Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 12:08
    Une fois n'est pas coutume, je vais me frotter dangereusement au frisson de l'illégalité ; en effet, strictement parlant, je n'ai pas le droit de publier le texte ci-dessous, vu que c'est un texte tiré du Monde Diplomatique (Encore eux ? Ben oui).
    Mais là, j'avoue que je résiste pas, l'envie est trop forte ; d'autre part, s'agissant d'un défenseur acharnée de la liberté d'expression, je pense que ce n'est pas si grave, d'autant plus quand il est question de quelqu'un qui dénonce la fabrication d'une pensée dominante omniprésente : du coup, je vois la publication de ce texte plutôt comme d'utilité publique... Et en plus, j'arrête pas de faire de la pub gratos pour le Monde Diplo, donc, hein, bon (1).

    Il s'agit d'un extrait de l'entretien de Noam Chomsky accordé à Daniel Mermet et publié, donc, vous l'avez compris, dans le Monde Diplomatique.
    Noam Chomsky est un Intellectuel, un vrai, et pas une demi-portion: "Selon l’Arts and Humanities Citation Index (un index de citations dépouillant la documentation sur les arts et les sciences humaines), entre 1980 et 1992, Chomsky a été cité comme source plus souvent que n'importe quel enseignant vivant et était la huitième source la plus citée en général.", "Chomsky fut reconnu plus grand intellectuel vivant par le sondage 2005 sur les grands intellectuels mondiaux, publié par le magazine britannique Prospect.". Je passe sur le nombre de médailles, titre, prix qu'il a pu recevoir. C'est pas forcément ça qui prouve quoi que ce soit, d'ailleurs, mais bon, ça situe.
    Bref, c'est un nom qui, en France, est bien moins connu que ceux de Finkelkraut, Adler, Val, et compagnie, alors même que ça n'a pas grand'chose à voir en termes de puissance de pensée...

    Et voilà ce que Chomsky dégaine, et ça fait mouche, enfin en tout cas moi ça me parle :

    «(...) Quand des journalistes sont mis en cause, ils répondent aussitôt : «Nul n'a fait pression sur moi, j'écris ce que je veux.» C'est vrai. Seulement, s'ils prennent des positions contraires à la norme dominante, ils n'écriraient plus leurs éditoriaux. La règle n'est pas absolue, bien sûr ; il m'arrive moi-même d'être publié dans la presse américaine, les États-Unis ne sont pas un pays totalitaire non plus. Mais quiconque ne satisfait pas certaines exigences minimales n'a aucune chance d'être pressenti pour accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue.

    C'est d'ailleurs l'une des grandes différences entre le système de propagande d'un État totalitaire et la manière de procéder dans des sociétés démocratiques. En exagérant un peu, dans les pays totalitaires, l'État décide de la ligne à suivre et chacun doit ensuite s'y conformer. Les sociétés démocratiques opèrent autrement. La «ligne» n'est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. On procède, en quelque sorte, au «lavage de cerveau en liberté». Et même les débats «passionnés» dans les grands médias se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis, lesquels tiennent en lisière nombre de points de vue contraires.

    Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace; il instille la ligne directrice comme l'air qu'on respire. On ne s'en aperçoit pas, et on s'imagine parfois être en présence d'un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c'est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires.

    Prenons, par exemple, le cas de l'Allemagne au début des années 1930. On a eu tendance à l'oublier, mais c'était alors le pays le plus avancé d'Europe, à la pointe en matière d'art, de sciences, de techniques, de littérature, de philosophie. Puis, en très peu de temps, un retournement complet est intervenu, et l'Allemagne est devenue l'État le plus meurtrier, le plus barbare de l'histoire humaine.

    Tout cela s'est accompli en instillant de la peur : celle des bolcheviks, des Juifs, des Américains, des Tziganes, bref, de tous ceux qui, selon les nazis, menaçaient le cœur de la civilisation européenne, c'est-à-dire les «héritiers directs de la civilisation grecque». En tout cas, c'est ce qu'écrivait le philosophe Martin Heidegger en 1935. Or la plupart des médias allemands qui ont bombardé la population avec des messages de ce genre ont repris les techniques de marketing mises au point... par des publicitaires américains.

