonnable, et c'est là que je comprends plus comment on en arrive là. On peut déraper, ou avoir ses attitudes chiantes, moi j'ai été chiant et envahissant, bon, mais enfin, de là à ensuite tout couper, à sacrifier ce qui pourrait être bien, je pige pas, ça me dépasse. D'autant que c'est pas dur à comprendre que je suis devenu chiant dès lors que j'ai été mal, et pas par essence.

Cela dit, je m'imagine bien dans son coin, avec ses propres amis (de 15 ans) à brosser de moi un portrait de "délirant obsessionnel" ou je ne sais quoi, qu'il faudrait absolument fuir. Ou alors une fierté de sa part, ne surtout pas me donner raison ne serait-ce qu'un instant. Chaipas.
Pfff, on peut faire des milliers d'hypothèses, en fait, ça fait pas avancer concrètement le schmilblik, et c'est tout ce qui devrait compter. J'aimerais tellement pouvoir faire quelque chose pour arranger les choses, mais je sais tellement pas quoi.

Et surtout, tout ça a remué des tas de trucs plus généraux que j'avais réussi à peu près à temporiser, à dépasser, à contourner. Fait chier.
Enfin, ça fait déjà un peu de bien d'écrire tout ça, plutôt que ça tourne dans la tête.
commentaire n° : 43 posté par : Djac Baweur (site web) le: 10/02/2008 20:13:34
Si ça te fait déjà un peu de bien, c'est pas si mal !

Pour le délire d'avec ses amis de 15 ans : oui, elle a décidé de te voir comme un délirant obsessionnel (elle l'a dit ici même après le post qui parlait d'elle), mais qu'elle en parle à ses potes ou au pape, il faut hélas que tu t'en tapes... rien d'autre à faire... pas y penser, quoi. Mais ça fait partie de la rumination, je le sais bien. Et la rumination, que ce soit sur l'abruti ou pas, c'est quand même l'effet recherché par elle, parce qu'il importe de te destabiliser (pas forcément consciemment, OK)
J'ai découvert récemment (pas grand-chose à voir, mais bon) une bonne réaction face aux gens qui te disent "tu es comme ci" ou "comme ça". A une dame (un agent immobilier) qui m'assurait que j'étais bien naïve, j'ai rétorqué "oui oui je suis naïve, vous avez raison. D'ailleurs, je suis même bête. Je suis un peu conne, en fait". Ca lui a coupé le sifflet. Ce que je veux dire, c'est qu'aller à fond dans le sens des gens quand ils attendent la contradiction, ça les décourage totalement de pérorer sur ton compte.

Sur la sensibilité et l'intelligence de la personne incriminée : ça, je n'en doute pas une seule seconde. Il y a un côté schizophrène chez ces personnes, qui pourraient être les plus aimables du monde, et sont en même temps tellement nuisibles qu'on est obligé de s'éloigner d'elles. C'est vraiment Dr Jekyll et Mr Hyde. J'ai gardé toute ma correspondance avec mon ex-ami et ses plaisanteries me font encore rire aux éclats. On a eu tant de moments formidables ensemble que je garde une vraie nostalgie de cette amitié, mais sans regrets, parce que la présence de ce type dans ma vie était véritablement une mauvaise chose pour moi. Et puis, de la manière dont ça s'est terminé (évidemment, culpabilité maximale pour moi et zéro responsabilité pour lui) il n'y a aucune chance que je le revoie. Dans ces cas-là tu te fais plus vite une raison. Cela dit, je comprends très bien ta tristesse à constater que c'est une faille narcissique qui vous sépare ; je ressens quelque chose de très proche.

Une certaine manière de se présenter en effet (tu me parles d'une présentation sur le net), avec de petites corrections apparemment innocentes de la réalité qui deviennent assez vite des mensonges purs et simples (incapacité et refus de se voir comme on est, ou besoin compulsif que les autres croient à l'image de soi que l'on veut donner), cela me semble également caractéristique.
Idem pour la soif de reconnaissance et, du coup, de notoriété. J'aurais une foule d'éléments à te donner là-dessus.

Ca a remué des tas de trucs plus généraux... Ben oui. Eh bien peut-être va-t-il falloir aplatir l'obstacle plutôt que de le contourner, cette fois. Du coup ça te refera pas le coup la prochaine fois :o). Néanmoins, oui et oui, ça fait chier.

