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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 12:38

 

Bon.

Sauf exceptions, vous l'aurez remarqué, ce blog ne comporte que des articles aux sujets toujours essentiels et profonds, qu'on pourrait ranger dans ces trois catégories :

1 - la déconnade et le n'importe quoi (ce qui est un sujet parfaitement essentiel et profond) ;

2 - les articles musicaux dont le sérieux allié à une rigueur sans faille fait mon succès dans les dîners mondains et parmi les filles (jusqu'à ce qu'elles me connaissent en vrai) ;

3 - divers trucs, comme quelques coups de gueule bien sentis, qui, j'en suis sûr, ont fait trembler jusqu'à la Maison Blanche, ou quelques photos qui ne sont pas encore exposées à la Fondation Cartier mais ça ne saurait tarder.


Mais bon, hein, zut, des fois le démon du futile vous prend à la gorge, et ça, le démon du futile, c'est une sale bestiole, quand ça vous chope, ça vous chope.

Donc, là, paf, article futile.


Ceux qui ont dit, ou pensé, ou ne serait-ce que commencer à avoir l'embryon du début de l'amorce d'une velléité de penser : «comme d'habitude», sont bannis à vie de ce blog, et pas de contestation, je ne veux rien savoir.


Cela dit, il y a de cela quelques années, je me rappelle avoir expliqué à quelqu'un que j'avais du mal à engager la conversation avec les gens, parce que pour moi ne comptaient que les conversations sérieuses sur des sujets sérieux, et que je ne savais pas parler de la pluie et du beau temps car je n'en voyais pas l'intérêt ; et ce quelqu'un de m'expliquer que ce n'est pas seulement le sujet d'une conversation qui compte. Le geste lui-même d'engager la conversation, d'envoyer un signe, même à propos de la pluie et du beau temps, ça comportait beaucoup de sens en soi : celui d'engager du relationnel. J'ai mâchonné ça longtemps jusqu'à ce que je finisse par comprendre.

C'est comme un sourire : ça ne signifie rien en soi, mais ça compte, et les choses sont plus simples...


D'où on constate, à ce stade :

1 - Que j'arrive quand même à justifier la futilité de cet article par des considérations sérieuses ;

2 - Que je suis quand même drôlement balèze.

Premier truc pas sérieux : Kaamelott.


Allez savoir pourquoi, ces jours-ci me vient l'envie de crier à la face du monde que Kaamelott devrait être remboursé par la sécu.

Vous êtes tristounet en ce moment ? Vous avez le teint palôt ? Les nouilles n'ont plus le goût habituel et vous semblent dénuées de sens ?

N'hésitez plus : foncez sur Kaamelott, mieux qu'un prosac.


Outre le fait que c'est un humour qui me réjouit, deux choses me ravissent en sus :


1 - cette série tourne de manière obsédante autour de la bouffe. Un épisode sur deux se déroule autour d'un repas, ou à deux heures du mat' dans la cuisine à se tranchouiller du saucisson et du jambon à l'os.


D'après ce que j'ai compris, l'auteur de la série (Alexandre Astier) est originaire de Lyon, ceci expliquant cela.

Hé ben je sais pas vous, mais moi je trouve que des gens pareils ne peuvent pas être tout à fait mauvais.


2 - Le ressort principal de la série est basé sur le fait que le roi Arthur est entouré d'abrutis finis. Mais, ce qui me frappe, c'est que contrairement à beaucoup d'autres séries humoristiques ou sketches, les abrutis, ici, sont au fond touchants et sympathiques.


Prenez Perceval, par exemple. C'est un crétin des Alpes absolu, qui ne comprend pas un seul mot de plus de trois syllabes (au passage, l'acteur est quand même très fort, parce qu'il n'est jamais caricatural dans le jeu d'un personnage qui lui, l'est).

Hé bien, au fond, Perceval est en fait un grand gamin, qui voudrait juste faire plaisir au roi Arthur, témoin cet épisode dans lequel il demande au roi s'il l'aime, et lui demande de faire un câlin...

Ben ça aussi, ça me plaît, cette bienveillance et cette indulgence envers les personnages, y compris les plus idiots.


Parce que moi, me considérant plutôt comme un grand gamin un peu abruti (oui, oui, je sais, vous allez me dire, et tes connaissances en musique, et bla-bla... Mais les connaissances sont souvent un paravent bien pratique pour se planquer derrière), hé ben ça me fait chaud au cœur qu'il existe sur Terre des gens qui considèrent qu'il vaut peut-être plus la peine de s'attacher à des grands gamins abrutis qu'à des gars brillants et sûr d'eux.

Perceval, c'est mon pote.


Second truc pas sérieux : deezer


Et moi qui considère toujours les gadgets sur les blogs comme inutiles et agaçants, mais qui suis également un être de contradiction (ça fait classe, ça, de dire «je suis un être de contradiction», ça veut pas dire grand'chose, mais qu'est-ce que ça fait classe), hé bien paf, j'en met un, de gadget (le nouveau truc à gauche).