    N'oublions pas comment s'impose une idéologie. Pour dominer, la violence ne suffit pas, il faut une justification d'une autre nature. Ainsi, lorsqu'une personne exerce son pouvoir sur une autre - que ce soit un dictateur, un colon, un bureaucrate, un mari ou un patron -, elle a besoin d'une idéologie justificatrice, toujours la même : cette domination est faite «pour le bien» du dominé. En d'autres termes, le pouvoir se présente toujours comme altruiste, désintéressé, généreux.

(...)

    En matière de propagande, si d'une certaine manière rien n'a changé depuis Athènes, il y a quand même eu aussi des perfectionnements. Les instruments se sont beaucoup affinés, en particulier et paradoxalement dans les pays les plus libres du monde : le Royaume-Uni et les États-Unis. C'est là, et pas ailleurs, que l'industrie moderne des relations publiques, autant dire la fabrique de l'opinion, ou la propagande, est née dans les années 1920.

    Ces deux pays ont en effet progressé en matière de droits démocratiques (vote des femmes, liberté d'expression, etc...) à tel point que l'aspiration à la liberté ne pouvait plus être contenue par la seule violence d'État. On s'est donc tourné vers les technologies de la «fabrique du consentement». L'industrie des relations publiques produit, au sens propres du terme, du consentement, de l'acceptation, de la soumission. Elle contrôle les idées, les pensées, les esprits. Par rapport au totalitarisme, c'est un grand progrès : il est beaucoup plus agréable de subir une publicité que de se retrouver dans une salle de torture."


    Ça vous parait exagéré ? Ça vous parait un  peu gros ? Ça vous parait fumeux ?
    Alors, hop hop hop, on visionne cette vidéo.


Site du Monde Diplomatique
Site officiel de Noam Chomsky


(1) Cela dit, si ça pose vraiment problème à qui que ce soit, je retire cet article sans aucun problème. Article entier disponible actuellement sur le numéro d'août du Monde Diplomatique, bientôt en ligne sur le site.
Par Djac Baweur - Publié dans : Anecdotes, enfantillages et billevesées
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Commentaires

Oh là là, elle est compliquée celle-là ! C'est une charade à tiroir ?

Alors, je ne sais pas moi, un chat ?
Commentaire n°1 posté par Axi le 24/08/2007 à 12h33
Tiens, dans le même genre de musique engagée, il y a ça...
Commentaire n°2 posté par Axi le 24/08/2007 à 12h49
>Axi : petit galopin, va... :o) Sauf que Bernard Minet, avant qu'il fasse de la soul-funk potable, on peut attendre longtemps...
Commentaire n°3 posté par Djac Baweur le 24/08/2007 à 12h55
intéressant en effet.
Si vous voulez approfondir la notion de consentement, il y a aussi 2 ouvrages récents de très haute tenue, 
"du consentement", par Geneviève Fraisse
"je consens, donc je suis", de Michela Marzano

où l'on revient toujours aux effets de système dnas la "fabrication", pour paraphraser chomsky, des représentations,
et à la complexité du libre arbitre entre individuel et collectif.

