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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 19:48
    (Pour comprendre de quoi il s'agit, lire l'introduction)
    (voir le Chaspitre Précésdent)


    Lors donc.
    Il est temps.

    Temps de graisser les épées, d'inspecter les arcs, de ranger le matos, de chausser les bottes à nouveau, de réveiller l'âne, de vérifier les réserves de pot-au-feu, et de faire un petit pipi.
    Temps de repartir par les petits chemins qui sentent la noisette, afin d'aller gaiement occir les malveillantes créatures qui hantent les belles contrées d'Ameerone et cherchent à anéantir les forces du Bien (c'est nous les forces du Bien).
    Temps de s'en retourner parmi le vaste Monde pour recouvrer le Trésor, qui, entre nous soit dit, commence à légèrement s'impatienter (les Trésors sont généralement d'une infinie patience, mais bon, faut pas pousser non plus, et puis on a sa dignité, merde).
    Temps d'affronter son Destin, car c'est dans l'adversité que la providence montre la Voie sans laquelle nul bonheur terrestre n'est possible, à part muni d'un saucisson.
    Temps de montrer qu'on en a dans la pantalon et qu'on n'est pas des tapettes nom de dieu de saperlipopette de bordel de nouilles de tête d'enculé de face de fion ! (ceux qui ne hurlent pas «CHEF, OUI CHEF !» devant leur écran sont éliminés).
    Temps de retrouver cette bonne camaraderie, cette saine et chaleureuse proximité fraternelle dans laquelle on partage ronflements, odeurs corporelles et autres mycoses dans l'Amour et dans la Joie.

    Bref, temps de se replonger dans les sidérantes, étonnantes, merveilleuses, incompréhensibles, grandioses Lesgendes d'Ameerone, que seuls quelques être d'exception sont à même d'endurer. Et d'y comprendre quelque chose. Moi-même, je m'y perds, c'est vous dire.gardenmagic.jpg

    «Mais où on en était ?», vous entends-je vous exclamer, impatients, avides, bouillonnants, et surtout, paumés ?
    On en était que la bande de héros, raide comme les blés, ou raide comme, heuu, ouais non c'est bon, comme les blés ça vaut mieux finalement - pas de vulgarité, coco, pas de vulgarité -, la bande de héros, donc, s'était résolue à accepter une mission dans un but purement matériel et lucratif, puisque il faut bien héroïser plus pour gagner plus, car je rappelle que les Lesgendes d'Ameerone sont un jeu destiné à l'éducation des masses et qui pour ce faire prônent avant tout une idéologie saine et positive en accord avec notre gouvernement et notre bien-aimé Président (que Dieu le choie jusqu'à la fin des Temps), car il est temps que ça change et qu'on se débarrasse de ces vieilles lubies permissives qui ont tant fait de mal à notre pays, ainsi soit-il hosanna tout ça.
    Cette mission consistait à se rendre au sein de la terrrrrrrrible Forteresse Peyssdekhon du sombre Pat Deuvihedjen, afin d'y subtiliser une tapisserie de maître de Van Monoir, tapisserie qu'un certain Robert Greyvolvo (je ne me lasserai jamais de ce jeu de mot admirable) souhaitait ardemment récupérer pour compléter sa collec', à tel point qu'il était prêt à lâcher un beau paquet de pèzes dans ce but, ce qui est déjà étonnant, et qu'il était, qui plus est, disposé à faire confiance à nos héros, ce qui est cette fois carrément surprenant.

    Mais au fond, pourquoi cette agitation ? Pourquoi nos héros sont-ils tenus d'accepter les basses besognes du premier Robert Purpplemercedes venu ?
    Parce qu'ils sont fauchés, comme je l'ai déjà dit, suivez un peu sinon on n'a pas le cul sorti des ronces ; or, il faut absolument qu'ils s'équipent en matériel haut-de-gamme et professionnel.

    Et pourquoi faut-il qu'ils s'équipent comme des pros ?
   Ha haa, je vous sens accroché, là, vous êtes captivés, hein ? Hein ?

    Quoi, «non» ?