Encore que, au fond, présenter de la musique sur un blog de musicien, c'est pas si gadget, quand on y pense.

Bon, allez, si, zou, j'assume : c'est gadget.


Ça faisait un bon moment que j'avais vu ce truc-là chez arbobo (chez lui, c'est pas gadget, c'est directement lié à ce qu'il raconte, c'est que c'est un gars sérieux, arbobo, attention), qui en avait d'ailleurs causé dans un article, ça avait l'air sacrément bien fait et pratique ; et au bout d'un moment de longue concertation avec mon moi-même au plus profond du dedans, comme à mon habitude, j'ai fini par me décider.

Il s'agit d'une «playlist» (rhâââ, c'est bon ça, de causer comme arbobo), playlist de titres autres que classique, vu que pour le classique, vous avez déjà de quoi faire, entre les articles sur les compositeurs et les quizz. Et donc, dans cette playlist (rhâââ), rien que du bon, évidemment.


Je vous laisse picorer dedans à votre guise, mais deux petites choses :

- D'abord, la suggestion du chef : jetez-vous sur les Galliano/Portal (n°8 à 11). Non seulement ça fout la patate pour la journée, mais surtout, c'est du grand, du très grand, du summum - invention musicale, ryhtmique, sens de l'improvisation, complicité...


- Avis aux bisounours : il se cache trois chansons dangereuses dans cette playlist (rhâââ).


Vous serez par exemple peut-être surpris de trouver Pierre Perret aux côtés d'Herbie Hancock ou de Sinatra. Certes. Non pas que je sois sensible à l'ensemble de l'œuvre du Pierrot, mais pour cette chanson-là en particulier, l'humanité se divise en deux grandes catégories :

- ceux à qui ça ne fait aucun effet ;

- ceux qui sont émus.


Je préviens ceux de la première catégorie que je les considère d'ores-et-déjà comme des extra-terrestres au cœur de pierre (la pierre, hein, comme le silex, pas Pierre).


Ensuite, je tiens à signaler que je considère la toute première chanson de la liste comme LA chanson absolue. J'ai du mal à ne pas avoir le diamètre de mon conduit respiratoire qui se réduit de moitié à chaque fois que je l'écoute. Donc, bisounours qui me lisez, attention : danger.


Enfin, troisième chanson dangereuse pour l'émotivité qui sommeille en vous (enfin, j'espère), une chanson de Nougaro est planquée dans la playlist (rhâââ).

Allez savoir pourquoi, certains mots, parfois, vous atteignent, direct, paf :

il rêve à une île
dont le littoral
a le pur profil
de l'amour total.

 



Et en conclusion, même avec du futile j'arrive à faire super long.

Qu'est-ce que je suis balèze, y'a pas à tortiller du fion.

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commentaires

Djac Baweur 15/10/2007 15:26

>Cactus : hooooo, une poulette ! Fallait pas... :o)

Cactus photographe éléphantasque à mateurs 15/10/2007 14:56

fut-il ? y tait !moi pas :salut à  vous !libertad

Djac Baweur 14/10/2007 15:20

>Ardalia : nan nan nan, c'est vrai que j'ai pas été assez clair : c'est pas de "mon poussin " DU TOUT ! :oD
(énamourées, énamourées, alors là, c'est vite dit...)

"comment dois-je le prendre exactement?"
Simplement comme le fait que j'aimerais que plus de monde soit convaincu que " les gens très gentils sont immensément précieux"...

Ardalia 14/10/2007 14:40

@Djac, pas en public? Est-ce un façon délicate et subtile de me faire comprendre qu'il faut laisser croire aux lecteurs que je te donne du "mon poussin" en privé? Te rends-tu compte de l'impact que tes fans énamourées? Mais bon, c'est toi qui voyes."Enfin, bon, sans ça, est-ce que je pourrais t'embaucher pour convaincre certaines personnes que les gens très gentils sont immensément précieux, ô combien ? Ça me rendrait service... ;o)", comment dois-je le prendre exactement?;-)

Djac Baweur 14/10/2007 00:55

>Ardalia : alors, d'abord, on m'appelle pas mon poussin en public, et d'une, et de deux, "les gens très gentils, même (peut-être surtout) très diminués intellectuellement", comment je dois le prendre, exactement ?
:oD

Enfin, bon, sans ça, est-ce que je pourrais t'embaucher pour convaincre certaines personnes que les gens très gentils sont immensément précieux, ô combien ? Ça me rendrait service... ;o)

Pour Kaamelott, il faut les chercher dans les coins, mais il y a effectivement des sous-titres français (au moins le livre IV, pas encore vérifié pour les autres) ; en même temps, une grande part de la drôlerie du truc tiens dans le jeu des acteurs... Peut-être que l'intonation, soutenue par le sens donné par les sous-titres, peut suffire ?

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