on n'est pas sortis de l'auberge.
Commentaire n°4 posté par arbobo le 24/08/2007 à 13h31
Très intéressant, sauf que la vidéo bug sur mon ordi. Et que, comme chanson qui donne envie de taper des mains pour oublier les malheurs du monde, j'aurais certainement pas mis celle là (qui en plus est dans le top 40 des clips le plus cher de l histoire du clip!...) Plutôt les Jackson Five. Voire Queen. Mais bon, l'altiste classique doit ne pénétrer que progressivement et en douceur dans le monde parfois terrifiant de la varièt'... merci, Axi, c'était hilarant ce petit moment AB prod...
Commentaire n°5 posté par Clémence le 24/08/2007 à 13h58
>arbobo : dans les propos de Chomsky, l'effet de système est sciemment voulu et concocté (au début du moins, après les choses s'entretiennent plus ou moins d'elles-mêmes), et c'est mesurable et on peut désigner et observer des responsables. La difficulté pour celui qui consent, face à une stratégie réfléchie pour cela, c'est de s'apercevoir qu'il y a stratégie, et qu'il y a consentement. Si on montre les mécanismes et démonte les stratégies comme le fait Chomsky, peut-être, peut-être seulement, pourra-t-on sortir un peu de l'auberge ? >Clémence : pour la vidéo, là je comprends pas ; un plug-in manquant ou désactivé ? Pour la chanson, je suis bien d'accord que le côté "chanson à message" c'est pas vraiment ça, comparé à la débauche de marketing et de fric dépensé, mais, bon, la musique en tant que telle, hors toute autre considération, je trouve que ça a vraiment de la gueule (en fait il aurait fallu que je trouve la musique sans le clip, mais celui que j'ai trouvé sur radioblog, la qualité est pourrie). Queens ça a tendance à vite m'agacer prodigieusement (We are the champion, pff, ça va deux minutes), mais les Jakson Five, je serais preneur (du reste, y'a le même Jakson dedans, il sait quand même chanter le gugusse, même si, bon, bref... ). Mais, à propos, et si la variété et la chanson en général participait pile-poil à la fabrication du consentement ? Mmmh ? Contrairement au classique ?
Commentaire n°6 posté par Djac Baweur le 24/08/2007 à 14h48
Merci d'avoir publié l'article, et le lien vers la vidéo. Je ne me doutais pas que les lobbies avaient un tel pouvoir en France. Ca risque de pas trop s'arranger d'ailleurs, alors raison de plus pour parler de tout ça, c'est important !!
Une petite remarque sur le consentement : ça m'est arrivé plusieurs fois d'entendre une chanson pour la première fois, de la trouver assez nulle, puis de finir par bien l'aimer après l'avoir entendue en boucle à la radio. Le matraquage aussi participe au phénomène de consentement, et pas seulement en musique malheureusement !
Commentaire n°7 posté par Sarah le 25/08/2007 à 00h42
Ben... puisque tu cites tes sources ???? tu as le droit non ? d'ailleurs, tu leur fais ainsi de la pub ! ils auront grâce à toi un peu plus de lecteurs !
Commentaire n°8 posté par Quichottine le 25/08/2007 à 09h57
"Mais, à propos, et si la variété et la chanson en général participait pile-poil à la fabrication du consentement ? Mmmh ?
Contrairement au classique ? "

Ké??!
Commentaire n°9 posté par Lazuli le 25/08/2007 à 14h13
>Lazuli : kète ? :o) (j'ai bien le droit de lancer des question ouvertes zet polémiques, non ? Pour le dire de manière moins caricaturale, y'a quand même une consommation de biens culturels de masse qui participe et entretient un certain cadre, alors que le classique, de sa nature même, échappe globalement à la marchandisation, non ? De plus, l'Art, quel qu'il soit, a toujours été un moyen, entre autre chose, d'être une expression intellectuelle et sensible visant à "élever", hors de toute considération d'efficacité, etc..., donc d'être dans un autre paradigme que celui du capitalisme de marché, auquel adhère la plus grande partie de l'industrie de biens culturels, tel que l'industrie du disque - variété/pop en particulier, non ?) >Sarah : on entend parler des lobbiesz, on sait que ça existe, vaguement. Mais de voir, clairement, la manière dont ils se font la bise, qu'ils vont au resto, qu'ils se tutoient, montre à quel point politiques (pour une grosse majorité) et intérêts privés industriels marchent main dans la main. et bine sûr, il n'y a pas de lobby de rmistes, de lobbie de travailleur à mi-temps, de chômeurs, d'intermittents, d'immigrés... >Quichottine : ben en toute légalité, a priori, même en donnant le lien, comme ils m'ont pas donné leur accord j'ai pas le droit de mettre un texte proposé au public. Mais ça c'est la théorie, en pratique comme tu dis je leur fait de la pub, et ce n'est qu'un court extrait finalement. Pas contre, pour les vidéos en liens... Hahem...
Commentaire n°10 posté par Djac Baweur le 25/08/2007 à 15h25

Bien entendu qu''il existe toute une partie de la musique vouée au commerce...
Ce qui m'interpelle dans cette phrase est bien sûr l'opposition entre, d'un côté, le classique (qui serait l'unique et dernier bastion de la pureté d'intentions dans le monde de la musique) , et, de l'autre côté,  tout le reste forcément gangréné par la marchandisation... Dans la chanson, il y a beaucoup de choses, et une bonne partie n'est pas plus commerciale que le classique! Aussi trouvais-je que tu allais un peu vite en besogne, en mettant tout dans le m^me sac...