> Pour Haydn n' co : je t'ai envoyé le nouveau morceau. J'en ai un troisième en réserve. Les deux (écoute les enchaînements harmoniques du 2e) devraient t'éclairer au moins... sur l'époque. Parce que c'est pas le XVIIIe !

Bof ! J'peux bien causer comme une pipelette maintenant, chui sûre que plus personne à part toi s'emmerde à me lire ! ;o)
commentaire n° : 44 posté par : Lorraine le: 10/02/2008 21:49:53
Si, lorraine, moi! J'ai lu! (un peu en diagonal mais intégralement tt de même)!
T'es sympa et hyper impliquée comme conseillère, dis donc!
Moi non plus ça va pas trop fort en ce moment, tu peux m'éclairer ou pas?

;-)

Et Djac, vraiment, j'espère qu'elle vraiment extraordinaire, la dame, pour provoquer tant de doutes et de malheur! (quoique, la logique proclame que qqn de vraiment extraordinaire ne provoque justement pas tant de doutes et de malheur... hummm paradoxe!!)
commentaire n° : 45 posté par : Clémence le: 11/02/2008 02:53:51
Ah ben ça c'est gentil Clémence :o)
Oui tu peux y aller sur tes malheurs, je suis toute ouïe ! ;o)

Quant à Djac il s'est perdu dans mes morceaux mystère (il faut dire qu'ils sont super beaux donc c'est normal).
commentaire n° : 46 posté par : Lorraine le: 11/02/2008 08:17:01
oui, chapeau Lorraine, tu analyses bien la chose de l'intérieur, on sent la baroudeuse du divan ;-) (j'décoooonne ou presque!).
Je crois que la profil de la demoiselle est hystrionique, dans la topologie psy... avis à bonne lectrice, coucou! Pas de sadisme mais de l'égoïsme focené, de l'inconscience et de l'indifférnece à l'autre, liésau besoin viscéral de se rassurer sur sa séduction.
Mais une fois rassuré, par toute sorte de tests (usants et affolants pour les autres), hop, la tengeante, pour aller se rassurer ailleurs, car ce qui est acquis est obsolète...

Ceci dit, je file laisser ma CB séduire des aliments qu'elle oubliera aussi sec, cette égoïste consommatrice! ;-)
commentaire n° : 47 posté par : Ardalia 1 (site web) le: 11/02/2008 16:30:53
>Loraine : bon alors ouais en effet avec le deuxième extrait ça change tout. Mais aussi, comme si ça suffisait pas le premier extrait est joué avec instruments anciens et phrasés baroques, alors forcément, le piège !
Bon, rapidement, pour arriver à relier tout ça, je dis Mendelssohn et c'est mon dernier mot Jean-Pierre.


"chez ces personnes"
En même temps, je me refuse à la mettre dans une catégorie, comme ça, "ces" personnes, ça fait un peu pestiférés. Bon, voilà, elle comme elle est, elle est complexe, elle a des tas de trucs à régler sur elle-même c'est certain, mais ce qu'elle a de riche ça existe aussi, alors bon. Avec le recul, je serais prêt à l'accepter et faire avec.

Ce qui me perturbe complètement, c'est toutes ces incohérences : pour un type dans mon genre, c'est très dur à concevoir et à envisager sereinement. Ces incohérences entre le discours et les actes : tout son discours philo sur la rencontre de l'être ontologique et le partage, alors que quoi, que fait-elle avec moi en matière de rencontre ontologique et de partage ? Sa manière de parler de relation "mature", c'est mature de pas savoir aller au-delà d'un problème ? Toutes ces considérations "hédonistes" intellectualisantes pour se justifier de vouloir se taper des types comme l'autre abruti, c'est mature ça ? Me chauffer à fond en parlant fantasmes et dessous féminins la veille au soir du jour où ça a fait tout un problème parce que je l'ai simplement prise dans mes bras, c'est mature ça ?