    Alors, là, hein, là, j'en profite pour faire un petit rappel, parce que bon, faites bien gaffe : en tant que Maitre de Jeu, plus familièrement appelé MJ, j'ai tout pouvoir de distribuer des Points de Chieurs, plus familièrement appelés PC, et au bout d'un certain nombre de PC c'est un avertissement, et au bout d'un certain nombre d'avertissements c'est un blâme, et au bout d'un certain nombre de blâmes, et ben alors là attention ça devient sérieux, donc, faites gaffe, ne me cherchez pas, je suis impitoyablement sévère (mais juste). Donc, attention, hein. Les petits malins, j'en fais mon affaire.

    Bon, je reprends.
  Nos héros doivent s'équiper comme des pros car ils sont à la poursuite du trésor qu'a légué goblin1.jpgl'arrière-arrière-tonton d'Anna, le fier Ernest-Ferdinand Ksebbon-le-Kahaur (voir le premier épisode). Or, le problème, car il y a un problème puisque sinon il n'y aurait pas de jeu, vous imaginez bien que dans un monde imaginaire où les trains arriveraient à l'heure et ne seraient pas sujets à d'iniques grèves de privilégiés, aucune aventure ne serait possible, le problème donc, et je fais des phrases à rallonge si je veux d'abord, le problème c'est qu'apparemment y'a un gros méchant sur le coup, un certain Shâr-Kaûzy, qu'on sait même pas s'il est vivant ou mort ou les deux ou ni l'un ni l'autre, et tout plein de sales gobelins qui puent sont à son service et ça craint du boudin.

    Ceci enfin résumé, encore que je m'avance un peu en disant "résumé" vu la longueur serpentine de ma prose, nos héros sont actuellement en plein cœur de la Forêt Daifeyce, accompagnés d'un voleur récupéré lors d'épiques échauffourées et dont le sort n'a toujours pas été réglé, d'ailleurs (je dis ça je dis rien).
    Et, bizarrement, mis à part l'agacement ouvertement exprimé de la plus grande part du groupe au sujet de bruits nocturnes irritants et vrombissants émis par des personnes de petite taille, ainsi que du râlement incessant de ces dernières en rapport avec le fait que la présence d'autant d'arbres est «pénible» (je résume et j'expurge, afin de préserver les âmes sensibles qui me lisent par milliers), hé bien ma foi, ce fut une agréable petite balade en forêt. Un tantinet lassante vers la fin, et tout juste égaillée par le fait que Brendufat était certain d'avoir trouvé un raccourci qui, très classiquement, leur fit perdre une après-midi de marche.
    Au sortir de la forêt, le groupe trouva bien vite une route, au bord de laquelle il était planté un panneau en plein milieu duquel était joliment inscrit en lettres élégamment disposées : «la Forteresse Peyssdekhon, c'est par là -> ».
    Ardalia plissa les yeux, réfléchit intensément quelques minutes, puis dit : «c'est par là».img154.jpg
    Ils partirent donc par là.

    Le chemin, bien que pas très gai, ne posa que peu de problèmes lui aussi, d'autant qu'il était impossible de prétendre trouver un raccourci, puisqu'il semblait bien qu'il fût direct.
    Et enfin, au loin, au sommet d'une colline, un soir, apparut une sombre tour en pierres de taille irrégulières et grossières, avec de la mousse dessus et des corbeaux qui volent autour (et donc, de par le fait, des fientes de corbeaux sur les pierres, aussi).
    Les fenêtres semblaient rares et se limiter à quelques fentes sévères ; la porte paraissait massive, avec, visibles de loin, d'énormes anneaux forgés en guise de poignée.
    Tout cela n'était pas rassurant-rassurant.

    «Ça ne me dit rien qui vaille, dit Lazuli.
    - Mouais, fit Ardalia.
    - Mouais, fit Anna.
    - Mouais, fit Majorette.
    - Bon, on mange ? fit Glizmurck.»

    Alors ?

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commentaires

marionette 02/11/2007 18:08

ah et j'oubliais : je vais le dire à tout le monde.8°P

marionette 02/11/2007 13:30

Tu confonds Djacounet, c'est moi qui devrais dire ça!héhéDjac, c'est une poule mouillééééeeeeeuuuh

Djac Baweur 02/11/2007 10:28

Je ne suis pas celui que vous croyez ! Je ne suis pas qu'un pseudo ! Je veux être libre !
;o)

marionette 02/11/2007 02:38

Ecoute, on est Djac Baweur ou on ne l'est pas, hein! Assume... (mouahahahahaha)

Djac Baweur 29/10/2007 14:55

>Grautarin : ha oui, réclamer, ça se fait pas, c'est pas poli, attention, garnement !

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