Commentaire n°11 posté par Lazuli le 25/08/2007 à 16h01
>Lazuli : "Aussi trouvais-je que tu allais un peu vite en besogne en mettant tout dans le m^me sac..." Tu commence à me connaître, non ? :o)))
Commentaire n°12 posté par Djac Baweur le 25/08/2007 à 16h04
Voui, et réciproquement ;o)
Commentaire n°13 posté par Lazuli le 25/08/2007 à 18h22
J'avoue que je suis plutôt du coté de Lazuli. Et je citerais 3 noms que Djac pourra commenter à loisir pour le côté non commercial du classique : André Rieu, Richard Clayderman, Rondo Venezziano  (la liste est ouverte).
 
Commentaire n°14 posté par Hugo le 25/08/2007 à 19h44
A la liste d'Hugo, je rajoute Aimable. Ben quoi?

Sinon je prends Chomsky depuis longtemps plutôt deux fois qu'une ma la chanson, nan, pas possib. Je préfère Oum Kalsoum, na.
Commentaire n°15 posté par Ardalia le 25/08/2007 à 20h47
Oui, non mais d'accord, vous me sortez deux-trois exemples faciles, et suffisamment caricaturaux en eux-mêmes pour qu'il n'y ait même pas besoin de faire l'effort de les discréditer d'ailleurs, vous me sortez quelques malheureux exemples face au monstre énorme de Universal et compagnie (dont M.Jackson, d'ailleurs)... Si je vous dis Bartok/Halliday, vous voyez mieux de quoi je parle ? ;o) Me dites pas que vous ne faites pas une différence entre art, et industrie culturelle, en rapport avec le capitalisme actuel... et justement la fabrique du consentement ? Après, évidemment que Lazuli a raison, dans la chanson il y a de tout ! ;o) Bon, et alors personne pour apprécier la chanson, zut alors, ça de la gueule pourtant, chui déçu... Bon, ben je mettrai plus de pop sur mon blog dans ce cas, si je suis autant hors du coup... :o)
Commentaire n°16 posté par Djac Baweur le 25/08/2007 à 22h59
Non ! Non ! Moi, j'aime bien Earth Song - ça faisait un sacré bail que je l'avais pas écoutée d'ailleurs - comme j'aime bien tout Michael Jackson (en tout cas tout ce qu'il a fait jusqu'à Dangerous, inclus ; Thriller et Bad, quand même, c'est génial). Je suis d'accord avec toi, la chanson est bien écrite, progression harmonique excellente bien que très simple... Ca a été une chanson que j'ai écoutée en boucle un temps (quand Jackson a sorti son album History, sur lequel elle figure). D'ailleurs, à la page ou pas, moi je suis vachement pour qu'on parle variet' ou jazz, de temps en temps sur ce blog (même si j'écoute moi-même plus de classique que du reste) ! Tiens, ABBA, par exemple. Je trouve que c'est le plus grand groupe de pop des quarante dernières années. Tiens, voilà une des chansons du top 3 de mes préférées : http://www.youtube.com/watch?v=ST6qpR0iO_s&mode=related&search= Bonne soirée :-)
Commentaire n°17 posté par Lorraine le 26/08/2007 à 20h26
>Lorraine : oulààà, heuu, alors moi Abba, par contre, ça le fait pas du tout mais alors pas du tout... :o/ Quant à parler d'autres choses que du classique, je sais pas trop quoi dire, d'autres font ça bien mieux que moi (voir arbobo par exemple), je m'y connais largement pas assez ! ;o) Enfin, bon, quelqu'un qui aime bien earth song, je me sens moins seul... Et comme par hasard même en parlant politique on finir par retomber sur de la musique sur ce blog !! ;o)
Commentaire n°18 posté par Djac Baweur le 26/08/2007 à 20h42
C'est rien, au JT de TF1, quand on commence à parler politique, ça fini en footing !
 