Bref, je m'y perd dans tous ces faux-semblants, ces discours-masques. Pour reprendre des mots d'Ardalia, elle triche, et je comprend pas pourquoi elle triche, alors qu'elle a des qualités qui ne demanderaient qu'à se libérer si elle était elle-même plutôt qu'une construction artificielle.
J'aurais justement voulu la connaître de manière ontologique, tiens. Or justement quand elle s'en réclame, elle me le refuse.
J'aurais voulu au moins ça, qu'on se connaisse en effet, comme elle-même m'a affirmé vouloir le faire, d'ailleurs ! Il y a eu une période chiante pendant laquelle j'allais mal (induit par ses choix, du reste), mais pourquoi, après cela, ne pas chercher à aller vers le positif, à dépasser le mauvais trip pour profiter de ce qui est potentiellement bon (car bon il y a, je suis têtu !! ;o) ) ? Pourquoi tout couper d'un coup ? Alors même qu'on m'a refusé de tenter l'expérience, de tenter l'aventure, contrairement à l'autre abruti d'avant ?
J'ai vraiment du mal à piger. Bref.

(PS : au fait, comme on m'a dit que c'était pas clair ce que je racontais, pour comprendre et vous faire une idée, si vous avez du temps à perdre, l'autre type dont je parle c'est là : http://www.boucetmoustache.com/article-16516640.html
et la demoiselle en question - anonyme - c'est elle. C'est en plusieurs épisodes, et c'est en cours de narration. Vous m'en direz des nouvelles.)


>Clémence : "la logique proclame que qqn de vraiment extraordinaire ne provoque justement pas tant de doutes et de malheur"
Mouiii, en même temps c'est un peu utopique comme vision des choses, non ? Je veux dire, personne n'est parfait, on a tous nos côtés potentiellement chiants.
Il me semble qu'être adulte et mature, c'est savoir arriver à dépasser ces imperfections et à les tolérer chez l'autre, à savoir dépasser le truc, à chercher ensemble à évoluer chacun l'un vers l'autre, pour profiter de ce qui est bon. Plutôt que laisser tout tomber de manière méprisante parce que bon, y'a un truc qui n'est pas allé comme il aurait fallu, alors hop. Un peu le syndrome du gars qui rapporte sa BMW parce qu'il y a une rayure sur le pare-brise.
Donc il faut bien se résoudre à accepter nos imperfections et celles de l'autre, et plutôt tenter de voir comment on peut se débrouiller avec ça, c'est quand même ce qui me parait le plus raisonnable.

Toute la question est là. Est-ce qu'elle est capable d'accueillir quelqu'un, de tenir compte de la parole de l'autre, de baisser juste un peu sa garde et sa défense (blindée) pour accepter de laisser un peu de place à quelqu'un d'autre, et accepter que peut-être, oui, elle a pas tout à fait toujours fait ce qu'il fallait, et que peut-être, oui, j'ai pas forcément tout à fait tort sur tout, etc...
Or, je crains que, malgré tout son intérêt pour la philo et la psychanalyse, elle reste droite dans ses bottes à ne rien changer et rien accepter, sans rien lâcher. J'en ai bien peur.

Je le pensais bien, qu'elle est extraordinaire.
Disons que j'aimerais le croire, encore, d'une autre manière, avec recul, un regard plus "complet".
Tant qu'on reste dans le non-dit, ça reste difficile...

>Ardalia : "ce qui est acquis est obsolète..."
Ça y ressemble fort, ça, en effet.

Indifférence à l'autre, je me pose la question, franchement, de savoir en effet jusqu'à quel point. Alors que j'étais au plus mal et que je lui ai dit que j'avais besoin de son soutien (plutôt qu'elle continue à me demander de me remettre en question et de me mettre en questionnement psy), non seulement elle ne m'en a apporté aucun de soutien, ni ne m'a plus parlé, mais elle a cherché à m'asticoter de manière mi-figue mi-raisin sur des sujets anodins. Plutôt que de me demander si j'allais bien, elle se vantait de résultats obtenus sur le sujet en question. Ça m'avait beaucoup choqué, comme attitude. Donc, "indifférence de l'autre", en effet je me pose la question ; se mettre en valeur d'abord, jouir de ses désirs d'abord... et tant pis pour l'autre, qui n'a qu'à se "remettre en question".