Ceci dit, moi c'est plutôt les seventies. Je me régale avec le Summer of Love sur Arte en ce moment.
 
Commentaire n°19 posté par Hugo le 26/08/2007 à 21h51
>Hugo : comparerais-tu ce que je raconte en politique à un journal de TF1 ????!!!! Hors de ma vue, saperlipopette de sa race !!! :o)
Commentaire n°20 posté par Djac Baweur le 26/08/2007 à 22h01
C'est une idée qu'il développe depuis longtemps déjà : il dit la même chose dans "Comprendre le pouvoir", qui est une compilation de plusieurs conférences qu'il a données au début des années 90 aux USA.
La pensée de cet homme est extrêmement fine et il touche souvent  à le point sensible et central des sujets qu'il traite. Toujours très substantiel et perspicace.
Merci d'avoir publié cet article en tous cas !
Commentaire n°21 posté par Kinishao le 26/08/2007 à 23h19
djac "La difficulté pour celui qui consent, face à une stratégie réfléchie pour cela, c'est de s'apercevoir qu'il y a stratégie, et qu'il y a consentement."

là y'a un souci de terminologie, le consentement sans savoir qu'on consent, il y a contradiction dans les termes. Mais je vois l'idée, effectivement difficile à résumer en une phrase sans raccourci, et ce n'est pas le lieu.
Mais ça me fait penser à Nicole-Claude Mathieu, dont le texte magnifique "quand céder n'est pas consentir" porte là-dessus. elle part d'un texte de Maurcie Godelier qui parle  de personnes qui consentent à leur domination voire s'en rendent complice. En résumé, NCM oppose notamment cette vérité de bon sens : comment pourrait-on consentir à une domination si l'on n'a pas conscience d'être dominé?
Il y a sans doute des 2 dans nos sociétés, des situations où l'on exprime explicitement son accord, mais aussi d'autres plus subtiles où l'existence d'une domination est précisément débattue et contestée.
débat passionnant :-)
Commentaire n°22 posté par arbobo le 27/08/2007 à 11h48
>Kinishao : oui, et il ne s'embarrasse pas de détour ou de finasseries, il fonce cash, et démonte le système en mots simples mais clairs et sous-tendus par une grand intelligence ! >arbobo : passionnant, oui ! Parce que derrière ces histoires de consentement, ou d'un autre mot que je trouve pas là tout de suite et qui dirait "consentement sans en avoir conscience" (qui me semble le plus répandu, spécialement dans les comportements de consommation de masse), se cache toute la possibilité ou non de faire réagir au système actuel, et comment s'y prendre efficacement pour montrer la chose ! Faut-il montrer du doigt ceux qui consentent, ou ceux qui font consentir ? Comment ne pas mélanger les choses, entre catégories et individus ? etc... :o)
Commentaire n°23 posté par Djac Baweur le 27/08/2007 à 14h30
Il faut se rendre à l'évidence : on est tous des consenteurs ! Qu'on le veuille ou non, la pub, mais aussi les discours politiques, tout ce qui est communication nous influence.
Pour ce qui est de l'organisation de la manipulation à grande échelle, je me souviens d'un film, Des Hommes d'Influence je crois, où un spécialiste de ces questions incarné par Dustin Hoffman tente de manipuler l'opininon en jouant sur les medias. Le film n'est pas un chef d'oeuvre, mais on ne peux pas s'empecher de penser que cela se passe réellement comme ça !
Commentaire n°24 posté par Hugo le 27/08/2007 à 15h28

Pour completer cette article sur Chomsky, Mermet et le Diplo, et pour "payer" votre droit de liberté d'expression je vous proposerais de faire de la pub pour le film "Chomsky et compagnie", la transcription du diplo vient de ce film, avec bien d'autre participant comme par exemple, Normand Baillargeon.

http://www.lesmutins.org/

 

Commentaire n°25 posté par alejo le 28/11/2008 à 09h17

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