C'est un scénario -hélas- plausible. C'est susceptible de résonner en tout cas avec beaucoup d'autres éléments. Ses sites internets semblent ne chercher que ça : séduire, attirer, se montrer derrière un masque (y'a du "sensuel" partout à tous les étages, dit ou suggéré, on dirait des panneaux lumineux clignotants "youhouuu les mecs je suis lààà regardez comme je suis sensueeeelle" :o)
Après on peut toujours légitimer par de la philo à la Onfray ou je en sais quoi, mais bon, j'ai peur que ce soit une manière de se détourner du problème plutôt qu'autre chose.)

Cela dit, je n'aime toujours pas les catégories ; elle est qui elle est, voilà tout. Et je dis : elle peut aussi être quelqu'un de bien. Compliquée, mais bien. Si ça se trouve.

(psst, c'est hIstrionique, avec un "i" pas un "y" ;o) )
commentaire n° : 48 posté par : Djac Baweur (site web) le: 11/02/2008 18:36:19

ouais ouais...ben moi je découvre un univers virtuel dont j'avais pas idée! quand je pense que je suis venue sur ce site pour découvrir la musique...je n'étais jamais allée sur un blog, pour les raisons que Djac avance bien dans son mot de bienvenue (ou son mot pour commencer, je sais plus)...
bref, et voilà que je m'attache au garçon, donc je suis ses péripéties sentimentales ( j'ai dit plus haut ce que j'en pensais, de cette pépite...); du coup, pour mieux comprendre, en effet, je vais sur le site de l'"autre abruti"...bref, stupéfaction: lire le résumé de ses conquêtes amoureuses factuelles, puis le détail de sa relation en cours d'instauration avec la demoiselle...à vomir! y a de l'exhibitionnisme là-dedans, un manque de respect de l'intimité de sa relation avec elle qu'il expose virtuellemment à tout le monde (on lui passe tous la crème à masser sur le corps, quoi...). ça me fait penser à la morale kantienne: considérer l'autre comme une fin en soi et non un moyen. y a pas à dire, désolé, mais là-dessus, a contrario, l'autre abruti& la demoiselle semblent se retrouver, non? où est la considération de l'autre, lui dans son blog et elle dans ce que nous en a dit Djac? ça me fait penser à un certain couple présidentiel, dont la jouissance conjugale semble là aussi n'être que d'exposition éhontée narcissique....mais bon, je m'énerve et je m'égare.
Djac, si elle est avec lui en toute connaissance de son blog, c'est vraiment que leurs névroses jouissent de complétude, ça te donne une idée de la sienne...perso, je trouve ça plutôt repoussant (au sens propre)
enfin, voilà, me voilà prise dans les rets du lien bloguesque, snif!...

commentaire n° : 49 posté par : Giny le: 11/02/2008 22:57:34
>Giny : hé oui, ça, j'avais prévenu, c'est plutôt space son truc...
Et très malsain, en effet. Tu sais que son blog est dans les "coups de cœur" d'over-blog ? Ça calme...

Utiliser l'autre comme objet, oui, voilà, on y est. Un objet de jouissance pour soi et rien d'autre. C'est un peu le cœur du problème.
A priori elle n'est plus avec lui puisque c'était avant qu'on se rencontre - ou alors ça dépasse encore mon imagination. Mais j'avoue que ça pose de sacrés questions, et que si je l'avais su avant, je ne serais sans doute jamais allé la voir.

Bon, je m'aperçois aussi qu'il est facile de tomber dans le piège du blog, en fait, je donne moi-même plein de détails ici-même. Disons que j'essaie de rester dans des questions qui mènent quelque part, qui gardent une dimension humaine, et que me livrer me fait du bien.
Le risque c'est de finir par oublier la présence des autres avec ce foutu internet, à ne plus voir que soi - les réactions extérieures n'étant au fond plus considérées comme réelles, mais déshumanisées, comme dans une sorte de jeu.

Pff, je sais pas. Compliqué, tout ça.
Elle s'est peut-être fait avoir elle-même, par ce sale type, qui sait ? Tout le monde fait aussi des erreurs. Moi compris.

Giny, je te promets que quand ça se sera tassé, on reviendra ici à du blog positif et sain. Promis.
commentaire n° : 50 posté par : Djac Baweur (site web) le: 11/02/2008 23:11:13

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